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    BILAN DE SESSION : un gouvernement libéral sourd, muet et aveugle

    15.12.09 / La Une, Sessions parlementaires / Commentaires: (1)
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    Bilan de session parlementaire

    Bilan de session parlementaire

    C’est la fin d’année 2009 et l’heure est au bilan de session parlementaire qui s’est terminée le 4 décembre dernier. Pour le gouvernement Charest, ce qu’il faut retenir, c’est qu’il n’entend rien, ne voit rien et ne fait rien. C’est un gouvernement libéral sourd, muet et aveugle. Tel est le constat des trois députés du Parti Québécois de la Rive-Sud : Bernard Drainville, député de Marie-Victorin et porte-parole de l’opposition officielle en matière de santé, Marie Malavoy, députée de Taillon et porte-parole en matière d’enseignement supérieur, de recherche et de développement, et Monique Richard, députée de Marguerite-D’Youville et porte parole en matière d’emploi et de solidarité sociale.

    « Ce gouvernement travaille en fonction de ses propres intérêts, non pas en fonction des intérêts de la population, de laquelle il est complètement déconnecté. La preuve ? Son obstination incompréhensible à refuser de tenir une enquête publique sur l’industrie de la construction », déclare Bernard Drainville.

    « L’entêtement du gouvernement libéral fera légende, ajoute Marie Malavoy. Que ce soit dans le dossier de l’attribution des places en garderie, du jugement de la Cour suprême sur la Loi 104, du plan Nord, de la gestion des FIER – et j’en passe –, les Libéraux apportent toujours la même réponse : la fuite. Impossible d’obtenir des réponses satisfaisantes. »

    Monique Richard abonde elle aussi en ce sens : « J’invite la population à se rendre sur le site de l’Assemblée nationale* pour signer la pétition réclamant la tenue d’une commission d’enquête publique et indépendante sur l’industrie de la construction. Et, surtout, à diffuser largement l’information pendant le temps des Fêtes. »

    « Nous continuerons de talonner les Libéraux pour obtenir des réponses, poursuivent les trois députés. Un jour ou l’autre, le gouvernement n’aura plus d’autre choix que de s’attaquer aux vrais problèmes, de se ranger du côté de la majorité de la population, particulièrement en ce qui concerne l’enquête publique sur l’industrie de la construction. ». Deux mots illustrent bien le travail du Parti Québécois au cours des derniers mois : la vérité – que l’on veut connaître – et l’identité québécoise – que l’on veut affirmer.

    Santé – Du surplace et de l’improvisation

    En santé, les exemples démontrant la négligence du gouvernement libéral ne manquent pas. « Les couples infertiles n’ont toujours pas accès aux traitements de fécondation in vitro gratuits, malgré l’engagement de Jean Charest lors de la dernière campagne électorale. Autre exemple : la loi facilitant le don d’organes, adoptée en 2006, n’est toujours pas appliquée. Il y a plus de 1000 personnes en attente d’un organe au Québec. C’est souvent pour elles une question de vie ou de mort. Le ministre doit agir rapidement dans ce dossier », affirme Bernard Drainville.

    La dernière session parlementaire a également été marquée par la campagne de vaccination contre la grippe A (H1N1), dont les débuts étaient dignes d’un match de la LNI. « J’espère que le gouvernement aura appris de cet épisode de cafouillage, indique M. Drainville. Heureusement, les employés du réseau de la santé ont été d’une remarquable efficacité. Je les salue et les remercie. »

    Bernard Drainville se réjouit toutefois du bon accueil que les autres partis à l’Assemblée nationale ont réservé à la proposition du Parti Québécois de tenir une large discussion sur la dignité en fin de vie. « Le Québec est prêt à aborder cette question. Récemment, plusieurs groupes se sont prononcés en faveur de la tenue d’un tel débat, notamment l’AFEAS, la Fédération des médecins omnipraticiens et la Fédération des médecins spécialistes. Nous sommes capables de mener ce débat sereinement, au-delà de toute partisanerie et en gardant la personne humaine au centre de la réflexion. J’ai hâte d’entendre les Québécois sur le sujet. »

    Places en garderie– le gouvernement ne livre pas la marchandise, au détriment des familles

    Monique Richard croit quant à elle qu’au Québec, le « Paradis des familles », il y a encore loin de la coupe aux lèvres. Quelque 1800 enfants des villes de Boucherville et de Sainte-Julie sont toujours en attente d’une place en CPE. Certains n’en verront jamais la couleur. « Qui plus est, ajoute la députée de Marguerite-D’Youville, sur les 174 places devant être réalisées à Boucherville en 2008-2009, seules 80 places ont effectivement été développées. Quant à Sainte-Julie, aucune place n’avait été prévue en 2008-2009. Plusieurs projets ont de la difficulté à se matérialiser, faute d’un support adéquat du ministère de la Famille qui laisse à eux-mêmes les parents bénévoles chargés de faire aboutir les projets. Le gouvernement doit cesser de cafouiller et assumer un réel leadership », somme Monique Richard. Rappelons que pour l’ensemble de l’agglomération de Longueuil, c’est plus de 5000 enfants qui sont en attente d’une place en garderie.

