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Je me permets de reproduire ce communiqué émis par ma collègue Martine Ouellet. Franchement, ce que propose le gouvernement de Jean Charest est indécent. Ils maintiennent carrément leur politique de dilapidation de nos ressources naturelles, mais se permettent de nous jeter un peu de poudre aux yeux pour faire semblant qu’ils agissent sur la préoccupation bien légitime des Québécois concernant le pillage de notre eau. L’eau, c’est la grande ressource stratégique de notre temps et les Libéraux ne font absolument rien pour la protéger. Pire, ils la vendent pour trois fois rien. Ce gouvernement n’a pas de volonté de protéger notre or bleu. Il n’agit pas, alors que ça devrait être son rôle, comme le fiduciaire consciencieux de notre eau pour les générations à venir. 9 millions de redevances, ce sont de lamentables peanuts destinées à calmer l’opinion publique, et rien d’autre.
Voici le communiqué en question :
La députée de Vachon et porte-parole de l’opposition officielle en matière de développement durable, d’environnement, de parcs et d’eau, Martine Ouellet, reproche au gouvernement libéral et à son ministre du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs, Pierre Arcand, de maintenir leur politique de dilapidation de nos ressources en mettant sur pied un système de redevances sur l’eau trop chiche.
« L’annonce du ministre Arcand déçoit. Il rate un rendez-vous important, celui de mettre en place un véritable système de redevances sur l’eau prévues à la Politique nationale de l’eau adoptée à l’automne 2002. Or, il faudrait le faire dès le premier litre puisé. Percevoir un maigre 9 millions de dollars dès la première année est une démonstration assez éloquente que le gouvernement libéral fait encore des cadeaux aux entreprises qui exploitent nos ressources », a déclaré Martine Ouellet.
Des exemples frappants
Compte tenu qu’à chaque jour, les premiers 75 m3 d’eau prélevée sont exclus du calcul de la redevance, la députée de Vachon note qu’une entreprise d’embouteillage d’eau ne versera aucune redevance pour la production annuelle de près de 20 millions de bouteilles d’eau d’un litre!
L’autre exemple concret consiste à l’utilisation massive de l’eau pour la fracturation hydraulique d’un puits de gaz de schiste. Avec les estimations gouvernementales, la redevance appliquée atteindra à peine 840 dollars pour le prélèvement de 12 000 m3 d’eau.
« Il est inacceptable que des compagnies, comme les entreprises d’eau embouteillée, puisent encore notre eau quasi gratuitement alors qu’ils font des profits importants avec cette ressource vitale qui appartient à tous les Québécois! Le gouvernement doit arrêter de faire dans le symbolisme et faire payer le juste prix de nos ressources aux compagnies qui les exploitent », a conclu Mme Ouellet.
(Source : Éric Gamache)









