Selon la chef du Parti québécois, Pauline Marois, l’histoire retiendra que le premier ministre Jean Charest a choisi la Constitution canadienne plutôt que l’épanouissement du français au Québec.
M. Charest a choisi son camp, a fait valoir Mme Marois à l’Assemblée nationale.
S’il est adopté, le projet de loi 103 permettra aux enfants francophones et allophones d’intégrer le réseau scolaire régulier anglophone après un séjour d’au moins trois ans dans un établissement privé non subventionné de langue anglaise.
Le gouvernement Charest a fait ce compromis pour se conformer au jugement de la Cour suprême du Canada qui a invalidé l’an dernier la loi 104 visant à éliminer les écoles passerelles.
Au motif de protéger les droits fondamentaux, le gouvernement libéral a écarté le recours à la clause dérogatoire de la Charte canadienne des droits, qui lui aurait pourtant permis de faire barrage à la décision du plus haut tribunal du pays.
Le Parti québécois favorisait farouchement cette solution.
Mais le premier ministre a rejeté du revers de la main les critiques de l’opposition, affirmant que le projet de loi 103 «respecte les droits des francophones», tout en protégeant les droits «des autres» citoyens du Québec.









