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Le Parti Québécois reproche au gouvernement du Québec son incapacité à faire respecter la volonté québécoise pour le maintien du registre des armes à feu, obligeant ainsi, pour une quatrième fois, les élus de l’Assemblée nationale à adopter une motion unanime en ce sens.
« À quatre reprises depuis quatre ans, l’Assemblée nationale adopte unanimement une motion pour le maintien du registre des armes à feu. On pourrait en rire si l’enjeu n’était pas aussi sérieux. Il est honteux de constater que le gouvernement libéral de Jean Charest, avec déjà trois motions de l’Assemblée nationale, est incapable de faire entendre la voix du Québec », a déclaré le député de Verchères et porte‑parole de l’opposition officielle en matière de sécurité publique, Stéphane Bergeron.
À quelques heures d’un vote important du Parlement fédéral, le député de Verchères souligne que cet enjeu témoigne bien de la confrontation des valeurs Québécoises et Canadiennes. « Au Québec, nous avons fait notre lit rapidement sur cette question du registre des armes à feu à la suite des terribles événements de l’École Polytechnique et plus récemment du collège Dawson. Qui plus est, cet outil a coûté suffisamment cher aux contribuables qu’on ne peut certainement pas accepter qu’il soit ainsi relégué à la poubelle », a-t-il ajouté.
Pour sa part, le député de Marie-Victorin et porte-parole en matière d’affaires intergouvernementales canadiennes, Bernard Drainville, s’est dit heureux que cette motion soit expédiée aux présidents de la Chambre des communes et du Sénat canadien, comme à l’habitude, mais également au caucus québécois des onze députés conservateurs. « MM. Lebel, Cannon, Blackburn, Petit, Gourde, Bernier, Paradis, Blaney, Généreux et Mmes Verner et Boucher sont supposés représenter la voix québécoise au Parlement fédéral. À l’évidence, ils en sont incapables. Ils se sont écrasés devant l’Ouest canadien, comme dans bien des dossiers. En mettant une croix sur le consensus québécois, ils n’assument pas leur responsabilité », a conclu Bernard Drainville.
(Source : Éric Gamache)