    Éducation – la ministre Courchesne forcée à revoir sa stratégie

    « La ministre Michelle Courchesne a dû reporter l’étude de deux projets de loi (38 et 44) à plus tard. En clair, elle a été forcée de revoir sa stratégie et de refaire une bonne partie de ses devoirs. Souvent interpellée tout au long des audiences publiques et lors de la période des questions à l’Assemblée nationale, elle s’est montrée incapable de dire comment le projet de loi 38 sur la gouvernance des universités règlera, par exemple, les cas des multiples hausses salariales, bonis et indemnités versés aux cadres de nos universités, alors que celles-ci sont en déficit et qu’elles manquent cruellement de financement », déclare Marie Malavoy.

    En ce qui concerne le projet de loi 44 sur la gouvernance des cégeps, encore une fois la ministre devra apporter plusieurs modifications pour obtenir l’appui de l’opposition officielle. Comme plusieurs cégeps, le Collège Édouard-Montpetit (CEM) se montre sévère face à ce projet de loi puisqu’il diminue son autonomie, notamment le pouvoir et le rôle du directeur général, et limite sa capacité à identifier les personnes de son milieu qui siégeront au conseil d’administration. « Également, en supprimant la participation pleine et entière de la direction des études au conseil d’administration des cégeps, la ministre menace la qualité de l’enseignement aux étudiants. Nous ne pouvons pas laisser la responsabilité de la transmission du savoir au sein de nos établissements d’enseignement supérieur dépendre majoritairement d’un point de vue externe. Il en va de la qualité de l’enseignement et de la formation de notre main-d’œuvre », souligne la députée de Taillon.

    Emplois chez Pratt & Whitney Canada – le ministre Gignac ne répond pas aux questions

    La fermeture d’une usine de Pratt & Whitney Canada dans Taillon et la mise à pied de plus de 360 travailleurs ont également marqué la session parlementaire et touché lourdement les comtés de la Rive-Sud. « Le ministre du Développement économique, de l’Innovation et de l’Exportation, Clément Gignac, n’a pas été en mesure de répondre à mes questions, à savoir : est-ce que le gouvernement a pris la peine de mettre des conditions au prêt de 142 millions de dollars à l’entreprise ? Est-ce qu’il a pris la peine d’avoir un plancher d’emploi ? Est-ce qu’il a pris la peine d’obtenir des garanties pour protéger les travailleurs ? Encore une fois, le gouvernement fait la sourde oreille et ne répond pas aux questions. Mes collègues et moi déploierons tous nos efforts pour supporter les travailleurs touchés et contribuer à la relance de ce secteur économique sur la Rive-Sud », assure Marie Malavoy.

    Départ de Camil Bouchard

    « C’est sous le choc que nous avons appris hier la démission de notre collègue député de Vachon, Camil Bouchard, un souverainiste convaincu et un homme d’une grande générosité.  Nous avons perdu un précieux collègue, brillant et dédié au bien-être des enfants et aux gens de sa circonscription. Il nous manquera énormément. Nous respectons sa décision et lui souhaitons bonne chance, tant dans ses projets personnels que professionnels », ont exprimé d’une même voix les députés Bernard Drainville, Monique Richard et Marie Malavoy.

    Mais avant de quitter, en véritable homme d’équipe, M. Bouchard a tenu à dresser, lui aussi, son bilan de la dernière session parlementaire.

    Diversité culturelle, intégration des immigrants et soutien aux communautés autochtones – le gouvernement fait fausse route

    « Cette  dernière session fut particulièrement pénible. Au-delà des odeurs de malversations et de collusion, rien. Ce gouvernement ne gouverne pas : il éteint les feux de son irresponsabilité et de son indolence, c’est tout. Il a pensé résoudre la question de l’intégration des immigrants en l’ignorant. Mal lui en pris : le projet de loi 16 sur la diversité culturelle l’a ramené à la réalité », de faire remarquer le député sortant de Vachon, Camil Bouchard. Le député rappelle que ce projet de loi prévoit que tous les organismes gouvernementaux doivent adopter une politique de diversité culturelle, mais sans que le gouvernement ne leur indique à partir de quelles balises, de quelles normes, de quelles valeurs. « Le gouvernement, devant nos protestations, a doucement retraité et nous n’avons plus revu ce projet de loi. Mais je suis persuadé que le multiculturalisme qui anime ce gouvernement depuis son premier mandat (rappelons-nous les subventions aux écoles juives) reviendra sous une forme ou sous une autre », affirme Camil Bouchard.

