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L’élection de Martine Ouellet dans la circonscription de Vachon, le 5 juillet dernier, confirme la force et la vigueur de l’équipe du Parti Québécois de la Rive-Sud, qui compte déjà sur les talents de Marie Malavoy (Taillon), de Bernard Drainville (Marie-Victorin) et de Monique Richard (Marguerite-D’Youville). La nouvelle députée de Vachon étant maintenant assermentée – la cérémonie a eu lieu hier –, le quatuor promet, pour la rentrée, de belles batailles pour la défense des intérêts des citoyens de la Montérégie et de tout le Québec.
Souveraineté et défense des intérêts du Québec
Le député de Marie-Victorin, Bernard Drainville, voit comme une suite logique son passage de la santé aux affaires intergouvernementales canadiennes. « Après plus de trois années à approfondir les dossiers de santé, après des centaines de questions posées au gouvernement, j’ai compris que l’une des clés pour aider à résoudre les problèmes dans le réseau se trouvait à Ottawa, affirme-t-il. Le fédéral nous doit des milliards : pour la crise du verglas (421 millions), en péréquation (1,25 milliard), pour l’harmonisation de la TVQ et de la TPS (2,2 milliards), et pour bien d’autres choses encore. Lorsque nous aurons récupéré cet argent – et ne comptons pas sur le gouvernement de Jean Charest pour y arriver ! – nous pourrons l’investir là où il sera le plus utile, en respectant nos idées et nos valeurs. »
Comme porte-parole des affaires intergouvernementales canadiennes, Bernard Drainville se battra pour les Québécois. « Je ferai entendre cette voix qui nous est propre. Je répéterai que nous voulons garder vivant le registre des armes à feu. Je martèlerai que nous ne voulons pas d’une commission canadienne des valeurs mobilières. Je mènerai le combat pour que le Québec obtienne sa juste part de l’aide financière d’Ottawa, notamment pour notre industrie forestière. Les Québécois peuvent me faire confiance. J’ai défendu leur santé durant plus de trois ans. Maintenant, je vais défendre leurs intérêts dans un sens beaucoup plus large, et avec la même combativité. Je le ferai aussi avec la conviction inébranlable que la meilleure façon de garder notre Québec fort pour les générations à venir, c’est d’avoir tous nos pouvoirs et tout l’argent qui vient avec ceux-ci. Ça nous prend l’indépendance. »
Éducation
La nouvelle ministre de l’Éducation Line Beauchamp fait face à un duo de femmes expérimentées. « Nous sommes extrêmement heureuses de faire équipe sur le dossier de l’éducation ; soyez assurés que la ministre sera suivie de près », affirment d’une seule voix Marie Malavoy et Monique Richard, respectivement porte-parole en matière d’enseignement supérieur, de prêts et bourses et en matière d’éducation primaire et secondaire.
Monique Richard renoue avec plaisir avec le milieu de l’éducation. « La priorité de notre équipe sera la réussite scolaire du plus grand nombre d’enfants », a-t-elle déclaré. « Les moyens utilisés par les commissions scolaires doivent s’incarner dans l’organisation des services offerts, tant pour les enfants en classe régulière que les enfants handicapés ou en difficulté d’adaptation et d’apprentissage (EHDAA). Les taux de décrochage scolaire actuels sont un drame pour le Québec. Pourtant, plutôt que de faire de l’éducation une priorité, le gouvernement a choisi d’augmenter d’à peine 2 % le budget alloué à l’éducation. En ce qui concerne les EHDAA, voilà maintenant plus de deux ans que nous attendons les balises tant promises par la ministre de l’Éducation. Cette question devra maintenant être discutée lors des éventuelles Rencontres des partenaires dont nous attendons toujours les détails. Nous espérons que ces rencontres ne seront pas des lieux de décisions déjà prises. Nous serons très attentifs à cette question. Parents, enfants et enseignants attendent depuis trop longtemps », renchérit Mme Richard.
Elle poursuit : « L’adaptation en catastrophe et sous bâillon, le 11 juin dernier, de la Loi 100, et ce, sans que les gens concernés soient d’accord, exigera une vigilance de notre part. Le gouvernement s’est engagé à ne couper que dans l’administration et non dans les services, et nous allons nous en assurer ».
Mme Richard salue par ailleurs l’arrivée de Mme Hélène Roberge à la présidence de la Commission scolaire des Patriotes. « Elle aura de grand défi à assumer et je lui offre toute ma collaboration. Je suivrai de très près le plan d’action quant au décrochage scolaire », a rajouté la députée de Marguerite- D’Youville, qui participera également cet automne aux travaux de la commission spéciale sur la question du droit de mourir dans la dignité. « J’ai mis sur pied un « Comité des Sages », constitué de quelques citoyens de ma circonscription, avec qui j’échangerai sur ce débat complexe, exigeant mais nécessaire », a conclu Monique Richard.
