Le ministre Yves Bolduc reconnaît qu’il improvise | Bernard Drainville - Député de Marie-Victorin - Parti Québécois
À l'Assemblée nationale — 06 mai 2009

« En mars dernier, nous apprenions que le ministre de la Santé et des Services sociaux, Yves Bolduc, décidait, contrairement à ce qu’il avait affirmé, soit sans consensus avec ses partenaires, d’abolir les primes estivales existantes depuis plus de six ans afin d’encourager le personnel à accepter de combler les quarts de travail l’été. Après avoir déclaré que les primes ne donnaient pas les résultats escomptés, voilà que le ministre de la Santé, Yves Bolduc, affirme envisager rétablir de nouvelles primes pour le personnel. Une autre démonstration que le ministre Bolduc improvise. Ça n’a rien de rassurant pour les Québécois ».

C’est ce qu’a déclaré le député de Marie-Victorin et porte-parole de l’opposition officielle en matière de santé, Bernard Drainville, réagissant à la déclaration faite cet après-midi lors de la période de questions par le ministre Bolduc, alors qu’il était questionné sur le recours accru aux agences privées pour combler les quarts de travail dans le réseau public de santé.

« Après avoir décidé tout seul dans son coin d’abolir les primes d’été, voilà qu’il annonce qu’il va possiblement revenir sur sa décision et mettre en place de nouvelles primes estivales. L’improvisation dont il fait preuve est navrante et démontre que le ministre ne sait plus où il va et gère à la petite semaine », a indiqué Bernard Drainville.

« Le ministre Bolduc a probablement réalisé qu’en mettant fin aux primes d’été pour les infirmières, les établissements de santé auraient eu recours davantage aux agences privées. À moins que c’est ce que souhaite le gouvernement libéral », a-t-il poursuivi.

Le député de Marie-Victorin souligne qu’à plusieurs reprises, le ministre Bolduc a démontré qu’il faisait preuve d’improvisation : après le CHUM, les délais d’attente à l’urgence, la consommation des médicaments, voilà maintenant la question des primes aux infirmières.

« Les Québécoises et les Québécois souhaitent que leur ministre de la Santé sache où il va. À cet égard, l’actuel ministre de la Santé a beaucoup de travail à faire », a conclu Bernard Drainville.

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À propos de l'auteur

(1) commentaire

  1. Chose certaine, le ministre Bolduc ne semble pas trop savoir où il va du côté des urgences. Il est tout à fait inacceptable que l’urgence de hôpital St-François d’Assise à Québec soit à cours d’urgentologues. Cet hôpital dessert pourtant toute la basse-ville de Québec, l’arrondissement Charlesbourg, Lebourgneuf et bien plus. Déjà que l’urgence qui a été complètement refaite il y a trois ans manque d’espace. J’en sais quelque chose pour y avoir séjourné quatre jours dans les corridors il y a deux ans avant qu’on me trouve une chambre. Je comprends qu’on ne peut faire de miracles pour régler le problème des urgences mais il me semble que le ministre actuel baisse les bras rapidement. Continue Bernard à lui botter le derrière, il le mérite.

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