Privatisation des CHSLD : payer plus cher pour moins de soins | Bernard Drainville - Député de Marie-Victorin - Parti Québécois
À l'Assemblée nationale — 29 avril 2011

La députée de Vachon, Martine Ouellet, ainsi que le député de Marie-Victorin et parrain du comté de Laporte, Bernard Drainville, dénoncent l’échec libéral des partenariats public-privé (PPP) dans le domaine des soins de santé pour les aînés.

Alors que le gouvernement libéral s’apprête à lancer de nouveaux appels d’offres pour la construction de quatre Centres d’hébergement et de soins de longue durée (CHSLD), dont trois dans la région de la Montérégie – à Châteauguay, à Granby et à Saint-Jean-sur-Richelieu –, les députés dénoncent son entêtement à vouloir imposer de nouveau la formule PPP pour la réalisation de ces projets. « Le cas du CHSLD de Saint‑Lambert illustre pourtant bien l’échec des PPP dans ce secteur et devrait servir d’exemple au gouvernement », a déclaré la députée de Vachon. « Alors qu’une étude d’avant-projet gardée secrète prédisait des économies de l’ordre de 30 %, une étude avantages/coûts rendue publique récemment démontre que ce CHSLD coûtera 60 millions de plus aux contribuables du Québec que s’il avait été réalisé en mode conventionnel », a ajouté Martine Ouellet.

« En plus de cette augmentation de coûts, nous constatons qu’il y a des lacunes dans les services de base. Ce sont les aînés et leur famille qui font les frais de l’improvisation de ce gouvernement », a dénoncé Bernard Drainville, qui rappelle également que l’établissement a eu d’énormes difficultés à recruter le personnel médical requis pour son fonctionnement. Le député de Marie-Victorin constate de plus que le gouvernement Charest est incapable d’apprendre de ses erreurs. « Au lieu de persister dans cette aventure douteuse, le gouvernement devrait faire acte d’humilité et renoncer à la formule des PPP pour les projets futurs », a-t-il déclaré.

« Comment expliquer l’insistance du gouvernement à avoir recours à la formule PPP ? Le financement du Parti libéral du Québec en serait-il la cause ? Le ministre de la Santé, M. Bolduc, devrait faire preuve de transparence en rendant public l’ensemble des études relatives à ce projet, de même que le contrat – non caviardé – liant l’Agence de la santé et des services sociaux et le promoteur privé. Ainsi, nous pourrions peut-être voir plus clair dans cette affaire », ont conclu Martine Ouellet et Bernard Drainville.

(Sources : Diane Delorme et Patrick Ney)

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