Old Harry : la ministre Normandeau doit obtenir une entente avec le fédéral | Bernard Drainville - Député de Marie-Victorin - Parti Québécois
À l'Assemblée nationale — 21 octobre 2010

Le député de Marie-Victorin et porte-parole de l’opposition officielle en matière d’affaires intergouvernementales canadiennes, Bernard Drainville, se réjouit du virage à 180 degrés qu’a fait le gouvernement libéral en appuyant hier la motion de l’opposition officielle pour préserver les ressources gazières et pétrolières qui appartiennent au Québec du gisement Old Harry situé dans le Golfe du Saint-Laurent.

« Ça fait des mois qu’on attend que le gouvernement du Québec pose un geste pour enfin protéger ce gisement et s’assurer que Terre-Neuve ne vienne pas pomper nos ressources en récoltant tous les bénéfices et en nous laissant tous les risques. Après avoir fait la moue, le gouvernement libéral et la ministre Normandeau viennent enfin de se réveiller. Espérons maintenant qu’ils seront entendus et qu’il n’est pas trop tard », a déclaré Bernard Drainville.

Le député de Marie-Victorin déplore toutefois que ce soit par l’acharnement de l’opposition officielle que le gouvernement libéral ait été contraint d’agir. « Alors que ça devrait être naturel, il aura fallu s’acharner sur une question fondamentale, soit la défense des intérêts du Québec. C’est déplorable. Pourquoi la ministre Normandeau a-t-elle dû attendre une motion de l’opposition officielle pour enfin agir? », a-t-il demandé.

Selon le député Bernard Drainville, compte tenu que le gouvernement terre-neuvien avait lui, de son côté, octroyé des autorisations pour des levées sismiques, et ce, avec la complicité du gouvernement fédéral, il était impératif que le gouvernement du Québec intervienne rapidement. « Du moment où la possibilité de forages dès 2011 est évoquée du côté terre‑neuvien, cela rend caduc le moratoire québécois jusqu’en 2012, le temps que l’étude stratégique environnementale soit complétée et avec quoi nous sommes d’accord. Il faut donc absolument que l’Assemblée nationale du Québec soit entendue et respectée », a poursuivi M. Drainville.

Une entente avec le fédéral est primordiale

Le porte-parole de l’opposition officielle a rappelé également qu’en novembre 2002, les gouvernements du Québec et du Canada étaient sur le point de conclure une entente administrative pour les hydrocarbures dans le Golfe du Saint-Laurent, comme en fait foi une lettre déposée à l’Assemblée nationale il y a deux semaines signée par l’ancien ministre fédéral, Herb Dhaliwal. « Ce projet d’entente est mort. Pourquoi? Qui a bloqué la signature de ce projet d’entente? Cette entente est pourtant primordiale pour le développement du Québec. En refusant de signer une telle entente, le fédéral, délibérément, empêche le Québec de se développer. C’est à se demander s’ils ne font pas exprès pour nous garder dépendant de la péréquation », a avancé M. Drainville.

« L’exploitation de ce gisement, situé majoritairement sur le territoire québécois, pourrait constituer une richesse collective, en autant que ce soit fait dans le respect des populations concernées, particulièrement des Madelinots, et en suivant les principes du développement durable. Il faut s’inspirer des meilleurs en pareille matière et l’expérience des Norvégiens est un modèle intéressant », a conclu  Bernard Drainville.

(Souce : Direction des communications de l’aile parlementaire du Parti Québécois)

Articles suggérés

Partagez cet article

À propos de l'auteur

(0) commentaires des lecteurs

Les commentaires ne sont pas permis pour cet article.