25 août 2009 / Commentaires: (2)
L’année prochaine, nous célébrerons les 50 ans de la Révolution tranquille. Cette période charnière de notre histoire a été marquée par un projet audacieux, porté par René Lévesque : la nationalisation de l’électricité. Cette grande entreprise est devenue symbolique de l’esprit qui animait cette époque : la volonté d’être « Maîtres chez nous ». Grâce à cette politique ambitieuse, nous avons pris en main notre destinée en développant fièrement nos ressources hydrauliques, qui sont au cœur de notre identité et de notre richesse collective.
En revanche, le travail amorcé par René Lévesque et Jean Lesage n’est pas terminé ; il doit maintenant aborder les nouvelles réalités du XXIe siècle. Pour demeurer Maîtres chez nous, il faudra que nous devenions aussi les maîtres d’œuvre de la production d’énergie éolienne. À ce titre, Hydro-Québec devra planifier et exploiter les immenses ressources éoliennes du Nord-du-Québec, en tout respect de l’environnement et des populations qui l’habitent. Le Québec est assis sur une mine d’or renouvelable, et les contrats de production sont donnés à des compagnies privées. C’est inacceptable. L’énergie éolienne est nôtre ; les profits qu’elle génère doivent appartenir aux Québécois.
En outre, si nous voulons vraiment nous doter, à long terme, d’un parc de véhicules électriques, nous allons devoir augmenter d’une manière substantielle notre production d’électricité. Nos immenses gisements éoliens pourraient donc contribuer à remplacer le pétrole comme source d’énergie pour le transport. En plus de diminuer nos émissions de gaz à effet de serre, l’utilisation intelligente de tout notre potentiel de production électrique permettra de nous libérer de notre dépendance au pétrole qui nous appauvrit.
Idem pour l’ensemble de nos ressources naturelles. Par exemple, en 2002, le ministre de l’Environnement de l’époque, André Boisclair, a fait adopter une politique nationale de l’eau qui prévoit que des redevances soient payées à l’État québécois par tout exploitant privé de nos ressources hydriques. Qu’ont fait les Libéraux ? Pendant six ans, ils ont refusé de bouger sur ce dossier. À ce jour, des entreprises comme Coca-Cola ou Naya continuent de mettre notre eau en bouteille sans nous payer quelque redevance que ce soit.
Même chose pour l’exploitation de nos ressources minières. Récemment, un rapport du vérificateur général du Québec nous apprenait que les compagnies minières ne nous paient pas leur juste part pour les profits que notre sous-sol leur permet de réaliser. Qu’attendons-nous pour agir ?
Dans le présent contexte de morosité économique et de déficit structurel, les Libéraux s’apprêtent maintenant à augmenter les tarifs (électricité, scolarité, etc.). Mais, avant d’aller piger encore une fois dans les poches de la classe moyenne, pourquoi ne pas maximiser nos sources de revenus pour enrichir notre État et, à terme, notre nation ? Les grands projets hydroélectriques et éoliens sont générateurs d’emplois et, à condition qu’Hydro-Québec en soit maître d’œuvre, de revenus importants pour l’État. Et si les compagnies privées qui exploitent nos ressources hydriques et minières payaient leur juste part de redevances, nous serions aussi beaucoup plus riches collectivement.
Bref, un nouveau Maîtres chez nous, ça voudrait dire une augmentation immédiate des revenus disponibles pour l’État québécois. Autant de milliards qui pourraient être utilisés pour financer les services à la population et assainir nos finances publiques.
Prenons-nous en main. Proposons aux Québécois un Québec qui ne vise rien de moins que l’indépendance énergétique. Un Québec tellement riche qu’il n’aurait plus besoin de la péréquation d’Ottawa. Un Québec si riche qu’il n’aurait plus qu’à faire son indépendance politique.
Il faut dès maintenant s’occuper de nos affaires, sinon d’autres le feront à notre place. Nos ressources, c’est à nous de les gérer, c’est à nous d’en profiter. Demeurons Maîtres chez nous !
