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Le député de Verchères et vice-président de la Commission de l’économie et du travail, Stéphane Bergeron, s’étonne du 4e refus exprimé hier soir par les députés libéraux membres de la commission qui a pour effet de priver les Québécois de la possibilité de se faire entendre sur leur volonté d’avoir la vérité et l’heure juste par la tenue d’une commission d’enquête publique sur la construction.
« Les députés libéraux Claude Bachand (Arthabaska), Jean D’Amour (Rivière-du-Loup), André Drolet (Jean-Lesage), Johanne Gonthier (Mégantic-Compton), Georges Mamelonet (Gaspé), Michel Matte (Portneuf) ont, encore une fois, été les marionnettes du bureau du premier ministre. Ils n’ont même pas le courage d’entendre les citoyens et de leur répéter, dans les yeux, les lignes de presse toutes faites préparées à l’avance par leur patron, a déclaré Stéphane Bergeron. Le mépris qu’ils affichent ainsi à l’égard de l’opinion de ces concitoyens est tout simplement honteux. En agissant de la sorte, ils entretiennent le secret autour de cette affaire et contribuent au cynisme de la population qui est de plus en plus convaincue que le gouvernement a quelque chose à cacher », a-t-il ajouté.
Conformément à la réforme parlementaire adoptée en avril 2009, les commissions peuvent se saisir des pétitions déposées à l’Assemblée nationale, permettant ainsi d’y accorder un suivi. Hier soir, la majorité libérale a refusé pour la 4e fois que la Commission de l’économie et du travail puisse recevoir des citoyens ayant signé la pétition en faveur d’une commission d’enquête publique. En fait, un an après la réforme parlementaire, aucune commission parlementaire ne s’est encore saisie de la moindre pétition… « Les députés libéraux, à l’instar des autres parlementaires, représentent tous les citoyens du Québec, mais ils refusent obstinément d’entendre les pétitionnaires. Quand le Parti libéral va-t-il enfin écouter la population plutôt que ses collecteurs de fonds qui disent publiquement qu’ils ne veulent pas de commission d’enquête publique? », se demande M. Bergeron.
Le député de Verchères s’est par ailleurs montré surpris de la déclaration de la ministre de la Justice qui, la semaine dernière, dans une entrevue radiophonique, confirmait que les gestes posés dans le but de contrer les allégations de malversation, de collusion et de corruption dans le domaine de la construction relevaient d’une « stratégie gouvernementale ». « L’heure n’est pas à la stratégie, mais à la vérité. Les députés libéraux devraient être gênés aujourd’hui de refuser encore la tenue de cette commission, une décision qui va à l’encontre des valeurs libérales que véhiculaient à l’époque Robert Bourassa et Claude Ryan. Il semble bien que ce temps soit définitivement révolu », a conclu Stéphane Bergeron.
(Source : Éric Gamache)









