Gaz à effet de serre : le PQ demande une réduction de 25% d’ici 2020

Publié le 05 novembre 2009

Au terme de la consultation parlementaire qui s’est tenue au cours des derniers jours à l’égard des cibles de réduction des gaz à effet de serre (GES) que le Québec devrait adopter à l’horizon 2020, le député de L’Assomption et porte-parole de l’opposition officielle en matière de développement durable et d’environnement, Scott McKay, souhaite vivement que le gouvernement du Québec endosse pleinement l’objectif fixé par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat qui propose une réduction de l’ordre de 25 à 40 % sous le niveau de 1990, lors des discussions qui auront lieu à Copenhague pour l’ « après-Kyoto » pour la période 2012-2020.

« La majorité des intervenants qui a été entendue lors de cette consultation est venue nous confirmer que c’était la cible à atteindre pour le Québec, même si cette cible ne figurait nulle part dans le document de consultation de la ministre. C’est dire qu’il existe une volonté réelle pour que le Québec devienne un leader sur la scène internationale dans le domaine de la lutte aux changements climatiques. Nous avons tout ce qu’il faut pour y arriver », a déclaré Scott McKay, qui s’est particulièrement réjoui de cet état de fait puisque le Parti Québécois avait fait sienne cette cible il y a quelques semaines.

« Cette consultation aura aussi confirmé, encore une fois, l’urgence d’agir dans le secteur des transports. Le gouvernement du Québec doit rapidement prendre le leadership pour sortir les Québécois de leur dépendance au pétrole. Il faut investir massivement dans les transports collectifs et revoir en profondeur notre façon de concevoir l’aménagement urbain », a poursuivi M. McKay.

Le Québec devra pratiquer la politique de corridor à Copenhague

« Il ne faut pas l’oublier : la ministre de l’Environnement du Québec assistera à la Conférence des Nations Unies à Copenhague dans quelques semaines à titre de membre de la délégation canadienne. La ministre Line Beauchamp tentera donc de faire valoir la position du Québec dans les corridors plutôt qu’au devant de la scène. Le statut de province, dans lequel est confiné pour le moment le Québec, l’empêche de prendre ses décisions et de signer ses propres traités internationaux. Au minimum, en application de la doctrine Gérin-Lajoie, le ministre fédéral Jim Prentice devrait laisser le premier ministre du Québec prendre la parole du siège du Canada », a poursuivi, de son côté, la députée de Rosemont et porte-parole en matière de relations internationales, Louise Beaudoin.

Pour sa part, le député de Lac-Saint-Jean et porte-parole en matière d’affaires intergouvernementales canadiennes, Alexandre Cloutier, a insisté sur le fait que les intérêts du Québec sont mal défendus à Ottawa en cette matière comme dans bien d’autres. « Le Canada, qui est le cancre de la planète en matière environnementale ne défendra pas les intérêts du Québec, mais parlera plutôt au nom des sables bitumineux de l’Alberta. Or, non seulement le Canada n’atteindra pas les objectifs du Protocole de Kyoto, mais les entreprises pourraient en payer le prix. Les Québécois méritent mieux que de payer pour la pollution de l’Ouest », a conclu Alexandre Cloutier.

(Source : Éric Gamache)

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Catégorie(s) : Environnement, La Une


Commentaires: 1

beatrice // novembre 30th, 2009 - 15:22

Les négociations internationales sur le changement climatique, lancées à Bali fin 2007, ont pris trop de retard pour que Copenhague débouche sur un traité contraignant appelé à remplacer le protocole de Kyoto à son expiration, en 2012.

L’affrontement entre pays riches et pays pauvres sur la répartition de l’effort et son financement explique largement ces lenteurs.

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