Rive-Sud : le Parti Québécois a porté la voix de la population. | Bernard Drainville - Député de Marie-Victorin - Parti Québécois

Les députés du Parti Québécois de la Rive-Sud, Bernard Drainville (Marie-Victorin), Marie Malavoy (Taillon), Martine Ouellet (Vachon) et Monique Richard (Marguerite-D’Youville), sont fiers d’avoir porté la voix des Québécois tout au long de la dernière session parlementaire, qui a pris fin il y a une semaine. Cependant, force est de constater que le gouvernement n’écoute pas la population du Québec.

« Les Québécois en ont assez d’apprendre par le biais des médias qu’ils paient de 20 % à 30 % trop cher pour les contrats publics, affirme Marie Malavoy. Chaque cône orange qu’ils voient sur la route leur rappelle qu’un peu de leur argent va directement dans les poches du crime organisé, et que le gouvernement s’en lave les mains. Les gens sont en colère, et avec raison. »

L’opposition n’a cessé de réclamer une enquête publique sur l’industrie de la construction et le financement des partis politiques. Il y a quelques jours, la chef du Parti Québécois, Mme Pauline Marois, a même fait connaître 16 propositions en vue d’assainir les mœurs politiques. « Un gouvernement du Parti Québécois s’attaquerait au problème, a déclaré pour sa part Monique Richard. On ferait la lumière sur les allégations de collusion et de corruption, et on apporterait des solutions. C’est possible de le faire. Il ne manque que la volonté de le faire… »

La santé demeure au cœur des préoccupations des citoyens

Une foule de dossiers santé continuent d’attirer l’attention des députés et de susciter leur inquiétude. Le meilleur exemple est sans doute celui de la nouvelle salle d’hémodynamie à l’hôpital Pierre-Boucher, qui devrait servir à débloquer des artères depuis des années déjà, mais qui demeure à ce jour une salle de débarras. Marie Malavoy et Bernard Drainville en sont outrés, surtout que la députée de Lapinière, Mme Fatima Houda-Pepin, a annoncé récemment des investissements en Montérégie. « Il y a des risques pour la population ; actuellement, on ne dispose que d’une seule salle d’hémodynamie, et son équipement est sur le point de devenir désuet », explique Bernard Drainville, insistant sur le fait que la population de la Montérégie, en constante augmentation, ne peut plus se passer de cet équipement de pointe. « Mais qu’attend le ministre Bolduc pour autoriser l’installation de la salle d’hémodynamie de Pierre-Boucher ? », a demandé Marie Malavoy.

Par ailleurs, dans la circonscription de Vachon, Martine Ouellet a donné son appui au CSSS Champlain ainsi qu’aux travailleurs dans leurs revendications pour le maintien de l’hôpital de Saint-Lambert et le renforcement de sa mission en réadaptation intensive. Elle a aussi dénoncé la construction du CHSLD en PPP avec le groupe Savoie.

De son côté, même si elle est heureuse de l’implantation du groupe de médecine familiale de Marguerite-D’Youville en mars 2010 et de l’arrivée des infirmières praticiennes spécialisées (IPS) en août dernier, Monique Richard a appris dernièrement que le gouvernement n’a pas réglé encore les modalités opérationnelles de facturation entre la FMOQ et le MSSS quant aux IPS, ce qui s’avère un non-respect des engagements du gouvernement libéral de Jean Charest. Bref, c’est une autre promesse non tenue.

L’éducation souffre aussi du manque de leadership du gouvernement

Dans le dossier des élèves handicapés ou ayant des difficultés d’adaptation ou d’apprentissage (EHDAA), « voilà maintenant plus de deux ans que nous attendons les balises tant promises par la ministre de l’Éducation, rappelle la députée de Marguerite-D’Youville. Or, lors de la Rencontre des partenaires, le 25 octobre dernier, la ministre a promis pour juin 2011 ce que son gouvernement promet depuis 2008 ! »

« Je demeure aussi grandement préoccupée par le décrochage scolaire, ajoute-t-elle. Dans ce dossier prioritaire pour les Québécois, nous n’avons toujours pas de résultats, et le gouvernement libéral refuse d’assumer son leadership. On se rappelle que le premier ministre a affirmé que les parents sont les premiers responsables de la réussite de leurs enfants, indiquant du même souffle que son gouvernement en a assez fait en cette matière ; ce que je comprends, c’est que le gouvernement s’en lave les mains ».

