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Le député de Rousseau et porte-parole de l’opposition officielle en matière de finances publiques, Nicolas Marceau, dénonce le mensonge du ministre des Finances, Raymond Bachand, qui soutient contenir la croissance de ses dépenses à 2,9 % cette année et à 2,2 % pour les années suivantes. Ce que le ministre Bachand omet de dire, c’est que la réduction de la croissance des dépenses est compensée par la création de la taxe Charest (contribution santé) et du ticket modérateur que veut imposer le gouvernement libéral. En excluant ces deux nouvelles taxes, la croissance des dépenses sera, au mieux cette année, de 3,2 %.
« C’est épouvantable de constater que le ministre des Finances manipule les chiffres pour laisser croire qu’il est un bon gestionnaire. Utiliser une nouvelle taxe pour pouvoir prétendre réduire ses dépenses, c’est tordu », a déclaré Nicolas Marceau.
Par ailleurs, affirmer que les contribuables (particuliers et entreprises) ne feront que 38 % de l’effort et que l’État en fait 62 % est un autre mensonge. La réalité, c’est que les contribuables voient leur fardeau fiscal augmenter bien davantage. Par exemple, le gouvernement omet, encore une fois, d’inclure un milliard et demi de dollars dans son calcul lié à la hausse des tarifs d’électricité, l’équivalent d’un point de TVQ.
« Le ministre des Finances n’est pas crédible lorsqu’il annonce qu’il contrôlera mieux les dépenses dans le futur. Quand le Vérificateur général passe derrière le ministre des Finances, le résultat réel vérifié pour les trois dernières années, c’est une croissance de dépenses de programmes de 6,8 % au 31 mars 2009, 6 % au 31 mars 2008, 5,1 % au 31 mars 2007. Rien ne laisse croire que ce sera différent pour le futur », a poursuivi le député de Rousseau.
Taxe charest (contribution santé) : rejetée par les rapports Ménard et Castonguay
Pour sa part, le député de Marie-Victorin et porte-parole de l’opposition officielle en matière de santé, Bernard Drainville, tient à rappeler que cette contribution santé que veut imposer le gouvernement Charest a été rejetée par deux mandataires chargés d’examiner le système de santé. « MM. Ménard et Castonguay ont rejeté l’idée d’une contribution santé, qualifiant cette façon de faire comme d’un impôt déguisé et d’une taxe régressive », a ajouté Bernard Drainville.
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Le député de Marie-Victorin a voulu savoir du ministre de la Santé, Yves Bolduc, pourquoi il appuie un ticket modérateur que cherche à implanter son gouvernement. En vain. À trois reprises, le ministre est resté assis et a préféré ne pas répondre. « Visiblement, Yves Bolduc n’a aucune idée quelles sont les intentions de son propre gouvernement! Il est inadmissible que le gouvernement cherche à imposer un ticket modérateur. Pensons aux femmes enceintes, aux malades chroniques, comme les diabétiques ou les cancéreux notamment, qui ont besoin d’un suivi régulier de leur médecin et qui devront payer une contribution à chaque fois, évaluée à 25 $ dans le scénario inscrit dans le budget. Et le pire, c’est de voir le ministre de la Santé, qui doit veiller à la santé des Québécois, vanter cette idée de taxer la maladie », s’est exclamé M. Drainville.
Il a rappelé que Jean Charest s’est prononcé contre cette idée d’un ticket modérateur à trois reprises dans le passé, ajoutant que cela alourdit la bureaucratie de la santé. « Pourquoi le premier ministre du Québec cherche-t-il à avoir tort aujourd’hui? », se demande le député.
Par ailleurs, il se dit inquiet des propos du ministre du Développement économique, Clément Gignac, qui a affirmé hier sur les ondes de RDI que ce ticket modérateur pourrait coûter plus cher pour ceux qui se présentent à l’urgence plutôt qu’à la clinique. « Quand on sait que plus de deux millions de Québécois n’ont pas accès à un médecin de famille, c’est honteux de voir le gouvernement, incapable de leur fournir cet accès, vouloir les taxer encore davantage », a déclaré Bernard Drainville.
Le député de Rousseau comprend mal l’entêtement du gouvernement libéral de Jean Charest à refuser la mise sur pied d’une commission d’enquête publique sur l’industrie de la construction. « Le premier ministre dit ne pas croire aux études sérieuses de l’OCDE et de l’Université Purdue et préfère celle de l’Union des municipalités du Québec (UMQ). Grand bien lui fasse, mais il constatera que celle de l’UMQ confirme que la collusion de l’asphaltage au Québec coûte 36 % plus cher aux Québécois, a signalé Nicolas Marceau. Bref, mentir et taxer, voilà deux choses que le gouvernement Charest fait comme il respire », a conclu le député de Rousseau.
(Source : Éric Gamache)









