Sainte-Justine : ça coûte deux fois plus cher et ça prend deux fois plus de temps! | Bernard Drainville - Député de Marie-Victorin - Parti Québécois
À l'Assemblée nationale — 17 août 2010


Le député de Marie-Victorin et porte-parole de l’opposition officielle en matière de santé, Bernard Drainville, s’est dit troublé par l’annonce faite aujourd’hui par le gouvernement Charest à l’effet que l’Hôpital Sainte-Justine sera agrandi au coût de un milliard de dollars et ouvert à partir de 2018.

Dans son dernier rapport, le Vérificateur général confirmait que le budget accordé pour ce projet d’envergure était fixé à 503 millions de dollars. Or, on apprend aujourd’hui que le budget passe du simple au double et atteint maintenant 995 millions de dollars. Qui plus est, alors que le projet devait être livré en 2014, il le sera finalement en 2018. « C’est deux fois plus cher que prévu et quatre ans plus tard. Sans l’ombre d’un doute, le gouvernement libéral fait la preuve, une fois de plus, qu’il est incapable de gérer un chantier d’envergure à l’intérieur des délais et des coûts prévus. Conséquence : les contribuables québécois vont devoir encore payer plus cher pour l’incurie libérale », se désole M. Drainville.

Le député de Marie-Victorin craint que ces dépassements de coûts et de délais pénalisent les enfants, les parents, la communauté médicale de Sainte‑Justine, mais également d’autres établissements de santé au Québec en attente d’investissements. « Depuis qu’il est au pouvoir, le gouvernement libéral a tergiversé avec ce projet, pourtant sur les rails depuis 2002. Par son inaction, on devra s’armer de patience pour encore quatre ans. C’est autant d’années où le risque de dépassements de coûts est bien réel », s’inquiète M. Drainville.

Le Parti Québécois souhaiterait un compte rendu aux trois mois

Le porte-parole de l’opposition officielle en matière de santé demande au ministre de la Santé, Yves Bolduc, de s’engager à rendre public, trimestriellement, l’état d’avancement du projet afin de s’assurer que le Québec ne connaisse pas un autre psychodrame comme dans le cas du CHUM par exemple. « La saga du CHUM justifie amplement que le ministre Bolduc consente à faire le point aux trois mois, lui qui est incapable depuis qu’il est en poste de respecter ses engagements », a conclu Bernard Drainville.

(Source : Éric Gamache)


Articles suggérés

Partagez cet article

À propos de l'auteur

(0) commentaires des lecteurs

Les commentaires ne sont pas permis pour cet article.