Sa collègue de Taillon, Marie Malavoy, note pour sa part que les universités sont toujours en attente. Oui, la ministre de l’Éducation, Line Beauchamp, a finalement convié les partenaires du monde universitaire à une rencontre, mais les réponses étaient données d’avance. « Sans véritable débat, le gouvernement s’apprête à décider d’une hausse majeure des droits de scolarité. C’est inacceptable ! Pendant ce temps, l’Université McGill continue à facturer 30 000 $ par année aux étudiants inscrits au MBA régulier », a dénoncé celle qui est aussi porte-parole en matière d’enseignement supérieur.

De plus, Mme Malavoy rappelle que le Collège Édouard-Montpetit (CEM) attend, depuis plus de deux ans, l’autorisation du MELS pour offrir le cours en Technologie de radiodiagnostic. « Les intervenants de la santé et du marché du travail, dont Emploi-Québec, ont identifié ce besoin pour répondre à la pénurie de main-d’œuvre en Montérégie. Ils ont convenu de l’importance d’offrir ce cours au CEM. Encore une fois, qu’attend donc le gouvernement ? », a-t-elle demandé.

Île Charron - Le temps presse

Avec l’appui indéfectible de ses collègues, la députée de Taillon, Marie Malavoy, assure que les gens de l’agglomération de Longueuil peuvent compter sur sa profonde détermination à travailler au rattachement de l’île Charron au Parc national des Îles-de-Boucherville. « Le temps presse, il reste onze mois avant la fin de la mise en réserve. J’exhorte une fois de plus le promoteur immobilier Luc Poirier et le gouvernement à conclure une entente », a insisté Mme Malavoy.

La députée de Marguerite-D’Youville en action

Monique Richard a mené plusieurs dossiers de front cet automne. Entre autres choses, elle s’est penchée sur la qualité de vie des aînés. « Après deux ans de présence active au cœur de la circonscription, je constate le vieillissement de la population. Cette réalité génère des problèmes de logement importants qui touchent particulièrement les gens âgés, vivant seuls. La perte d’autonomie qui apparaît au fil du temps, la situation économique de plus en plus précaire, tout cela rend nos aînés vulnérables. Certains doivent envisager un déménagement, mais souhaitent demeurer dans leur communauté où, avec les années, ils ont tissé des liens sociaux indéfectibles. Il faut que ces citoyens puissent trouver des réponses à leurs demandes, et ce, dans leur milieu. »

Du côté du transport en commun, Mme Richard est heureuse de constater que le RTL planche sur une meilleure offre de service dans le parc industriel de Boucherville. « Ce sera gagnant pour les citoyens et pour les entreprises », a déclaré la députée de Marguerite-D’Youville.

Une recrue pleine d’énergie et d’idées !

Martine Ouellet, élue le 5 juillet dernier, a quant à elle franchi sa première session parlementaire d’un pas assuré. « Autant sur la scène locale que nationale, j’ai donné le meilleur de moi-même pour tenir mes engagements et atteindre les objectifs fixés afin de représenter le mieux possible la population de Saint-Hubert et celle du Québec », a-t-elle affirmé.

En effet, l’automne a été bien rempli pour Martine Ouellet. Elle a tout d’abord assisté aux séances d’information de l’industrie gazière, puis aux audiences du BAPE sur l’industrie des gaz de schiste, pour laquelle elle a préparé un mémoire qui demande, entre autres, un moratoire. Mme Ouellet a également représenté l’aile du Parti Québécois à la conférence de Cancun sur les changements climatiques pour faire valoir les intérêts du Québec.

Dans le dossier de l’Aéroport de Saint-Hubert, la députée a rencontré les différents intervenants – le comité de citoyens, la Ville de Longueuil, DASH-L, la Chambre de commerce et d’industrie de la Rive-Sud – afin de trouver des solutions au problème de nuisance sonore.

« Cet automne, j’ai par ailleurs constitué un maillon de la chaîne humaine à la manifestation organisée pour sauver le boisé du Parc de la Cité, menacé de disparaître en raison d’un projet de construction de condos », a-t-elle ajouté.

Puis, récemment, la députée de Vachon a dénoncé le règlement sur la redevance exigible pour l’utilisation de l’eau, « parce que le taux fixé aux compagnies qui puisent la ressource, pour en faire des profits, est dérisoire », juge-t-elle.