Bernard Drainville
Député de Marie-Victorin
25 août 2009
PS : Posez un geste pour appuyer cette démarche. Allez signer la pétition pour l’indépendance énergétique! http://independanceenergetique.org/
14 août 2009 / Écrire un commentaire

Longueuil, le 11 août 2009 – Pour une quatrième année, Opération Tendons les Mains (OTLM) bat son plein dans l’arrondissement du Vieux-Longueuil. Lise Fournier, de Mouvement Action Chômage de Longueuil, est très fière du comité de travail derrière cette opération. « Ce qu’il y a de remarquable dans un projet comme Opération Tendons les Mains, outre le fait de savoir que des centaines d’élèves de niveaux primaire et secondaire recevront le matériel nécessaire à leur rentrée scolaire, c’est de constater, encore une fois, que des personnes de tous les milieux répondent ‘’présent’’ sans hésiter lorsqu’elles sont sollicitées. Cette année encore, Opération Tendons Les Mains fait la preuve que la solidarité existe encore dans notre société. »
Pour une deuxième année, madame Manon D. Hénault, conseillère municipale du Vieux-Longueuil, et monsieur Bernard Drainville, député de Marie-Victorin, ont accepté de parrainer cette campagne.
« C’est non seulement avec plaisir mais également avec le vif désir de participer activement à la réussite scolaire de nos jeunes que j’ai accepté, pour une seconde année, d’être la marraine d’honneur de l’Opération Tendons les Mains du Mouvement Action Chômage de Longueuil, a déclaré Mme Hénault. On ne le dira jamais assez ; les enfants sont notre avenir, et c’est pourquoi ils méritent notre support et notre attention. L’an dernier, nous avons remis pour plus de 10 000 $ en effets scolaires aux jeunes de notre secteur, et nous espérons dépasser cet objectif en 2009. J’invite donc tous nos partenaires et tous ceux et celles qui veulent contribuer à procurer à nos enfants des outils qui les aideront à l’école à participer à cette campagne. »
Bernard Drainville est lui aussi très heureux de parrainer la campagne 2009 de l’Opération Tendons les Mains. « On ne peut pas tolérer qu’encore de nos jours, certains élèves retournent en classe sans les outils qui leur sont pourtant indispensables. La priorité, c’est de donner à tous les élèves une chance égale de réussir. Pour ce faire, chacun doit d’abord avoir ses propres effets scolaires, c’est un minimum. Une gomme à effacer, un crayon à mines, un compas, des feuilles lignées, une grammaire… toutes les fournitures et ouvrages de référence seront les bienvenus ! », lance-t-il, soulignant du même souffle la remarquable implication des instigateurs et partenaires de l’OTLM pour la réussite de nos jeunes et contre le décrochage scolaire.
Le député tient aussi à saluer la précieuse collaboration de sa collègue et complice dans la grande aventure Opération Tendons les Mains, Marie Malavoy, députée de Taillon. « Je suis heureuse de m’associer à cette opération qui répond à un besoin des familles de Longueuil. Grâce à la générosité des gens et des entreprises, Opération Tendons les Mains permet à des centaines de jeunes de Longueuil d’entreprendre l’année scolaire avec tout ce qu’il leur faut. En temps de crise économique, une telle initiative contribue à diminuer le stress financier que représente la rentrée scolaire pour les parents », de dire Marie Malavoy.
Denise Girard, commissaire d’école à la Commission scolaire Marie-Victorin, a quant à elle déclaré : « Je me suis engagée dans le projet parce que je crois que tous les jeunes ont le droit à la réussite et que, pour y parvenir, il faut que nous, les adultes, nous nous impliquions pour les y amener. Les effets scolaires qui leur seront offerts sont des outils de base qui leur permettront de s’engager sur le chemin de la réussite scolaire. »
Tony Christidis, des Restaurants McDonald’s, est lui aussi impliqué dans l’OTLM. « J’ai toujours supporté la cause des enfants dans le besoin. Avec l’Œuvre des Manoirs Ronald McDonald, par exemple, qui s’occupe des manoirs pour les enfants malades et qui vient en aide aux organismes locaux qui s’occupent des enfants dans le besoin. Donc, en tant que représentant de McDonald’s et par conviction personnelle, il me fait plaisir de faire partie de cette initiative qui a pour but d’aider les enfants de notre région en leur donnant les outils nécessaires à leur réussite scolaire. »
Pour Annie Bilodeau, franchisée des Rôtisseries St-Hubert et mère de trois enfants, la décision n’a pas été difficile : « Quand on m’a approchée, c’est avec plaisir que j’ai accepté de donner de mon temps dans le projet. Aujourd’hui, on parle beaucoup de décrochage scolaire ; il est donc évident que si les enfants ont tous les outils pour un bon départ, on met sur leur route la confiance, l’estime de soi. Vous savez, c’est avec un crayon et du papier que l’on peut dessiner notre avenir et réaliser nos rêves ! »
L’invitation est donc lancée ; les gens peuvent dès aujourd’hui aller déposer leurs dons, dictionnaires et autres effets scolaires dans des boîtes qui sont bien identifiées et dispersées sur tout le territoire de l’arrondissement du Vieux-Longueuil, par le biais des nombreux partenaires de l’Opération Tendons les Mains.