    En matière d’immigration, le député fait remarquer que le gouvernement avait en main depuis 2005 un rapport extrêmement important lui indiquant 26 mesures à mettre en œuvre pour encadrer le travail des consultants privés qui offrent leurs services aux candidats à l’immigration. Jamais ce rapport n’a-t-il même été considéré sérieusement par le gouvernement. « Il a fallu que j’interpelle la ministre de l’Immigration pendant deux heures pour finalement apprendre qu’elle avait oublié de le mentionner lors de mes questions au Salon bleu, et qu’elle y travaillait. Pendant ce temps, non seulement son ministère n’a aucune prise sur le travail des consultants, mais il affaiblit aussi sa capacité de valider les renseignements versés aux dossiers en augmentant le nombre de certificats de sélection du Québec délivrés sans entrevue, sur simple examen du dossier, sans possibilité de vérifier la validité des renseignements reçus par les candidats. En faisant cela, le gouvernement devient complice d’une approche qui condamne trop souvent les nouveaux Québécois au chômage ou à un emploi qui ne répondra pas à leurs attentes parce qu’on leur aura raconté n’importe quoi », dénonce M. Bouchard.

    Camil Bouchard déplore aussi le peu de cas fait par le gouvernement libéral des besoins criants des communautés autochtones et nordiques en matière de logement. Alors que le gouvernement admet qu’il manque au moins 1000 logements dans les communautés inuites, les négociations avec le fédéral n’aboutissent toujours pas. Et durant ce temps-là, les familles vivent entassées dans des logements surpeuplés. « Le Paradis des familles dont se targue tant Jean Charest n’est pas pour elles », de conclure Camil Bouchard.

    Les députés profitent de l’occasion pour souhaiter à tous leurs concitoyens de Longueuil de très Joyeuses Fêtes et une année 2010 remplie de joie.

    Sources :       
    Diane Delorme, attachée politique de Bernard Drainville : (450) 651-9365
    Charles Fillion, attaché politique de Marie Malavoy : (450) 463-3772
    Josée Jutras, attachée politique de Monique Richard : (450) 641-2748
    Marguerite Pearson, attachée politique de Camil Bouchard : (450) 676-5086

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    Service de garde : le gouvernement libéral engendre des listes d’attente inacceptables

    09.10.09 / Garderies, La Famille, La Une / Commentaires: (4)
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    Sur le territoire de la CRÉ de Longueuil, ils seraient plus de 5000 enfants à attendre qu’une place en service de garde se libère d’ici 2012[1]. Une situation qui témoigne du laisser-aller du gouvernement libéral qui favorise les listes d’attente, selon les députés Monique Richard (Marguerite-D’Youville), Nicolas Girard (Gouin), Marie Malavoy (Taillon) et Bernard Drainville (Marie-Victorin).

    BILA[2] compte à ce jour 2200 enfants inscrits en attente d’une place et ce, pour au plus tard, le 31 octobre, sur le territoire de l’arrondissement du Vieux-Longueuil. Quelque 1800 enfants des villes de Boucherville et de Sainte-Julie, sur le territoire de la circonscription de Marguerite-D’Youville, se retrouveraient dans la même situation.

    Accompagnés du porte-parole de l’opposition officielle en matière de famille, Nicolas Girard, les députés étaient dans Marguerite-D’Youville et Taillon, aujourd’hui, dans le cadre de la tournée provinciale pour écouter les préoccupations des intervenants en service de garde et pour promouvoir la signature de la pétition « Un enfant, une place ». Ils cherchaient notamment à prendre connaissance de la situation dans les centres de la petite enfance de ces deux circonscriptions.

    Le député de Gouin, Nicolas Girard, a notamment constaté que le besoin était particulièrement criant dans l’arrondissement du Vieux-Longueuil, à Sainte-Julie et à Boucherville, où les parents cherchent désespérément une garderie. « Par conséquent, il y a un stress et une angoisse chez ceux qui terminent leur congé parental et qui ne peuvent retourner travailler, faute d’une place en garderie. Est-ce normal, en période de récession, que des gens soient forcés de rester à la maison alors qu’ils pourraient travailler ? C’est une situation inacceptable », évoque le député de Gouin. « Une mère de ma circonscription a dû quitter son emploi parce qu’elle ne trouvait pas de place en garderie », illustre Marie Malavoy.

    Les députés ont cité le cas de ces parents qui appellent à leurs bureaux en demandant de les aider à dénicher une place. Ils ne savent pas vers qui se tourner, alors qu’ils sont seulement à quelques semaines de leur retour au travail. « Au début du mois de juillet, nous avons reçu un flot d’appels de parents nouvellement déménagés dans ma circonscription et qui ont cherché désespérément une place pour leurs enfants, et ce, sans résultat », exprime Monique Richard.

    « Dans Marie-Victorin, les parents téléphonent pour nous dire le stress qu’ils vivent à l’idée de laisser leur emploi pour rester à la maison à cause du manque de places. Un parent nous a même dit qu’il était sur une liste d’attente depuis deux ans déjà. Est-ce normal d’avoir à faire le choix entre un emploi et son enfant ? Est-ce que le gouvernement veut revenir 20 ans en arrière en obligeant les femmes à rester à la maison ? », questionne Bernard Drainville.

    Tous les députés rapportent le cas de ces parents qui sont en attente depuis plusieurs années et qui ne pourront vraisemblablement accéder à une place avant que leur enfant ait atteint l’âge de la rentrée scolaire. « On le sait, mes collègues et moi ; un enfant qui fréquente la garderie se trouvera mieux préparé pour entrer à l’école. De la même façon, on pourra détecter plus facilement des troubles d’apprentissage, ce qui permettra de gagner du temps dans son développement », précise Marie Malavoy.

