Pont Champlain : Ottawa et Québec doivent rapidement annoncer la construction d’un nouveau pont | Bernard Drainville - Député de Marie-Victorin - Parti Québécois
À l'Assemblée nationale — 08 avril 2011

Pour un nouveau Pont Champlain

« Les gouvernements du Québec et du Canada doivent annoncer dans les plus brefs délais la construction d’un nouveau pont pour remplacer le pont Champlain actuel, et ce, non seulement pour assurer la sécurité de ses usagers, mais également pour maintenir cet axe de transport essentiel pour l’économie du Québec », a déclaré aujourd’hui la députée de Charlevoix et chef de l’opposition officielle, Pauline Marois.

« Les rapports des experts sont sans appel : le pont Champlain est non seulement en piètre état, mais il doit être remplacé par une nouvelle structure d’ici 10 à 15 ans. Compte tenu des délais reliés à la construction d’un nouvel ouvrage, les gouvernements québécois et fédéral doivent annoncer la création d’un bureau de projet qui serait opérationnel dès ce printemps », a ajouté la chef de l’opposition officielle.

« Le pont Champlain est une structure cruciale pour Montréal et la Montérégie. Son importance stratégique est indéniable tant au niveau de la fluidité de la main-d’œuvre que du transport des marchandises. Près de 60 millions d’automobiles et de camions l’utilisent chaque année. Le Québec n’a pas les moyens de se contenter d’un ouvrage affaibli dont la survie à long terme est incertaine », a affirmé Mme Marois.

« En septembre 2009, la société Les Ponts Jacques Cartier et Champlain ainsi que le ministre des Transports du Québec annonçaient le lancement d’une étude de préfaisabilité pour examiner les choix à long terme quant à l’avenir du pont Champlain. On a déjà perdu trop de temps, Québec et Ottawa doivent rendre publique cette étude maintenant », a lancé le député de Gouin et porte-parole de l’opposition officielle en matière de transports, Nicolas Girard.

Transport en commun

Le gouvernement du Québec doit absolument s’assurer que l’on fasse une place importante au transport en commun dans le projet de nouveau pont Champlain, notamment en exigeant qu’il comporte des voies réservées pour le transport en commun. On devra également évaluer sérieusement la possibilité d’implanter un système léger sur rail (SLR). « La construction d’un nouveau pont est une occasion unique pour donner un nouvel élan au transport collectif entre la Rive-Sud et Montréal. Ce nouvel ouvrage devra être de son siècle, c’est-à-dire en accord avec les principes du développement durable », a déclaré le député de Gouin.

« À ce sujet, nous sommes inquiets de l’attitude du gouvernement fédéral. En effet, le porte‑parole du ministre fédéral des Transports, Chuck Strahl, a affirmé au quotidien Le Devoir le 22 janvier dernier que « tout projet de transport collectif qui pourrait venir se greffer au projet concernant Champlain vient en second pour nous ». Il va sans dire que cette vision passéiste du Parti conservateur ne devra pas prévaloir lors de l’élaboration du projet du nouveau pont Champlain. De plus, nous apprenions hier que le premier ministre Harper s’oppose au financement d’un nouveau pont Champlain alors qu’il est prêt à investir 500 millions dans la partie américaine du nouveau pont Windsor-Détroit. Tout cela est très inquiétant », a affirmé le député de Marie-Victorin et porte-parole en matière d’affaires intergouvernementales canadiennes, Bernard Drainville.

Un plan d’urgence

« Considérant les risques importants décrits par les experts, le ministre des Transports du Québec, Sam Hamad, doit, sans délai, annoncer qu’un plan d’urgence sera mis en place dans l’éventualité où le pont Champlain actuel faillit à la tâche avant que le nouvel ouvrage ne soit achevé. Les Québécois doivent être informés sans délai des mesures qui seront prises si le pont flanche, c’est une question de sécurité », a martelé Nicolas Girard.

Des consultations

Si la construction d’un nouveau pont doit débuter le plus tôt possible, il est néanmoins primordial que des consultations soient menées au préalable, notamment auprès des élus et des citoyens de la Rive-Sud et de Montréal. « Un projet d’une telle importance ne saurait être mis en branle sans que les premiers concernés n’aient leur mot à dire », a déclaré le député de Richelieu et président du caucus des députés du Parti Québécois de la Montérégie, Sylvain Simard.

Une coordination essentielle

« Il va sans dire que les travaux de construction du nouveau pont Champlain ainsi que le raccordement de ce dernier avec le réseau routier existant entraîneront des perturbations importantes pour les automobilistes montréalais déjà passablement affectés par d’autres chantiers. Les gouvernements devront mettre en place toutes les mesures possibles afin de coordonner les travaux de construction du nouveau pont avec la réfection de l’échangeur Turcot et de l’autoroute Bonaventure », a conclu la députée de Pointe-aux-Trembles et porte-parole de l’opposition officielle pour la Métropole, Nicole Léger.

(Source : Marie Barette)

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