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Pour mettre en échec le cynisme ambiant provoqué par les révélations troublantes sur le rôle de l’argent en politique, nous proposons de rendre le financement des partis politiques essentiellement public.
Concrètement :
1) Les crédits d’impôt aux contributeurs (6,5 millions de $) seraient transformés en allocations basées sur le nombre de votes obtenus par les partis politiques;
2) Le financement par électeur passerait de 0,82 $ à 2,00 $;
3) Les dons des électeurs seraient limités à 100 $, et;
4) Les pouvoirs d’enquête du DGE et les sanctions pour les infractions seraient renforcés. Tableau 1 : Modifications des coûts pour l’État (en millions de $)
Tableau 1 : Modifications des coûts pour l’État (en millions de $)
| Coûts pour l’État | Système actuel | Financement public |
| Financement par électeur | 4,7 | 11,4 |
| Crédits d’impôt | 6,4 | 0 |
| Remboursement électoral | 2,7 | 2,7 |
| Total | 13,8 | 14,1 |
Avantages de la proposition de financement public :
I. Les partis politiques sont à l’abri de l’influence indue des importants donateurs et collecteurs grâce au financement public (moins de 1 % des électeurs ont contribué à des partis politiques en 2009, mais ils ont donné 11,5 millions de $);
II. La pratique des prête-noms devient impossible avec des dons de 100 $;
III. Ce mode de financement désavantage les partis politiques dont le financement repose uniquement sur des gens aisés qui profitent largement des crédits d’impôt non remboursables (ce qui n’est pas le cas des contributeurs qui paient peu ou pas d’impôt);
IV. Ce mode de financement encourage le militantisme (on va à la rencontre des électeurs et, éventuellement, on obtient d’eux du financement);
V. Les circonscriptions pourraient conserver tous les dons, puisque que le parti sera financé à l’aide des allocations de l’État;
VI. Une contribution maximale de 100 $ est à la portée de davantage de personnes. Lors de la prochaine élection, le Parti Québécois proposera donc une limite à 100 $, contre celle des Libéraux à 1000 $.
VII. Un nouveau parti politique qui émerge entre deux élections pourrait, par exemple, obtenir un financement initial de 100 000 $ s’il parvenait à convaincre 1000 nouveaux membres de lui faire un don de 100 $, et;
VIII. Un parti établi qui a subi une importante défaite électorale pourra se refinancer à l’aide des contributions de ses sympathisants.









