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Lors d’une conférence de presse tenue aujourd’hui, la chef de l’opposition officielle et députée de Charlevoix, Pauline Marois, a rappelé que le gouvernement de Jean Charest a perdu la confiance des Québécois. Elle a dévoilé également dix solutions que le gouvernement libéral aurait avantage à mettre de l’avant afin de contrer le cynisme envers son gouvernement et restaurer la confiance de la population.
« Au lieu de se réunir un dimanche matin en Conseil des ministres spécial pour une opération de relations publiques et de marketing qui ne nous a rien appris de nouveau, Jean Charest pourrait s’inspirer de la liste que je dépose et qui permettrait de redorer le blason de son gouvernement. M. Charest tente, comme toujours, de faire de la diversion. Il existe un profond malaise dans la population, celle-ci n’a plus confiance mais lui s’entête à dire qu’il a les deux mains sur le volant. S’il continue à ce rythme, les Québécois vont payer très cher son irresponsabilité », a déclaré Pauline Marois.
Dix solutions pour enrayer le cynisme ambiant!
« M. Charest est largement responsable des malheurs qui s’abattent sur son gouvernement et son parti. La population est tannée de son comportement, de sa façon de nier la vérité, de sa façon de ne jamais répondre aux questions. Pour couronner le tout, il se dit étonné de la réaction de la population et verse des larmes de crocodile qui sont censées nous émouvoir? Voyons, c’est rire des Québécois! », a ajouté la chef de l’opposition officielle.
Pour le Parti Québécois, voici les dix gestes que le premier ministre doit poser s’il veut retrouver un minimum de crédibilité auprès de la population québécoise :
1. Instaurer une commission d’enquête publique sur l’industrie de la construction et le financement du Parti libéral du Québec;
2. Nommer dans les plus brefs délais un Commissaire à l’éthique indépendant;
3. Accepter la démission du ministre de la Famille et demander au Vérificateur général de faire enquête sur le lien entre le financement du Parti libéral et l’octroi de nouvelles places en garderie;
4. Suspendre, le temps de l’enquête, les trois ministres qui sont visés par les vérifications du Directeur général des élections;
5. Accepter la proposition du Parti Québécois de réduire à 500 $ le montant maximal d’une contribution à un parti politique;
6. Accepter la proposition du Parti Québécois à l’effet que le premier ministre ne puisse recevoir aucune autre source de revenu que celle prévue par l’État, incluant celle provenant de son parti;
7. Revenir aux directives sur les conflits d’intérêts plus sévères qui prévalaient sous un gouvernement du Parti Québécois;
8. Respecter les règles qui s’appliquaient avant l’arrivée au pouvoir des libéraux pour les nominations à un poste de juge;
9. Réviser le processus de nomination afin que celui-ci soit à l’abri des pressions des collecteurs de fonds;
10. Exiger que le député de Rivière-du-Loup rende publics les éléments du rapport du Commissaire au lobbyisme le concernant et faire en sorte que le député ne siège plus à la Commission de l’administration publique.
« Depuis son arrivée au pouvoir en 2003, le premier ministre s’est appliqué de façon tout à fait remarquable et ingénieuse à saper la confiance, toujours un peu fragile, que la population avait envers ses institutions démocratiques. Au lieu de travailler de façon positive à restaurer celle-ci, il s’est acharné à la détruire. Aujourd’hui, nous lui donnons l’occasion de se reprendre en appliquant ces dix gestes », a conclu Pauline Marois.
(Source : Marie Barrette)