    De plus, l’arrondissement du Vieux-Longueuil compte la majorité des installations en milieu de travail[3], qui ne desservent, en moyenne, qu’environ 50 % de la clientèle du territoire. Certaines installations en milieu de travail offrent leurs places uniquement au personnel de l’entreprise, sans tenir compte du lieu de résidence des parents.  « Dans Taillon, un CPE attend toujours les 80 places supplémentaires promises par le gouvernement au printemps dernier et rien ne semble indiquer, pour le moment, qu’il recevra une confirmation rapidement », ajoute la députée de Taillon.

    « Qui plus est, ajoute Mme Richard, sur les 174 places devant être réalisées à Boucherville en 2008-2009, seules 80 places ont effectivement été développées. Quant à Sainte-Julie, aucune place n’avait été prévue en 2008-2009. Par ailleurs, nous savons qu’un des CPE de Sainte-Julie a obtenu que son développement de 2010-2011 soit devancé ; cependant, le CPE éprouve actuellement des difficultés à finaliser une entente concernant un terrain répondant à ses besoins ».

    M. Girard qualifie les actions du gouvernement de cafouillage et d’improvisation. Sur les 18 000 places annoncées il y a deux ans, pour une période de trois ans, 374 ont été octroyées à la circonscription de Marguerite-D’Youville. « C’est insuffisant pour répondre à la demande »,  affirme M. Girard.

    « Dans le dernier budget provincial, il n’y a pas un mot sur des engagements pour créer de nouvelles places, alors que les Libéraux en avaient promis 15 000. Même qu’à la lecture du témoignage d’un parent lors de l’étude des crédits budgétaires, le ministre de la Famille, M. Tomassi, avait dit que les parents qui ne trouvent pas de place n’ont qu’à faire garder leur enfant par la voisine », de conclure Nicolas Girard.

    Dans les prochains mois, le porte-parole de l’opposition officielle en matière de famille déposera à l’Assemblée nationale la pétition « Un enfant, une place », qu’il est possible de signer sur Internet.  La pétition invite aussi les parents à raconter leur histoire. Il souhaite que le gouvernement annonce dès cet automne de nouvelles places pour 2010.

    [1] CRÉ de Longueuil, Plan régional d’accessibilité aux services de garde, 2008, page 40.
    [2] Bureau d’inscription sur une liste d’attente centralisée, Regroupement des CPE de la Montérégie.
    [3] CPE tels, les CPE Pratt, CPE Petit-Édouard, CPE Royaume des Chérubins (Groupe Jean-Coutu).

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    Ce pourquoi nous nous battons

    06.02.09 / Identité Québécoise, La Une, Le blogue, Souveraineté / Commentaires: (2)
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    Lundi dernier, le président de la République française a indigné de nombreux Québécois par ses propos très durs envers le mouvement souverainiste. Notamment, il nous a identifié au « sectarisme » ainsi qu’au « repli sur soi ». En tant qu’homme politique souverainiste, cela m’interpelle et me donne l’occasion de rappeler ce pourquoi nous nous battons.

    Le mouvement souverainiste québécois aspire à rassembler les Québécois au sein d’une nation indépendante, non pas à les diviser. Et, contrairement à ce que laissent entendre les propos du président de la République, l’accession à l’indépendance constitue pour une nation la meilleure façon d’accueillir l’autre et de l’intégrer en s’enrichissant de sa différence. Pour s’intéresser au monde, il faut d’abord savoir d’où on vient. Pour savoir d’où on vient, on a besoin de solides assises culturelles et linguistiques que seule l’indépendance peut nous procurer.

    La cause de l’indépendance québécoise s’inscrit dans la longue lignée de ces nationalismes qui, partout dans le monde, ont été des phares de liberté et de progrès social. Ce nationalisme qui nous caractérise est un nationalisme humain qui vise la préservation d’un espace de liberté, notre liberté. Il vise l’émancipation d’un peuple, d’abord, mais aussi celle des individus qui la composent. Le nationalisme québécois et son aboutissement, la volonté de faire l’indépendance, est basé sur cette conviction que nous voulons partager avec le monde : tout être humain, tout peuple, a le droit au bonheur.

    Notre combat s’inscrit ainsi dans la bataille mondiale pour la diversité culturelle et la survie des langues. Comme tout peuple, les Québécois ont le devoir moral de protéger leur identité car, sans elle, nous ne pourrons plus apporter au monde ces innovations uniques que produisent les peuples uniques. Le monde a besoin de l’identité québécoise car certaines réalisations qui transcendent notre commune humanité n’existeraient pas sans elle. Ce singulier alliage de l’Amérique et de l’Europe qu’est le Québec a donné à l’humanité de grandes choses dans les domaines culturel (Cirque du Soleil), industriel (Bombardier), financier (Desjardins) et sert même d’exemple quant à son modèle social (CPE). Imaginez maintenant combien le Québec pourrait contribuer au nouvel ordre écologique avec son eau et ses énergies propres ! Notre peuple apporte quelque chose de beau et d’original à l’aventure humaine et c’est pourquoi il doit durer. Cette pérennité, elle passe par l’indépendance.

