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La chef de l’opposition officielle et députée de Charlevoix, Pauline Marois, constate l’échec flagrant du gouvernement libéral en santé. Selon les dernières données du ministère de la Santé et des Services sociaux parues dans La Presse, le délai moyen de séjour sur une civière à l’urgence en 2008-2009 est maintenant de 17,1 heures. Il s’agit là d’une hausse de 5,56 % depuis l’arrivée des libéraux au pouvoir. « Le seul exploit de ce gouvernement aura été de réussir à allonger le délai d’attente dans les urgences, et ce, malgré des engagements électoraux qui visaient même jusqu’à l’éliminer complètement », a déploré la chef de l’opposition officielle.
Engagements électoraux bafoués
Pauline Marois a tenu à rappeler qu’en 2003, l’actuel chef du Parti libéral avait promis d’éliminer l’attente dans le domaine de la santé. Jean Charest avait même proposé un pacte à la population : « Je dis aux Québécois : faites-moi confiance, je vais remettre sur pied le système de santé. Jugez‑moi sur ces résultats. Et si je n’y arrive pas, vous saurez quoi faire! » Or, force est de constater que le pacte entre Jean Charest et la population est brisé.
« Jean Charest doit mettre son orgueil de côté, regarder les citoyens dans les yeux et admettre qu’il a échoué. Il doit de plus s’excuser! », a ajouté Pauline Marois.
Rapport accablant de la Protectrice du citoyen
Pauline Marois se désole également du mutisme qui persiste actuellement dans le dossier soulevé par La Presse, la semaine dernière, dans un article intitulé Qui soigne nos aînés, et par la Protectrice du citoyen ce matin, au sujet du manque de formation des préposés qui soignent les aînés en CHSLD et résidences privées du Québec. La Protectrice du citoyen est formelle, il faut mettre en place une structure de mise à niveau de la formation. « On ne peut pas laisser les personnes les plus vulnérables souvent en perte d’autonomie à des personnes ne possédant pas la formation appropriée pour poser des gestes d’assistance et pour administrer des médicaments », a conclu la chef de l’opposition officielle.