Marie Malavoy, pour sa part, est d’avis que depuis son entrée en fonction, Line Beauchamp est fort silencieuse en matière d’enseignement supérieur. Elle l’est particulièrement en ce qui concerne les solutions de son gouvernement face au sous-financement des universités. « Par exemple, la ministre parviendra-t-elle à faire entendre raison à l’Université McGill et à l’empêcher de facturer 30 000 $ à ses étudiants au MBA ? Sans quoi, c’est le modèle québécois de nos universités que le gouvernement met en péril », précise la députée de Taillon. Les universités font face à des défis majeurs. « Dès cet automne, le gouvernement doit répondre à l’appel des universités et soumettre des propositions pour assurer leur développement », ajoute-t-elle.
Pour la Montérégie, particulièrement, « je m’assurerai que la ministre Line Beauchamp respecte l’engagement de sa prédécesseure et qu’elle autorise le déploiement de la deuxième phase du Plan d’aménagement de la formation professionnelle et technique », insiste Marie Malavoy. Par exemple, le Collège Édouard-Montpetit attend toujours l’autorisation du MELS pour offrir un nouveau cours en Technologie de radiodiagnostic, malgré les besoins exprimés par le réseau de la santé.
Recherche
À titre de porte-parole en matière de recherche, Marie Malavoy poursuivra ses efforts afin que le gouvernement fasse preuve d’innovation et adopte les logiciels libres dans sa recherche de solutions informatiques. « La démonstration est faite, il existe des solutions informatiques qui peuvent, avec efficacité et à moindre coût, répondre à nos besoins et réaliser des économies substantielles des finances publiques », précise Marie Malavoy.
Environnement
Martine Ouellet, quant à elle, continue d’appuyer les citoyens dans leurs démarches afin de trouver des solutions au problème de nuisance sonore aux abords des aéroports de Saint-Hubert, un problème d’ailleurs reconnu par l’Agence de santé publique du Québec. « Je joins également ma voix à celle des citoyens afin de demander à Transport Canada, qui a une responsabilité dans la réglementation aérienne, d’assurer un support par son expérience et son expertise à DASH-L », ajoute-t-elle.
Par ailleurs, dans la foulée du débat sur les gaz de schiste, le Parti Québécois demande au gouvernement de Jean Charest d’instaurer un moratoire sur l’exploration et l’exploitation de cette énergie. Ce dossier est aussi d’intérêt pour tous les résidents de la Rive-Sud. En effet, tout le territoire de Longueuil et des environs est déjà couvert par des permis d’exploration, détenus par des compagnies majoritairement non québécoises. « Mettons un frein à l’improvisation et réfléchissons, ensemble, sur la manière dont on doit gérer cette ressource, de façon responsable et en pensant aux générations futures », affirme la députée de Vachon.
Toujours en environnement, Martine Ouellet appuie le travail du comité de protection du Parc de la Cité et de sa présidente, Mme Bergeron, qui veulent protéger ce milieu naturel. « Le parc de la Cité est le poumon de Saint-Hubert, un espace vert qui apporte une qualité de vie aux citoyens et citoyennes, et il est important d’en préserver l’intégrité », conclut Mme Ouellet.
En ce qui la concerne, Marie Malavoy entend faire le point sous peu avec le nouveau ministre de l’Environnement, Pierre Arcand, sur les dossiers de la protection de l’île Charron, de la reconnaissance du boisé du Tremblay comme refuge faunique et de la protection de la rainette faux-grillon de l’Ouest.
Protéger l’industrie aérospatiale de la Rive-Sud
Un des dossiers chauds cet automne sera celui de l’achat, par Ottawa, de 65 avions militaires F-35 à la compagnie américaine Lockheed Martin. Un contrat de 9 milliards (plus 7 autres milliards pour l’entretien). Le quart de cet argent provient des taxes et des impôts payés par les Québécois. Or, ce contrat ne sera pas soumis à la Politique des retombées industrielles et régionales du gouvernement fédéral, une première, ce qui risque de priver le Québec de retombées économiques très, très importantes. « Le Québec, et particulièrement la rive sud de Montréal, héberge 55 % de toute l’industrie aérospatiale canadienne, explique Bernard Drainville. Normalement, donc, nous aurions pu compter sur des retombées économiques équivalentes à 55 % de la valeur du contrat. Sauf que dans le cas présent, nous n’avons aucune garantie. C’est donc dire que notre argent pourrait servir à l’émergence de compagnies aérospatiales à l’extérieur du Québec, parce que c’est Lockheed Martin, basée aux États- Unis, qui décidera où iront les contrats. » Bref, notre argent pourrait servir à concurrencer nos propres travailleurs, comme ceux qui gagnent leur vie chez Pratt & Whitney, par exemple. « Cela est tout à fait inacceptable ! », de dire les quatre députés.
Bref, pour l’automne, Mmes Malavoy, Ouellet et Richard ainsi que M. Drainville promettent des débats énergiques et centrés sur les besoins et les attentes des citoyens.
(Sources :
Diane Delorme, attachée politique de Bernard Drainville – (450) 651-9365
Charles Fillion, attaché politique de Marie Malavoy – (450) 463-3772
Josée Jutras, attachée politique de Monique Richard – (450) 641-2748
Patrick Ney, attaché politique de Martine Ouellet – (450) 676-5086)