    Ce n’est pas la première fois que l’on affuble les souverainistes québécois de mots très durs, et ça ne sera pas la dernière. Nos adversaires ont une volonté constante d’obscurcir notre projet, de lui porter ombrage en tentant de nous donner la honte de ce que nous sommes.
    Je ne me laisserai pas abattre par de tels propos, car je demeure convaincu que le mouvement souverainiste québécois, ce nationalisme et cette volonté inébranlable de continuer, c’est la parcelle de lumière québécoise que nous devons apporter au monde.

    Pour que les nations se respectent et coopèrent, encore faut-il qu’elles se parlent sur un pied d’égalité. Plus il y aura de nations souveraines dans le monde, plus il y aura d’espace pour un dialogue fructueux qui s’enrichira de notre différence. Inversement, plus on voudra effacer ces différences, plus nous diviserons l’humanité en attisant le repli sur soi. Bref, l’indépendance, ce n’est pas du repli sur soi ; c’est au contraire la meilleure façon d’entrer en dialogue avec l’autre et de le comprendre.

    Tel est le ferment qui fait que se renouvelle, génération après génération, le mouvement souverainiste québécois. Tel est le sens de mon engagement politique.

    Bernard Drainville
    Député de Marie-Victorin

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    Un trio gagnant à Longueuil : Camil Bouchard, Bernard Drainville et Marie Malavoy

    14.11.08 / Dans Marie-Victorin, La Une, Le PQ, 40 ans de victoire / Commentaires: (1)
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    Longueuil, le mardi 11 novembre 2008 – Les députés sortants de Longueuil Bernard Drainville (Marie-Victorin), Marie Malavoy (Taillon) et Camil Bouchard (Vachon) comprennent la colère des gens à l’endroit de Jean Charest qui a préféré dépenser 85 millions de dollars pour des élections, plutôt que de répondre aux besoins des familles de Longueuil et de rassurer la population et les entreprises face à la crise financière.

    Les députés sortants ont commencé leur porte à porte et les gens sont fâchés que Jean Charest ait déclenché ces élections.  «Les gens disent que Jean Charest aurait du investir ces 85 millions dans les écoles, la formation de la main-d’œuvre, la santé, dans l’aide aux entreprises, aux familles et dans les CPE mais jamais dans des élections.  Nous invitons les gens à transformer leur colère en un vote utile le 8 décembre, il faut mettre le gouvernement de Jean Charest dehors», évoque d’une même voix Bernard Drainville (Marie-Victorin), Marie Malavoy (Taillon) et Camil Bouchard (Vachon).

    Avec quelques-uns des 85 millions, Marie Malavoy aurait investi dans Taillon et à Longueuil pour :

    • Répondre aux besoins des familles qui cherchent une place dans un service de garde à 7$, comme l’exprime l’engagement «Un enfant, une place» annoncé par Pauline Marois.
    • Embaucher le nombre d’enseignants requis pour avoir de petites classes, comptant moins d’élèves ;
    • Soutenir les personnes qui habitent dans des logements mal isolés et non sécuritaires, comme c’est le cas dans le quartier Désormeaux, en augmentant le nombre de logements sociaux pour les familles, les aînés et les personnes seules.
    • Appuyer les PME qui souhaitent notamment hausser leur productivité et intensifier les activités de recherche et de développement.

    Avec quelques-uns des 85 millions, Bernard Drainville aurait investi dans Marie-Victorin et à Longueuil pour :

    • Augmenter le nombre de médecins et d’infirmières dans les hôpitaux afin que tous puissent recevoir les meilleurs soins dans les plus brefs délais et ainsi faire fondre les listes d’attente pour les soins spécialisés ;
    • Assurer l’accès à un médecin de famille pour tous, ce qui permettrait de désengorger les urgences du Québec qui, depuis trop longtemps, doivent absorber une augmentation de la clientèle pour des urgences mineures ;
    • Offrir des soins à domicile pour les personnes qui veulent rester à la maison. Il est indéniable que le coût associé à une hospitalisation prolongée surpasse largement celui nécessaire aux soins à domicile. Et ce, en plus de diminuer le moral des patients, leur qualité de vie et prolonger la souffrance mentale associée à leur condition physique difficile.

    Avec quelques-uns des 85 millions, Camil Bouchard aurait investi dans Saint-Hubert pour :

    • Désengorger l’intersection du boulevard Cousineau et la 116 ;
    • Venir en aide aux écoles qui organisent des activités parascolaires et communautaires pour nos enfants ;
    • Mieux financer les organismes de proches-aidantes de sa circonscription ;
    • Créer un fond de secours pour les personnes aux prises avec un manque à court terme de nourriture ou de logement ;
    • Mieux garnir les bibliothèques de nos écoles de quartier.

    Face à la colère des gens, le trio des députés sortants de Longueuil unissent leur force et concluent en proposant aux gens de Longueuil une réelle alternative à l’arrogance et l’irresponsabilité de Jean Charest : un gouvernement au service des familles, un gouvernement du Parti Québécois dirigé par Pauline Marois le 8 décembre.

