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En ce début de campagne, Mario Dumont se cherche un cheval de bataille pour justifier son existence. Il est en quête d’une raison d’être. Il a demandé pardon aux Québécois pour sa piètre performance comme chef de l’opposition. On verra si la population est prête à lui donner une seconde chance. Sa tentative de susciter une controverse autour du cours d’éthique et de culture religieuse démontre les limites de son acte de contrition. Il demande pardon, mais il n’a pas changé. Le roi de la clip sent bien que sa crédibilité est sérieusement amochée, et il tente par tous les moyens d’empêcher le naufrage du navire adéquiste. Mais les Québécois ne sont pas dupes ; ils constatent qu’une phrase bien tournée ne remplacera jamais un programme gouvernemental réfléchi et une équipe sérieuse et aguerrie pour le mettre en œuvre.
Jean Charest, lui, peine plus que jamais à justifier son élection. Après deux mandats, le gouvernement Charest préfère ne pas être jugé sur son bilan, mais sur sa capacité à gérer la crise financière. Mais un gouvernement, ce n’est pas que l’économie. C’est aussi l’environnement, l’éducation, la santé, la place du français au Québec. On comprend qu’il veuille essayer de faire oublier son bilan. Mais comment oublier le Jean Charest des écoles juives, des compressions dans l’aide financière aux étudiants, le Charest du Mont-Orford et de la centrale du Suroît?
Le Charest minoritaire nous a semblé moins arrogant. Mais redonnez-lui une majorité et vous allez voir le vrai Charest, arrogant et entêté, revenir au galop.
Jean Charest est pathétique lorsqu’il blâme Pauline Marois pour tous les problèmes en santé. Cela fera bientôt six ans qu’il est premier ministre et il est incapable de reconnaître sa part de responsabilité dans ce qui ne va pas au Québec. En 2003, il nous a demandé de lui faire confiance. Il avait promis d’éliminer, une fois pour toutes, l’attente dans le système de santé. Presque six ans plus tard, voyez le résultat. L’attente est pire que jamais. Aujourd’hui, Jean Charest promet que le Québec traversera sans encombre la crise économique. Voulons-nous réellement voir le résultat?
Pendant ce temps, Pauline Marois fait campagne. Elle propose des choses. Elle veut que notre État, par ses institutions (la Caisse de dépôt et placement, la SGF, Investissement Québec) nous aide à passer au travers du ralentissement économique qui frappe à notre porte. Elle fait confiance à notre force collective pour nous tirer d’affaire. Elle constate que nos sièges sociaux (Bombardier, SNC-Lavalin, Quebecor, Cascades, Jean Coutu, RONA, etc.) sont à risque et qu’il faut les protéger si nous désirons rester maîtres chez nous sur le plan économique. Elle propose aussi d’aider les familles. Des exemples ? « Un enfant, une place » en garderie. Un médecin de famille pour chaque Québécois. De meilleurs transports collectifs pour diminuer le temps passé dans les bouchons et augmenter celui en famille. Bref, elle veut protéger notre qualité de vie. Préserver « le paradis des familles* » qu’est devenu le Québec. Défendre la société plus juste et plus égalitaire qu’elle-même et le Parti Québécois ont puissamment contribué à construire.
*Référence : «Le Québec, un paradis pour les familles ? Regards sur la famille et la fiscalité» Auteur : Luc Godbout, Suzie St-Cerny










Roger Nadeau
Savez-vous ce je vois, l’annonce du petit gars qui brise la vitre, il dit que c’est pas de sa faute. Savez-vous après 6 ans, Jean Charest dit que ce n’est pas de sa faute, pensez à 4 ans de plus. Imaginez une publicité de Jean Charest en disant que ce n’est pas de sa faute après 6 ans et ensuite on le voit courrir comme le petit gars. Ça serait réellement drôle. Il essaie de miner la crédibilité mais vous êtes la meilleur option ou choix.