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« Aujourd’hui, tous les députés de l’opposition officielle à l’Assemblée nationale ont appuyé les enseignants, les parents et les commissions scolaires qui réclament le retrait du projet de règlement modifiant le régime pédagogique et le calendrier scolaire. Or, la ministre de l’Éducation, Michelle Courchesne, plutôt que d’admettre son erreur, s’entête et envoie le signal que la consultation qui est en cours est bidon puisque sa décision semble déjà prise. En agissant de la sorte, la ministre de l’Éducation s’isole. Elle a brisé le lien de confiance nécessaire avec le réseau de l’éducation pour favoriser la réussite scolaire ».
C’est ce qu’a déclaré le député de Borduas et porte-parole de l’opposition officielle en matière d’éducation primaire et secondaire, Pierre Curzi, après le rejet libéral de la motion présentée à l’Assemblée nationale demandant le retrait du projet de règlement controversé qui, dans les faits, constitue un accommodement déraisonnable offert pour les écoles juives orthodoxes illégales.
Pour le député, la ministre Courchesne, par son manque de transparence et de courage et par ses explications incohérentes, invoquant la souplesse, la réussite scolaire et même le Plan Nord, a torpillé le processus.
« Si son projet de règlement était aussi bon qu’elle le prétend, pourquoi l’a-t-elle fait connaître en catimini? Pourquoi ne l’a-t-elle pas présenté publiquement? Aujourd’hui même, sa collègue de l’Immigration faisait une conférence de presse pour annoncer un projet de règlement pour encadrer les activités de consultants en immigration. Cela doit être parce qu’elle en est fière! Pourquoi alors la ministre Courchesne était-elle gênée de présenter le sien il y a deux semaines, surtout si l’objectif était la réussite scolaire? », a ironisé Pierre Curzi.
Le PQ réclame que soit rendue publique l’entente avec la communauté juive
M. Curzi souligne que le cabinet du premier ministre et la ministre de l’Éducation ont reçu de multiples représentations d’un lobbyiste afin de solutionner le problème des écoles juives orthodoxes illégales. La ministre Courchesne a même affirmé hier à l’Assemblée nationale « s’être personnellement engagée » et avoir rencontré neuf rabbins tous les vendredis matin pendant deux ans. « Pourquoi cette entente est-elle secrète? Pourquoi ne pas l’avoir invoquée dès le départ afin de mieux expliquer l’intention derrière la modification au règlement? Ce manque de transparence est inadmissible et c’est pourquoi cette entente secrète doit être connue des Québécois », a ajouté le député.
« Le premier ministre du Québec, Jean Charest, s’il a à cœur la réussite de nos enfants, doit réaliser que ce sont nos jeunes qui vont écoper de la mauvaise foi dont fait preuve la ministre Courchesne. Il est encore temps d’agir avant qu’il ne soit trop tard », a conclu Pierre Curzi. (Source : Éric Gamache)









