Journée internationale des femmes : le combat pour la pleine équité n’est pas terminé
Publié le 08 mars 2010
À l’occasion de la Journée internationale des femmes, la chef de l’opposition officielle et députée de Charlevoix, Pauline Marois, et la députée d’Hochelaga‑Maisonneuve et porte-parole en matière de condition féminine, Carole Poirier, tiennent à rappeler que la longue lutte vers l’égalité entre les femmes et les hommes n’est toujours pas terminée.
« Le Québec est ce qu’il est aujourd’hui grâce au travail réalisé par des milliers de femmes qui ont mené et qui mènent toujours le combat, celui de l’égalité. Beaucoup de progrès ont été réalisés, mais il reste encore du chemin à parcourir. Il faut sans cesse poursuivre nos efforts, car l’égalité de fait n’est malheureusement pas encore une réalité et ce dont les femmes ont besoin, ce ne sont pas de simples gestes symboliques, mais des actions réelles qui leur permettront d’atteindre l’égalité, a déclaré Pauline Marois. Le fait que des travailleuses enceintes, encore aujourd’hui, courent le risque d’être congédiées ou de subir des représailles de la part de leur employeur illustre malheureusement que le combat est loin d’être terminé », a-t-elle poursuivi, dénonçant cet état de fait exposé ce matin dans les médias.
Elle souhaite aussi que le gouvernement agisse une fois pour toutes dans le débat sur les accommodements raisonnables afin d’établir des balises claires. « L’égalité entre les femmes et les hommes est une valeur fondamentale de notre société. Il est important de s’en souvenir lorsque l’on permet certains accommodements au nom de la religion », a ajouté la chef du Parti Québécois.
Pour sa part, la porte-parole en matière de condition féminine, Carole Poirier, estime que malgré les avancées importantes, la vigilance s’impose. « Au Parti Québécois, nous sommes fières et fiers d’avoir posé de nombreux gestes significatifs pour une plus grande égalité et pour une plus grande place des femmes dans notre société, que l’on pense notamment à la création du réseau de services de garde et à l’équité salariale », a souligné Mme Poirier.
« Il faut espérer maintenant que le gouvernement accordera une oreille attentive aux revendications des femmes, rendues publiques hier lors du lancement des activités de la Marche mondiale des femmes 2010. Parmi ces revendications, je souhaite qu’on intensifie la lutte contre l’hyper sexualisation et la marchandisation du corps des femmes et que le gouvernement étudie sérieusement la possibilité d’adopter une législation pour contrer les publicités sexistes », a ajouté Mme Poirier.
« Il est absolument essentiel de protéger les acquis des femmes et nous dénoncerons toute politique ou tout programme qui pourrait attaquer ces acquis, obtenus avec ténacité au fil des années », a conclu Pauline Marois.
(Source : Marie Barrette)

Catégorie(s) : La Une


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