Tout le matériel et les dons recueillis seront remis aux directions de huit écoles ciblées dans l’arrondissement du Vieux-Longueuil par l’organisme Mouvement Action Chômage ; celles-ci se chargeront ensuite de distribuer les effets aux élèves concernés, selon leurs besoins et en toute discrétion.
Pour plus d’information au sujet de l’OTLM, contactez le Mouvement Action Chômage de Longueuil au (450) 670-7615.
Les membres du comité organisateur 2009 sont :
- Annie Bilodeau, Rôtisseries St-Hubert
- Charles Fillion, bureau de Mme Marie Malavoy, députée de Taillon
- Denise Girard, commissaire d’école, CSMV
- Diane Delorme, bureau de M. Bernard Drainville, député de Marie-Victorin
- Manon D. Hénault, conseillère, arrondissement du Vieux-Longueuil
- Lise Fournier, Mouvement Action Chômage de Longueuil
- Michel Côté, Mouvement Action Chômage de Longueuil
- Tony Christidis, Restaurants McDonald’s
Voici où vous pouvez déposer vos dons :
BANQUE CIBC_ 190, RUE SAINT-CHARLES OUEST
BANQUE DE MONTRÉAL_ 279, RUE SAINT-CHARLES OUEST
BIBLIOTHÈQUES:
_ 2760, CHEMIN DE CHAMBLY
_1660, RUE BOURASSA
_ 100, RUE SAINT-LAURENT OUEST
BUREAU DE MME JOSÉE BEAUDIN, DÉPUTÉE DE SAINT-LAMBERT
_ 1080, RUE SAINTE-HÉLÈNE [450-646-2423]
BUREAU DE M. JEAN DORION, DÉPUTÉ DE LONGUEUIL-PIERRE-BOUCHER
_ 192, RUE SAINT-JEAN, BUREAU 200 [tél.: 450-928-4288]
BUREAU DE M. BERNARD DRAINVILLE, DÉPUTÉ DE MARIE-VICTORIN_ 1080, BOUL. SAINTE-FOY, BUREAU 120 [tél.: 450-651-9365]
BUREAU DE MME MARIE MALAVOY, DÉPUTÉE DE TAILLON_ 2160, CHEMIN DU TREMBLAY, BUREAU 200 [tél.:450-463-3772]
CANADIAN TIRE_ 2211, BOUL. ROLAND-THERRIEN
CENTRE DE FEMMES VIE NOUS V’ELLES_ 1529, BOUL. LAFAYETTE
CENTRE DENTAIRE LAPOINTE_ 1140, RUE SAINT-LAURENT OUEST
CENTRE JEANNE_ DUFRESNOY1, BOUL. CURÉ-POIRIER EST
COMMISSION SCOLAIRE MARIE-VICTORIN_ 13, RUE SAINT-LAURENT EST
COURRIER DU SUD_ 267, RUE SAINT-CHARLES OUEST
DIOCÈSE ST-JEAN_ 740, BOUL. SAINTE-FOY
GARAGE MSP AUTO ÉLECTRIQUE_ 85, BOUL. SAINTE-FOY
LA CAGE AUX SPORTS_ 2650, CHEMIN DE CHAMBLY
LIBRAIRIE ICITTE_ 855, BOUL. SAINTE-FOY
MARCHÉ MÉTRO_ 395, RUE SAINT-CHARLES OUEST
PHARMACIE JEAN COUTU_ 832, RUE SAINT-LAURENT OUEST
PIANO BAR LAITIER_ 798, RUE SAINTE-HÉLÈNE
PLACE LONGUEUIL_ 825, RUE SAINT-LAURENT OUEST
_BANQUE ROYALE
_IGA
_KIOSQUE D’INFORMATION
_RESTAURANT PAX-DELI
_RÔTISSERIE ST-HUBERT
_ ZELLERS
POSTES CANADA_ 860, BOUL. SAINTE-FOY
RESTAURANT LYLY_ 1025, BOUL. SAINTE FOY
RESTAURANTS McDONALD’s
_ 650, BOUL. ROLAND-THERRIEN
_ 822, RUE SAINT-LAURENT OUEST
_ 1228, BOUL. CURÉ-POIRIER OUEST
_ 2689, CHEMIN DE CHAMBLY
_ MÉTRO LONGUEUIL – 100, PLACE CHARLES-LEMOYNE
_ INTÉRIEUR DU WAL-MART – 1999, BOUL. ROLAND-THERRIEN
RONA BIBEAU_1305, BOUL. JACQUES-CARTIER OUEST
RONA RÉNOVATEUR RÉGIONAL_ 2301, BOUL. ROLAND-THERRIEN
RÔTISSERIE ST-HUBERT EXPRESS_ 1901, BOUL. ROLAND-THERRIEN
Salle du Conseil de l’arrondissement_ 300, RUE SAINt-Charles Ouest
Pour voir un extrait vidéo de la conférence de presse :
http://www.mediasud.ca/nouvelle.php?id=2002
