Un nouveau contrat social avec les nouveaux Québécois
Publié le 23 novembre 2009
Hier, à la clôture du Conseil national du Parti Québécois, j’étais particulièrement heureux de constater à quel point nos militants, notre caucus et notre chef étaient unis dans leur volonté d’affirmer notre identité nationale, notre langue et les valeurs que nous partageons. J’y ai aussi apprécié le ton serein des discussions dans lesquelles nous avons réaffirmé ce que nous sommes en tant que parti politique et ce pourquoi nous voulons l’indépendance du Québec.
Pour ma part, j’ai participé à l’atelier III sur l’accueil et l’intégration des personnes immigrantes. Dans la lignée de ce qu’a dit Mme Marois dans son discours de clôture, « s’affirmer, c’est s’ouvrir aux autres sans renier qui nous sommes », j’ai fait une proposition : que le Québec instaure un nouveau contrat social entre les nouveaux Québécois et leur société d’accueil. À quoi ça pourrait ressembler ? Le nouvel arrivant devrait s’engager à accepter nos valeurs fondamentales : égalité hommes-femmes, laïcité de l’État et prédominance du français. En échange, le gouvernement du Québec devrait s’engager à l’intégrer dans notre nation. Par la culture et la langue d’abord, en lui fournissant les ressources nécessaires à une pleine maîtrise du français. Mais en misant aussi sur une intégration économique, en l’accompagnant pour qu’il puisse se joindre au marché du travail.
Sur ce point, il faut se rappeler que les nouveaux Québécois sont, avant de se joindre à nous, sélectionnés en fonction de leurs compétences. La difficulté que vivent bon nombre d’entre eux dans leur recherche d’emploi est donc tributaire d’une réticence du marché du travail québécois à reconnaître leurs capacités, leur expérience et souvent, aussi, leurs diplômes. Le gouvernement du Québec a les moyens d’agir sur ce plan ; c’est sa partie du contrat. Par exemple, cela devrait se traduire par une approche plus directive avec les différents ordres professionnels afin qu’ils soient plus souples, plus compréhensifs à l’égard de la réalité vécue par les nouveaux Québécois.
Ce nouveau contrat social aurait l’avantage de satisfaire bien des Québécois en faisant d’une pierre trois coups. D’abord, en assurant la prédominance du français comme langue nationale et langue commune. Ensuite, en fournissant de bons emplois à ceux et celles qui veulent se joindre à nous et nous faire profiter de leurs compétences. Et, finalement, en jetant les bases d’une société où les barrières entre néo et anciens Québécois s’effaceraient au profit d’une volonté commune de vivre ensemble. Bref, une nation unie par sa culture et sa langue, à l’opposé des ghettos ethniques résultant du multiculturalisme canadien. Ce faisant, nous devrons talonner le gouvernement fédéral pour rapatrier les pleins pouvoirs en matière d’immigration, incluant au niveau du parrainage et de l’accès au statut de réfugié. Nous aurons besoin de tous les instruments pour mettre ce nouveau contrat social en œuvre!
Cette semaine, notre aile parlementaire fera un autre pas dans cette direction en déposant un projet de loi qui affirme ce sur quoi la nation québécoise n’entend pas négocier : la prédominance du français, la laïcité du gouvernement et des institutions publiques ainsi que l’égalité entre hommes et femmes. Les Québécois veulent voir leurs élus défendre leur identité nationale. C’est ce que le PQ entend faire.
Catégorie(s) : La Une, Souveraineté


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Commentaires: 2
« j’ai fait une proposition : que le Québec instaure… la prédominance du français…
en assurant la prédominance du français comme langue nationale et langue commune. »(BD)
On se répète.
La prédominance du français est un astuce. Tout comme la primauté du français est un autre astuce. Tous deux déjà essayés lorsque le PQ formait le gouvernement, ils n’ont jamais fonctionné.
Il n’y a jamais eu de prédominance, comme il n’y aura jamais de primauté, car tous deux incarnent la politique linguistique libérale et trudeauiste, du bilingue.
Si les Québécois de souche française ont aujourd’hui perdu le droit de se faire servir en français et de travailler en français à Montréal, c’est grâce au Parti Québécois.
Un parti qui, lors de ses deux mandats et huit ans au gouvernement du Québec, a maintenu la langue de l’anglo-canadien obligatoire à l’école et au collège de langue française. Sinon pas de diplôme. Maintenu l’anglo-canadien obligatoire au travail. Sinon pas d’emploi.
En plus, coupé deux fois dans le budget de l’OLF, par surcroît. Cela, pendant que le poids démographique des francophones de langue maternelle se dirigeait, depuis 2000, sous la barre du 50% sur l’île de Montréal.
Tous les directeurs et députés du Parti Québécois sont aujourd’hui visiblement et éloquemment des bilingues. Tant que vous serai bilingue, vous aurez le statu social et politique d’auto-minoritaire. Tout comme les immigrants.
Tant que vous serez auto-minoritaire, vous répondrez toujours aux anglo-canadiens, avec servitude et empressement, dans leur langue «anglaise». Tout comme Pauline Marois. Tout comme les immigrants.
Il n’y aura donc jamais une raison valable ou soutenable pour les immigrants et nouveau Québécois d’adopter le français. Puisque vous comprenez la langue de l’unité canadienne, «l’anglais», que vous utilisez tous les jours avec les anglo-canadiens.
Votre identité nationale, pour tout immigrant ou nouveau Québécois qui se donne la peine d’écouter et de lire vos discours et de votre cheffe Pauline Marois, c’est clairement de l’auto-minoritaire bilingue. C’est une identité d’appartenance à l’unité canadienne, sans aucun doute.
Tant et aussi longtemps que vous soutiendrez le bilingue canadien, donc l’anglais obligatoire à l’école et au travail, avec l’astuce de la «prédominance» ou de la «primauté» du français, il n’y aucune utilité à un nouveau contrat social pour les immigrants.
Puisque vous adhérez au contrat déjà existant de l’identité canadienne. Puisque vous copiez collez le langage et les politiques linguistiques libérales, de la ministre anglophone de l’immigration, Yolanda James de Concordia.
À quoi peut bien servir aux immigrants la «prédominance» du français comme langue commune ? Puisque vous, le parti, vos enfants et vos compatriotes, comprenez et utilisez une deuxième langue commune, «l’anglais», envers tous les anglo-canadiens.
SP
[...] Mon troisième exemple est celui de l’immigration, dossier au sujet duquel vous taxez mon parti, le parti de René Lévesque, d’intolérance. René [...]