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    Communiqués

    21.08.08 / La Une / Commentaires: (0)

    17 novembre 2009 : 17 000 parents signent la pétition « Un enfant, une place »

    La chef de l’opposition officielle et députée de Charlevoix, Pauline Marois, accompagnée du député de Gouin et porte-parole en matière de famille, Nicolas Girard, vont déposer, aujourd’hui à l’Assemblée nationale, la pétition « Un enfant, une place » signée par plus de 17 000 personnes. Notons également que plus de 2000 parents ont aussi écrit un commentaire ou raconté leur histoire sur le site Internet www.unenfantuneplace.org.

    « Le Québec vit actuellement un minibaby-boom et nous nous en réjouissons. Malheureusement, le développement des nouvelles places se fait au compte-gouttes par le gouvernement Charest et il ne suit pas l’évolution des naissances. Le cafouillage, l’improvisation et le manque de planification de ce gouvernement provoquent une crise d’accessibilité aux services de garde tout à fait inacceptable pour les parents », a déclaré Pauline Marois.

    « De plus, l’engagement pris par Jean Charest durant la campagne électorale de 2008, à l’effet de créer 15 000 autres places, a été complètement dilué. Le Plan stratégique du ministère de la Famille, publié en juin dernier, nous apprend qu’il n’est plus question de développer 15 000 nouvelles places d’ici la fin du mandat, mais plutôt « d’autoriser 15 000 places d’ici 2012 ». Comment le premier ministre explique-t-il aux parents qui ont besoin d’une place maintenant, qu’ils n’en verront pas la couleur avant 2013, 2014 ou même 2015 », s’est inquiétée la chef de l’opposition officielle.

    « Le rythme de développement de places est nettement insuffisant pour répondre aux demandes des parents. À titre de comparaison, nous développions en moyenne plus de 14 000 places par année à l’époque où le Parti Québécois était au pouvoir », a rappelé Nicolas Girard.

    « Est-il normal que des parents attendent deux, trois, voire quatre ans avant d’obtenir une place dans un service de garde? Des collègues députés m’ont même rapporté qu’ils recevaient fréquemment des appels de parents découragés, stressés, angoissés parce qu’ils voient leur congé parental prendre fin et qu’ils n’ont pas de places. Certains doivent même retarder leur retour au travail ou payer un prix exorbitant dans des garderies privées. Comment peut-on tolérer une telle situation dans une société comme la nôtre? », se questionne le député de Gouin.

    Nicolas Girard rappelle qu’il a eu l’occasion d’interpeller le ministre de la Famille à plusieurs reprises sur le manque de places en services de garde. « Lors de l’étude des crédits de son ministère, au printemps dernier, j’ai lu des cas de parents qui n’avaient pas de places et qui étaient à la recherche de solutions. Vous savez ce que le ministre m’a répondu, et ce, deux fois plutôt qu’une : “que les parents fassent garder leur enfant par la voisine!” C’est inacceptable », s’est exclamé Nicolas Girard.

    « La solution du Parti libéral c’est : « un enfant, une voisine ». Ce que nous réclamons aujourd’hui c’est que chaque parent puisse avoir accès à une place à 7 $ pour son enfant. Pour ce faire, le gouvernement doit accélérer maintenant le développement des nouvelles places et annoncer dès le prochain budget le développement des 15 000 places additionnelles », a conclu la chef de l’opposition officielle.

    (Source : Marie Barrette)

    12 novembre 2009 : Le BAPE donne raison au PQ sur le complexe Turcot

    Le député de Verchères et porte-parole de l’opposition officielle en matière de transports, Stéphane Bergeron, se réjouit de la plupart des conclusions formulées par le BAPE à propos du projet de reconstruction du complexe Turcot. Toutefois, le député Bergeron est extrêmement préoccupé de la réaction de la ministre des Transports, Julie Boulet, pour la suite des choses.

    « Comme nous le demandions depuis plusieurs mois, nous accueillons favorablement la décision du BAPE quant à la nécessité de revoir en profondeur le projet de reconstruction du complexe Turcot proposé par le gouvernement. Le gouvernement a commencé à prendre conscience des limites évidentes de son projet en abandonnant le recours au mode PPP pour la reconstruction du complexe. Maintenant, c’est l’ensemble du projet qui doit être revu en profondeur », a déclaré Stéphane Bergeron.

    « Par contre, nous émettons de sérieuses réserves quant aux suites qu’entend donner la ministre Boulet à ce projet, car sa réaction est pour le moins inquiétante. Elle dit prendre acte des recommandations du BAPE, soulignant que son ministère travaillera sur des scénarios qui limiteront les expropriations. D’accord, mais nous attendons bien plus que ça. Nous voulons que le projet favorise une réduction de la circulation routière et l’utilisation des modes de transport collectif, qu’il prévoit l’aménagement d’un environnement urbain et humain harmonieux, et ce, dans un véritable souci de développement durable, de protection de la santé et de saines conditions de vie. Il me semble que ce doit être le propre d’un projet du 21e siècle, un projet avec une vision globale et cohérente de ce que nous souhaitons pour le réseau routier de la grande région métropolitaine », a ajouté le député de Verchères.