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12 août 2009 / Écrire un commentaire
« À la lumière des déclarations du ministre Bolduc dans le dossier de l’avortement, il est clair que le premier ministre doit rappeler à l’ordre son ministre de la Santé dont le comportement est de plus en plus erratique. Le ministre Bolduc est à la tête d’un ministère important et stratégique et il a la responsabilité de régler les problèmes au lieu de les créer », a déclaré d’entrée de jeu le député de Marie-Victorin, Bernard Drainville.
« Dans le dossier de l’avortement, on a l’impression de revivre une crise semblable à celle des tests du cancer du sein. Le ministre avait été prévenu, mais il n’a pas agi et on se retrouve encore une fois avec une crise qui aurait pu être évitée. Il a créé un autre psychodrame inutilement. Au nom du droit des femmes à l’avortement, il doit faire preuve d’humilité et reconnaître son erreur et sa responsabilité. Il doit rectifier le tir rapidement afin d’assurer l’accès aux services d’avortement », a ajouté Bernard Drainville.
Où est Christine St-Pierre?
Par ailleurs, le silence de la ministre de la Condition féminine, Christine St-Pierre, et du premier ministre dans ce dossier est vraiment troublant. Où sont-ils alors que ce projet de loi touche l’un des droits les plus fragiles des femmes, soit celui à l’avortement? La ministre doit immédiatement réclamer publiquement les assouplissements nécessaires à la loi 34 afin que les cliniques actuelles puissent continuer à pratiquer les avortements comme elles le faisaient auparavant.
« Si les cliniques privées d’avortement ne sont pas en mesure de pratiquer des interruptions volontaires de grossesse en raison des contraintes administratives imposées par la loi 34, nous nous retrouvons avec un droit théorique qui n’est pas applicable. En matière d’avortement, des liste d’attentes, c’est impensable! », a conclu la députée de Hochelaga-Maisonneuve et porte‑parole de l’opposition officielle en matière de condition féminine, Carole Poirier.
10 août 2009 / Écrire un commentaire
La députée de Crémazie et porte-parole de l’opposition officielle en matière d’aînés, Lisette Lapointe, et le député de Marie-Victorin et porte-parole de l’opposition officielle en matière de santé, Bernard Drainville, somment le gouvernement libéral et l’Agence de la santé et des services sociaux de Montréal de surseoir à la fermeture des 792 lits de soins de longue durée dans les hôpitaux tant et aussi longtemps que les ressources pour accueillir les aînés ne sont pas disponibles et identifiées.
« Les trop nombreux cas rapportés par les médias au cours de l’été sont un signal d’alarme que le ministre Yves Bolduc, la ministre Marguerite Blais et les dirigeants de l’Agence de la santé de Montréal ne peuvent ignorer. Ils ont le devoir de sortir de leur mutisme et de rassurer les aînés et leur famille, fortement ébranlés par les lourdes conséquences humaines dues à ses fermetures de lits », a exigé la députée de Crémazie.