Martine Ouellet voit loin et pense à l’avenir : « J’ai déposé une motion à l’Assemblée nationale, demandant de considérer l’élimination progressive de la vente ainsi que l’achat de bouteilles d’eau à l’Hôtel du Parlement, et ce, dans le cadre du Plan de développement durable dont s’est doté l’Assemblée nationale. Cette motion a été adoptée à l’unanimité ! » Serait-ce la première d’une série d’initiatives vertes de la part de la députée de Vachon ?

Une autre bonne idée pour le Québec : les logiciels libres, un puissant moyen de moderniser l’État

De l’avis de Marie Malavoy et de ses collègues, le gouvernement doit donner un sérieux coup de barre pour introduire les logiciels libres et ainsi faire d’une pierre, deux coups : répondre efficacement à nos besoins informatiques et réaliser des économies substantielles.  « Dans ce domaine, le temps de l’approche des petits pas est dépassé. Il faut une véritable volonté politique, extrêmement claire, afin de mettre fin au monopole informatique. Nos finances publiques s’en porteront mieux, plusieurs études et expériences québécoises et internationales l’ont démontré. Il en va de notre avenir et de notre indépendance technologique », a déclaré Marie Malavoy. Cette dernière et le député de Richelieu, Sylvain Simard, ont dévoilé la position du Parti Québécois en matière de logiciels libres en octobre dernier.

Le fédéral se moque des Québécois, et le gouvernement Charest en est le complice

Bernard Drainville a, quant à lui, dénoncé les injustices qui perdurent au sein de la « fédération » canadienne. Il a notamment insisté sur l’urgence, pour le Québec, d’obtenir une entente avec Ottawa sur l’exploitation des hydrocarbures dans le golfe du Saint-Laurent. « Les discussions sur le gisement de pétrole de Old Harry piétinent. Actuellement, Terre-Neuve – qui l’a obtenue, elle, cette entente avec le fédéral – peut exploiter les ressources qui se trouvent dans le golfe, explique le député. Ces ressources, qui nous appartiennent, c’est à nous de décider de quelle façon nous voulons les exploiter. Selon nos valeurs et dans le respect de l’environnement et des personnes. Il est temps que le Québec ait tous les moyens pour décider de l’avenir de ses richesses naturelles et de son territoire ; on ne peut pas se permettre de laisser Terre-Neuve piller ce qui nous appartient sans rien dire. »

« Mais il y a une bataille qu’on a gagnée, poursuit le député : celle sur les projets d’infrastructures. Ottawa a plié et a finalement accepté de repousser de sept mois la date butoir du programme, pour permettre aux municipalités québécoises de terminer leurs projets sans inquiétude. Au lieu de devoir tout finir pour la fin de décembre, elles auront jusqu’à l’automne prochain pour mener à bien les ouvrages. C’est plusieurs dizaines de projets – notamment d’égout, d’aqueduc, de routes – qui sont en cause, plus de 200 millions de dollars que les municipalités auraient pu perdre si le PQ n’avait pas mené cette bataille en leur nom. Nous sommes heureux d’avoir contribué à faire entendre raison à Ottawa. Mais, encore une fois, il a fallu poser des questions, mettre de la pression sur le gouvernement Charest pour qu’il demande à Ottawa de repousser la date butoir. »

Bien d’autres dossiers litigieux opposent Québec et Ottawa, et ils ont un impact direct sur notre vie de tous les jours. Par exemple, le Fonds pour les portes d’entrée du Canada, dans lequel le gouvernement fédéral a mis 2,1 milliards. « Ottawa a décidé d’investir dans les postes frontaliers, les ports, les ponts, là où passent les marchandises que nous importons et que nous exportons. L’Ontario a reçu plus de la moitié de l’argent, soit 1,1 milliard, l’Ouest a reçu 350 millions. L’Atlantique, 150 millions. Le Québec, lui, a reçu 10 millions pour le poste frontalier de Lacolle. Même pas 1 % de l’enveloppe ! C’est ridicule et insultant ! Comme si, au Québec, il n’y avait pas de beaux, de grands projets – comme au port de Montréal, qui attend l’argent du fédéral pour procéder à d’importants investissements. Le Québec est une nation commerçante ; nous avons droit à notre juste part des fonds fédéraux. Qu’attend donc le gouvernement Charest pour monter le ton et faire respecter les intérêts de la nation québécoise ? »

Bernard Drainville, Marie Malavoy, Martine Ouellet et Monique Richard, qui espèrent que, pour le gouvernement, l’année 2011 sera marquée par la vision et l’action, profitent de l’occasion pour souhaiter de très joyeuses fêtes aux citoyens de leurs circonscriptions ainsi qu’à toute la population du Québec !

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