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Le député de Marie-Victorin et porte-parole de l’opposition officielle en matière de santé, Bernard Drainville, s’inquiète du fait que le nombre d’unités de débordement dans les urgences du Québec ait doublé en un an et demi, passant de 26 à 54 unités.
« Les unités de débordement, ce sont les petites roulottes, les garde-robes où le ministre de la Santé cache des patients pour éviter qu’ils soient comptabilisés dans les statistiques officielles dans les urgences. Il y a 18 mois, Philippe Couillard disait que les 26 unités étaient temporaires et vouées à disparaître. Or, ce qui devait être ponctuel devient désormais permanent », a fait savoir le député de Marie-Victorin.
« Avec Yves Bolduc, c’est plutôt l’inverse : l’actuel ministre de la Santé semble voir un avenir prometteur à cette tactique puisque leur nombre a doublé depuis qu’il est en poste. Désormais, c’est 54 hôpitaux qui utilisent cette stratégie, une stratégie efficace qui sert aux statistiques et à l’image du ministre plutôt qu’aux patients », a déploré Bernard Drainville.
Pour le Parti Québécois, le ministre de la Santé aurait intérêt à se pencher sérieusement sur la situation dans les urgences, partout au Québec. Hier, le député Drainville notait que la moyenne d’attente sur civière dans les urgences était passée de 16,5 heures l’an dernier à 17 heures cette année. Dans certaines urgences, à Saint-Jérôme, à Saint-Eustache, à Québec, à Baie‑Comeau et à Rivière-du-Loup, la situation est telle que les patients attendent entre deux et quatre heures de plus que l’an dernier.
« Le ministre Bolduc se plait à dire qu’il a fait une visite cet hiver dans une douzaine d’urgences au Québec. Le problème, c’est que la situation se dégrade. Malgré la multiplication des unités de débordement, les statistiques semblent confirmer que le ministre a renoncé aux ambitions de son Directeur national des urgences. Au lieu de vouloir réduire l’attente, il crée des unités de débordement. Il a abdiqué ses responsabilités. Il serait temps qu’il se ressaisisse. Il voulait être ministre de la Santé, qu’il assume la responsabilité qui vient avec », a conclu Bernard Drainville.