Rappelons que le plan prévoit la fermeture de 792 lits de soins de longue durée dans les hôpitaux de Montréal d’ici trois ans. En contrepartie, le ministre de la Santé de l’époque, Philippe Couillard, avait promis d’ajouter 1600 places en milieu non institutionnel d’ici 2010, promesse que le gouvernement libéral n’a toujours pas tenue.
« L’Agence de Montréal ferme des lits alors que les ressources pour les accueillir n’arrivent pas à répondre à la demande. En même temps, on ferme des places en CHSLD, il y a actuellement une liste d’attente de 3700 noms. Où vont aller nos personnes âgées qui ont perdu leur place à l’hôpital? Dans la rue? Comment peut-on accepter que ces personnes vulnérables se fassent trimbaler trois fois avant de leur assurer un endroit où elles pourront être en sécurité? », s’est insurgée la députée de Crémazie.
Pour sa part, le député de Marie-Victorin estime qu’il est inacceptable de la part de l’Agence de refuser de s’expliquer comme elle l’a fait la semaine dernière dans La Presse. « L‘Agence et le ministre Bolduc doivent rendre des comptes à la population de Montréal. Nous comptons, dès la rentrée parlementaire, demander des explications très claires sur le traitement accordé à nos aînés en matière d’hébergement », a affirmé Bernard Drainville.
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« La place des aînées n’est pas dans un hôpital de soins spécialisés et superspécialisés, nous sommes tous d’accord, mais pas à n’importe quel prix; pas avant d’être en mesure de leur offrir, de leur garantir un lieu de vie respectueux de leur droit à des soins et des services de qualité; pas avant d’assurer leur droit à la dignité », a poursuivi Mme Lapointe.
« Prendre soin de nos aînés, c’est notre responsabilité à tous et ce n’est pas négociable. C’est une question d’humanité et de dignité », a conclu Lisette Lapointe.
Centres de santé des femmes et avortement
Le Parti Québécois déplore l’inaction du ministre Bolduc dans le dossier des cliniques offrant des services d’avortement. « Le ministre doit intervenir rapidement afin de protéger le droit des femmes à l’avortement. Jusqu’ici, les cliniques offraient un service d’avortement sécuritaire sans avoir de bloc opératoire. Alors pourquoi l’imposer aujourd’hui et compromettre l’accès aux services d’avortement. Le ministre Bolduc a la responsabilité de remédier à la situation afin que ces milliers de femmes puissent avoir accès aux services auxquels elles ont droit », a rappelé Bernard Drainville.
05 août 2009 / Commentaires: (2)
« Le temps est venu pour le gouvernement d’envisager le retrait du Québec de l’entente sur la mobilité des médecins. Nous ne pouvons nous permettre, dans un contexte de pénurie, de perdre des médecins au profit de l’Ontario », a réagi le député de Marie-Victorin et porte-parole en matière de santé, Bernard Drainville, à la lumière des informations révélées dans les médias aujourd’hui.
Déjà en avril, le député de Marie-Victorin a, à de nombreuses reprises, demandé au ministre Bolduc de nous transmettre les évaluations gouvernementales sur les conséquences d’une telle entente sur la pénurie de médecins qui sévit actuellement au Québec. « Le ministre n’a jamais répondu à notre demande, ce qui nous laisse croire qu’aucune évaluation formelle n’a vraiment été faite », s’inquiète le député.
M. Drainville exige du gouvernement qu’il prenne ses responsabilités et mesure concrètement les conséquences et l’utilité de cette entente pour le Québec. « Si la preuve n’est pas faite de son utilité, il faudra que le gouvernement envisage de se servir de la clause prévue à l’article 708 de l’entente qui permet un retrait ” pour la prestation de services sociaux et ou de services de santé appropriés ” », affirme le député.
Dans un article daté du 15 juillet dernier, le ministre Bolduc affirme qu’il est fier de lui. « L’exode des médecins s’accentue, la situation dans les urgences ne cesse d’empirer, des milliers de femmes atteintes du cancer du sein doivent subir de nouveaux tests diagnostics, le CHUM n’est encore qu’une chimère. Avant de se péter les bretelles, le ministre a encore ses preuves à faire », conclut le député.