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Je me permets de reproduire ici un communiqué émis par mon collègue député Jean-Martin Aussant parce qu’il met de l’avant le leadership exercé par le Parti Québécois sur les questions énergétiques et le dossier nucléaire en particulier. Bravo Jean-Martin !
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Le député de Nicolet-Yamaska et porte-parole de l’opposition officielle en matière d’économie, d’institutions financières et de commerce international, Jean‑Martin Aussant, reproche à l’ADQ et au PLQ de mener une campagne de peur concernant l’impact de la fermeture de la centrale nucléaire Gentilly-2 à Bécancour, particulièrement eu égard aux employés. Rappelons que cette position du Parti Québécois a été longuement réfléchie et dévoilée à l’automne 2009.
« Notre proposition de déclassement de Gentilly et d’investissement dans les énergies alternatives créerait beaucoup plus d’emplois qu’il en existe actuellement. Sur le plan économique, tout le monde y gagnerait clairement. Ne pas vouloir reconnaître cela et dire bêtement que je veux mettre des gens au chômage, c’est faire de la vieille politique dont les gens ne veulent plus », a déclaré M. Aussant.
Le député de Nicolet-Yamaska souligne qu’en plus des coûts d’enfouissement, de l’aspect environnemental et énergétique de la centrale, les arguments concernant la perte des emplois ne tiennent pas. « Le déclassement de la centrale ne signifierait pas sa fermeture immédiate. Il ne suffira pas simplement de tourner un interrupteur et de fermer la porte; il faudra du temps pour déclasser la centrale et les employés y seront encore pendant plusieurs années », a-t-il ajouté.
Investir dans les énergies renouvelables est dix fois plus créateur d’emplois
Jean-Martin Aussant tient à préciser qu’en investissant dans l’hydroélectricité, l’efficacité énergétique, l’éolien, le solaire, la géothermie et la biomasse, on crée davantage d’emplois. « L’Ontario a créé 20 000 emplois dans les domaines solaire et éolien, soit environ 3000 emplois créés par milliard investi. Par comparaison, le nucléaire au Québec ne maintient que 300 emplois par milliard investi – dix fois moins –, et ce, sans tenir compte des dépassements de coûts qui vont réduire encore davantage ce chiffre. « Il est donc évident que le réinvestissement de milliards dans le nucléaire ne fait pas le poids face à la création d’emplois dans les énergies d’avenir, que ce soit directement chez nous dans la région ou au Québec en général », a indiqué le député de Nicolet-Yamaska.
Le député déplore le manque de vision économique dans le projet de reconstruire la centrale nucléaire. « Non seulement les coûts directs de la reconstruction sont trop élevés pour le rendement économique comparativement à d’autres investissements, mais il faut aussi développer au plus vite dans le Centre-du-Québec et la Mauricie les secteurs d’avenir qui feront vraiment prospérer les générations qui nous suivront. Ces secteurs sont davantage l’éolien et le solaire que le nucléaire. Nous ne pouvons pas nous permettre de manquer le bateau des énergies renouvelables quand nous possédons un potentiel absolument phénoménal dans le domaine », a souligné M. Aussant.
Pendant ce temps, on gaspille 150 millions de dollars par année
Il a rappelé que la centrale Gentilly-2 représente, au plan énergétique, que 2,4 % du réseau d’Hydro-Québec et qu’à quelques pas de la centrale, l’usine de cogénération est toujours fermée, prête à produire des mégawatts. Or, le gouvernement Charest et Hydro-Québec préfèrent gaspiller 150 millions de dollars par année pour maintenir cette usine fermée, en guise de compensation à TransCanada Energy.
« J’ai confiance en l’intelligence de la population et je continuerai à faire valoir mes arguments. Si un projet ne tient pas la route, il faut le dire et expliquer pourquoi, même si cela demande du courage et qu’on s’expose à de la désinformation de ceux qui préfèrent la démagogie facile », a conclu Jean‑Martin Aussant.
(Source : Éric Gamache)