    « La ministre se cache derrière le rapport du BAPE pour faire planer la menace d’éventuelles hausses des coûts et de nouveaux retards, tout en se refusant toujours de revoir en profondeur son projet. Or, si le projet avait été élaboré correctement dès le départ, avec de la vision et dans le respect des préoccupations des divers milieux, nous n’aurions pas perdu de temps et nous n’en serions pas à devoir retourner, encore une fois, à la planche à dessin. La ministre est responsable des conséquences de ses propres décisions! Espérons qu’elle saura apprendre de ses erreurs pour donner suite comme il se doit aux conclusions du BAPE qui confirment finalement ce qui lui est pourtant décrié depuis longtemps déjà », a conclu Stéphane Bergeron.

    (Source : Éric Gamache)

    5 novembre 2009 : le PQ demande de fixer à 25% la cible de réduction des GES d’ici 2020

    Au terme de la consultation parlementaire qui s’est tenue au cours des derniers jours à l’égard des cibles de réduction des gaz à effet de serre (GES) que le Québec devrait adopter à l’horizon 2020, le député de L’Assomption et porte-parole de l’opposition officielle en matière de développement durable et d’environnement, Scott McKay, souhaite vivement que le gouvernement du Québec endosse pleinement l’objectif fixé par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat qui propose une réduction de l’ordre de 25 à 40 % sous le niveau de 1990, lors des discussions qui auront lieu à Copenhague pour l’ « après-Kyoto » pour la période 2012-2020.

    « La majorité des intervenants qui a été entendue lors de cette consultation est venue nous confirmer que c’était la cible à atteindre pour le Québec, même si cette cible ne figurait nulle part dans le document de consultation de la ministre. C’est dire qu’il existe une volonté réelle pour que le Québec devienne un leader sur la scène internationale dans le domaine de la lutte aux changements climatiques. Nous avons tout ce qu’il faut pour y arriver », a déclaré Scott McKay, qui s’est particulièrement réjoui de cet état de fait puisque le Parti Québécois avait fait sienne cette cible il y a quelques semaines.

    « Cette consultation aura aussi confirmé, encore une fois, l’urgence d’agir dans le secteur des transports. Le gouvernement du Québec doit rapidement prendre le leadership pour sortir les Québécois de leur dépendance au pétrole. Il faut investir massivement dans les transports collectifs et revoir en profondeur notre façon de concevoir l’aménagement urbain », a poursuivi M. McKay.

    Le Québec devra pratiquer la politique de corridor à Copenhague
    « Il ne faut pas l’oublier : la ministre de l’Environnement du Québec assistera à la Conférence des Nations Unies à Copenhague dans quelques semaines à titre de membre de la délégation canadienne. La ministre Line Beauchamp tentera donc de faire valoir la position du Québec dans les corridors plutôt qu’au devant de la scène. Le statut de province, dans lequel est confiné pour le moment le Québec, l’empêche de prendre ses décisions et de signer ses propres traités internationaux. Au minimum, en application de la doctrine Gérin-Lajoie, le ministre fédéral Jim Prentice devrait laisser le premier ministre du Québec prendre la parole du siège du Canada », a poursuivi, de son côté, la députée de Rosemont et porte-parole en matière de relations internationales, Louise Beaudoin.

    Pour sa part, le député de Lac-Saint-Jean et porte-parole en matière d’affaires intergouvernementales canadiennes, Alexandre Cloutier, a insisté sur le fait que les intérêts du Québec sont mal défendus à Ottawa en cette matière comme dans bien d’autres. « Le Canada, qui est le cancre de la planète en matière environnementale ne défendra pas les intérêts du Québec, mais parlera plutôt au nom des sables bitumineux de l’Alberta. Or, non seulement le Canada n’atteindra pas les objectifs du Protocole de Kyoto, mais les entreprises pourraient en payer le prix. Les Québécois méritent mieux que de payer pour la pollution de l’Ouest », a conclu Alexandre Cloutier.

    (Source : Éric Gamache)

    29 octobre 2009 : Le gouvernement Charest a fait son choix : les juges de la Cour Suprême avant la loi 101

    Le député de Borduas et porte-parole de l’opposition officielle en matière de langue et d’éducation primaire et secondaire, Pierre Curzi, suspecte le gouvernement Charest d’avoir un agenda caché dans sa défense de la langue française. Il s’est montré perplexe devant l’attitude des députés libéraux qui ont refusé d’appuyer une motion réitérant le principe défendu unanimement en 2002 à l’effet que le Québec doit prendre les moyens pour franciser les immigrants et éviter que l’on contourne la loi 101 et dénonçant la décision de la Cour suprême qui charcute à nouveau la Charte.

    Plutôt que de dénoncer cette décision, le gouvernement a tenté de diluer la motion en ne voulant que « prendre acte » du jugement et, donc, de légitimer le droit pour un francophone ou un allophone fortuné d’acheter une éducation anglaise à ses enfants et à toute sa descendance.

