Un sondage éloquent : les Québécois en faveur de la réforme des institutions démocratiques

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the flag of Quebec

Mardi dernier, les résultats d’un sondage Léger Marketing ont été publiés dans le Journal de Montréal. Les réponses des personnes sondées illustrent une grande soif de rénovation démocratique. Je ne peux que m’en réjouir. C’est un signal clair que non seulement notre parti doit garder le cap sur les réformes importantes qu’il propose, mais que les Québécois veulent aller plus loin et réclament des changements en profondeur dans notre système politique.

Les résultats

Les résultats sont clairs : sur les « dix propositions qui amélioreraient la démocratie au Québec », une seule n’obtient pas l’appui de plus de 50 % des répondants :

1. Obliger les députés à rendre compte de leur travail : 85 %
2. Publication d’un portrait clair des finances publiques à tous les six mois : 83 %
3. Créer un poste de vérificateur général avec pouvoir d’enquêter sans limites : 76 %
4. Possibilité de révoquer un député : 73 %
5. Pétition pour forcer le gouvernement à consulter la population sur certains enjeux : 73 %
6. Avoir des élections à date fixe : 66 %
7. Modifier le mode de scrutin afin que les partis politiques obtiennent un nombre de sièges à l’Assemblée nationale proportionnel au pourcentage des votes obtenus : 65 %
8. Plafonner les dons aux partis à 100 $ : 59 %
9. Élection du premier ministre au suffrage universel : 56 %
10. Abolir la ligne de parti : 39 %

(Source : Léger Marketing, dans le Journal de Montréal, le mardi 11 octobre 2011, p. 23. Sondage auprès de 813 répondants du 4 au 6 octobre 2011, +/- 3,5 %)

Je suis donc heureux de constater que des propositions que certains de mes collègues et moi-même avons mises de l’avant sont appuyées par de nombreux Québécois. Qu’elles sont considérées par une vaste majorité de la population comme une façon de redonner le pouvoir aux citoyens.

Un message clair

Le message qui m’a été envoyé à l’occasion de la consultation que j’ai menée cet été était très clair : nous devons changer notre système politique pour remettre les citoyens au pouvoir. Il s’agit du meilleur moyen dont nous disposons pour lutter contre le cynisme et la désaffection politique. Les résultats du sondage démontrent que les courriels qui m’ont été transmis cet été étaient représentatifs de l’état d’esprit dans lequel se trouvent les Québécois.

Le prochain Conseil national du Parti Québécois

C’est donc avec beaucoup d’enthousiasme que j’envisage ma participation au prochain Conseil national du Parti Québécois, qui traitera de la réforme de nos institutions démocratiques. En choisissant ce thème, notre parti fait non seulement preuve d’une grande écoute de la voix de la population, il fait aussi preuve d’un grand courage, car il reconnaît que les citoyens ont perdu confiance dans la politique. À la lumière des données qui ont été rendues publiques mardi, je suis plus convaincu que jamais que c’est dans cette direction que nous devons aller si nous voulons regagner la confiance des Québécois.

Les Québécois sont tannés d’être déçus ; il est plus que temps que nous leur proposions un changement à la hauteur de leurs attentes. Et je suis convaincu que le Parti Québécois est le véhicule qui pourra livrer ce changement.

Rebâtir la confiance

Dans son commentaire accompagnant la publication de son sondage, Jean-Marc Léger affirme que le Parti Québécois est « un parti qui vieillit mal », que nous faisons « fausse route » et que « les jeunes sont ailleurs ». Nous n’avons jamais nié que les propositions de réformes démocratiques ne constituent pas une panacée. Qu’elles ne règlent pas tous les problèmes en économie, en santé, en éducation, ou concernant les ressources naturelles. Elles ne sont pas non plus, il va sans dire, une réponse au manque criant de places en garderie. Ces propositions ne permettent pas, d’un coup de baguette magique, d’éradiquer la corruption. Ce qu’elles permettraient, par contre, c’est de rebâtir le lien de confiance entre la population et ses élus. Or, retrouver la confiance est absolument nécessaire pour qu’un parti politique et, éventuellement, un gouvernement réussissent les réformes majeures dont le Québec a besoin dans tous les domaines de la vie.

Depuis plus de deux ans, les Québécois se sentent impuissants dans leur volonté de tenir une commission d’enquête publique sur l’industrie de la construction. Le gouvernement Charest refuse ce que 75 % des Québécois réclament. Si le Québec disposait d’un processus de référendum d’initiative populaire, les Québécois l’auraient déjà, leur enquête publique. S’il y avait possibilité de révoquer le mandat d’un élu au Québec, les citoyens auraient pu congédier l’ex-ministre de la Famille et député de Lafontaine, Tony Tomassi, pour ses manquements graves à la fonction de député.

Le pouvoir aux citoyens

Ce ne sont que deux exemples, mais ô combien frappants ! Frappants parce qu’ils démontrent clairement que nous devons redonner le pouvoir aux citoyens. Présentement, au Québec, il y a déni de démocratie. Or, nous pouvons envisager tous les changements que nous voulons, si la confiance n’y est pas, il sera difficile de les mener à bien, et ce, pour quelque parti politique que ce soit.

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