Entente de mobilité des médecins : il faut envisager le retrait du Québec
Publié le 05 août 2009
« Le temps est venu pour le gouvernement d’envisager le retrait du Québec de l’entente sur la mobilité des médecins. Nous ne pouvons nous permettre, dans un contexte de pénurie, de perdre des médecins au profit de l’Ontario », a réagi le député de Marie-Victorin et porte-parole en matière de santé, Bernard Drainville, à la lumière des informations révélées dans les médias aujourd’hui.
Déjà en avril, le député de Marie-Victorin a, à de nombreuses reprises, demandé au ministre Bolduc de nous transmettre les évaluations gouvernementales sur les conséquences d’une telle entente sur la pénurie de médecins qui sévit actuellement au Québec. « Le ministre n’a jamais répondu à notre demande, ce qui nous laisse croire qu’aucune évaluation formelle n’a vraiment été faite », s’inquiète le député.
M. Drainville exige du gouvernement qu’il prenne ses responsabilités et mesure concrètement les conséquences et l’utilité de cette entente pour le Québec. « Si la preuve n’est pas faite de son utilité, il faudra que le gouvernement envisage de se servir de la clause prévue à l’article 708 de l’entente qui permet un retrait ” pour la prestation de services sociaux et ou de services de santé appropriés ” », affirme le député.
Dans un article daté du 15 juillet dernier, le ministre Bolduc affirme qu’il est fier de lui. « L’exode des médecins s’accentue, la situation dans les urgences ne cesse d’empirer, des milliers de femmes atteintes du cancer du sein doivent subir de nouveaux tests diagnostics, le CHUM n’est encore qu’une chimère. Avant de se péter les bretelles, le ministre a encore ses preuves à faire », conclut le député.
Catégorie(s) : La Une


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Commentaires: 2
Encore une autre erreur du gouvernement Charest. Si au moins il avait eu l’intelligence de garder le 700 millions recu en pleine campagne électorale de 2007 au lieu de s’acheter une élection en promettant de baisser les impôts, au moins il aurait maintenant des sous pour payer suffisamant les médecins.
Avant de mettre fin à l’entente ne devrait-on pas, Bernard, envisager un moratoire, le temps de déterminer pourquoi nous sommes perdants ? Si le problème est du côté de l’Office des professions ou de l’Ordre des médécins, n’y aurait-il pas lieu d’assouplir certaines règles ? Si le problème est du côté de la rénumération des médecins, serait-il temps de mettre en place un nouveau système axé sur la moyenne de ce qui se paie ailleurs au Canada ? Enfin, mettre fin à l’entente règlera-t-il le problème de la pénurie de médecins au Québec ? J’en doute.