Le gouvernement Charest bâillonne la langue française | Bernard Drainville - Député de Marie-Victorin - Parti Québécois
À l'Assemblée nationale — 15 octobre 2010

Je recopie ici un communiqué de l’aile parlementaire péquiste concernant la volonté du gouvernement Charest d’imposer le bâillon pour faire passer sa loi 103. Il faut dénoncer les libéraux car ce projet de loi est infecte. Et pour ajouter à l’insulte, ils nous le rentrent dans la gorge avec un bâillon. L’argent va, encore une fois, prévaloir. C’est la façon libérale. T’as de l’argent, t’as plus de droits. Dans ce cas-ci, l’argent va permettre à ceux qui en ont de s’acheter le droit d’avoir accès à l’école anglaise. Pour leur enfants et leur descendance et ce, à perpétuité. Dénonçons la loi 103 et la méthode libérale!

« En officialisant qu’il utilisera le bâillon afin de faire adopter un projet de loi sur un sujet aussi fondamental que la langue française, le gouvernement libéral de Jean Charest franchira une ligne et posera un geste qu’aucun gouvernement du Québec n’a osé poser avant lui. C’est un terrible coup porté à la langue française. Je suis profondément choqué et révolté par cette attitude odieuse et indigne d’un premier ministre du Québec. Il n’y a pas de mot assez fort pour témoigner de mon indignation et nous condamnons cet acte de la façon la plus sévère. Le gouvernement Charest en paiera le prix politique », a déclaré le député de Borduas et porte-parole de l’opposition officielle en matière de langue, Pierre Curzi.

Un geste lâche et irresponsable pour l’avenir du français

« Dès le départ, le projet de loi n°103, déposé au dernier jour de la session du printemps dernier, a fait l’unanimité contre lui et la vaste majorité des intervenants qui ont témoigné lors des consultations l’a vigoureusement rejeté et combattu. Le gouvernement de Jean Charest a préféré faire fi de ce mouvement de contestation populaire et se plier au diktat de la Cour suprême du Canada en balayant le consensus établi par l’Assemblée nationale autour de la loi 104 en 2002. Cet acte est terriblement lâche et irresponsable pour l’avenir du français au Québec », a poursuivi M. Curzi. « En présentant lundi un nouveau projet de loi dont nous ignorons le contenu, le gouvernement agit en catimini au lieu de chercher à établir des consensus et de se plier à la volonté de la population », a-t-il ajouté.

La seule solution : assujettir les écoles privées non subventionnées à la Charte de la langue française

« Alors que tous les chiffres et indicateurs linguistiques font craindre une anglicisation du Grand Montréal, le gouvernement Charest a fait le choix du parcours authentique et de passer outre l’avis du Conseil supérieur de la langue française en permettant à des parents qui en ont les moyens financiers de pouvoir acheter à leurs enfants le droit à l’enseignement en anglais dans les écoles subventionnées du Québec. Cette décision est inacceptable et profondément injuste car elle va à l’encontre de tous les principes d’égalité devant la loi », a poursuivi Pierre Curzi. « Le gouvernement n’a d’autre choix que d’assujettir les écoles privées non subventionnées à la Charte de la langue française comme nous lui recommandons et comme lui recommandent le Conseil supérieur de la langue française ainsi que de très nombreux groupes. S’il ne le fait pas, il devra vivre avec les conséquences de son choix », a précisé M. Curzi.

(Source : Sophie Villeneuve)


Un bâillon sur la langue française

Un bâillon sur la langue française



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