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Chers ami(e)s,
J’ai reçu, ces derniers jours, plusieurs courriels de soutien à la suite de la nouvelle rapportant que j’avais porté plainte pour intimidation contre deux individus, rencontrés par hasard dans un restaurant de la région de Québec, en novembre 2010. Ceux-ci n’étaient manifestement pas d’accord avec certaines des interventions publiques que j’ai faites dans le cadre de mon travail de député, au sujet d’un collecteur de fonds du PLQ.
Évidemment, ce n’est pas agréable de se faire apostropher aussi cavalièrement dans un endroit public, en particulier lorsqu’on y est pour des raisons personnelles, entre amis, ou avec des membres de sa famille.
C’est pourquoi vos commentaires, dans lesquels vous m’assurez de votre appui, me font vraiment chaud au cœur. Ils me donnent du courage. Ils viennent renforcer ma conviction selon laquelle nous devons dénoncer le pouvoir occulte de l’argent et l’influence indue qu’il peut avoir sur les décisions politiques et les institutions d’État. Il y a quelque chose de profondément malsain et répréhensible dans le fait qu’un collecteur de fonds puisse déterminer les choix du gouvernement simplement parce qu’il collecte beaucoup d’argent pour le parti au pouvoir. Dans notre démocratie, ce n’est pas l’intérêt partisan ou les forces de l’argent qui doivent dicter nos choix collectifs. C’est l’intérêt public.
Nous devons nous tenir debout malgré les risques que cela implique parfois. Je continuerai de parler, de questionner. Je continuerai de le faire pour nous tous, pour que le Québec que nous aimons tant continue de nous inspirer fierté et droiture.
Merci beaucoup !
Bernard Drainville