    « En 2002, l’Assemblée nationale avait pourtant fait l’unanimité. Comment expliquer aujourd’hui que le gouvernement libéral retourne sa veste et prend le parti d’un lobby qui cherche continuellement à s’attaquer à notre Charte de la langue française? », se demande le député de Borduas.

    En ce sens, le député Curzi s’étonne qu’en 2008, la ministre de l’éducation se disait préoccupée par l’utilisation de fonds publics par les commissions scolaires anglophones pour participer à cette cause et s’attaquer à la loi 101. Or, aujourd’hui, la ministre a défendu ces commissions scolaires qui avouent elles-mêmes que leur but est d’augmenter leur clientèle par des subterfuges douteux.

    « Jamais nous ne resterons cois devant un gouvernement qui, encore une fois, demeure à genoux plutôt que de se tenir debout et défendre notre identité, notre langue », a conclu Pierre Curzi.

    (Source : Éric Gamache)

    21 octobre 2009 : la ministre Courchesne doit faire son choix : l’éducation ou des nominations

    La députée de Taillon et porte-parole de l’opposition officielle en matière d’enseignement supérieur, de recherche et de développement, Marie Malavoy, exige de la ministre de l’Éducation, Michelle Courchesne, qu’elle apporte des amendements majeurs au projet de loi 44 sur la gouvernance des cégeps si elle veut obtenir l’appui de l’opposition officielle.

    « La très grande majorité des personnes entendues en commission parlementaire a été très claire : ce projet de loi est inacceptable dans sa forme actuelle. La ministre Courchesne ne peut penser aller de l’avant en faisant fi des récriminations qui lui ont été faites. Autrement, elle confirmera les dires du leader du gouvernement, Jacques Dupuis, qui affirme que les commissions parlementaires ne servent à rien puisque les décisions sont déjà prises », a indiqué Marie Malavoy.

    L’opposition officielle reproche au projet de loi sur la gouvernance des cégeps d’appliquer la politique de gestion libérale, celle d’imposer un modèle mur à mur. La députée rappelle que le projet de loi prévoit que la composition du conseil d’administration serait à l’image de celle des sociétés d’État, avec une majorité de membres externes dont huit membres seront nommés par la ministre. « Comment comprendre la logique de la ministre de l’Éducation qui veut désormais exclure le directeur des études du conseil d’administration? Ça n’a aucun sens! La ministre Courchesne hésite entre donner priorité à l’éducation ou à des nominations. Au Parti Québécois, notre choix est clair : c’est l’éducation  », a soutenu la députée de Taillon.

    « La reddition de comptes, nous y croyons, elle est nécessaire, mais l’imposition d’un modèle unique de mur à mur, qui ne s’applique pas aux fondements de la mission des cégeps, ne viendra en rien améliorer la situation. Hydro-Québec et la Caisse de dépôt ont une majorité de membres externes et des comités de vérification; pourtant, ça ne les a pas empêchés d’octroyer des bonis injustifiés et de réaliser des pertes historiques à la suite de mauvaises décisions », a conclu Marie Malavoy.

    (Source : Éric Gamache)

    13 octobre 2009 : Appel d’offres tripoté pour le CUSM en PPP : le PQ demande l’intervention du vérificateur général

    « On aura tout vu! Voilà que pour justifier l’injustifiable et poursuivre la construction des mégahôpitaux en PPP, on change les règles de l’appel d’offres après l’ouverture des enveloppes! Pour rendre conformes les propositions qui ne peuvent pas l’être faute de financement adéquat, on fausse les règles de la compétition : c’est exactement ce qui s’est passé dans le scandale des compteurs d’eau à Montréal et en partie pour les mêmes soumissionnaires. Cela soulève manifestement un parfum de scandale et dès maintenant, le Vérificateur général du Québec doit s’en mêler ».

    C’est ce qu’a déclaré le député de Richelieu et porte-parole de l’opposition officielle en matière de Conseil du trésor, de fonction publique et de services gouvernementaux, Sylvain Simard, en prenant connaissance du décret adopté en catimini le mois dernier par le Conseil des ministres et dont les informations sont publiées ce matin dans le quotidien La Presse.

    Le député de Richelieu estime qu’en tripotant de la sorte les règles de l’appel d’offres, le gouvernement libéral confirme que les projets de mégahôpitaux s’enfoncent en suivant la formule PPP. « Si le gouvernement libéral de Jean Charest avait pleinement confiance en son choix de construire en PPP, pourquoi est-il obligé aujourd’hui de tripoter les règles? Pourquoi doit-il payer les consortiums pour qu’ils déposent une proposition? Pourquoi les consortiums n’ont-ils plus l’obligation de confirmer leur financement? Où est la compétition qui devait faire épargner des millions aux contribuables? C’est tout sauf un PPP et c’est trop cher payer pour sauver la face du premier ministre, surtout quand on en est rendu à trafiquer les règles de saine gouvernance », a souligné M. Simard.

    Le député s’est d’ailleurs dit inquiet du signal que cela envoie pour les milliers d’appels d’offres que l’État prépare chaque année. « Les principes élémentaires d’une saine gestion et d’une bonne gouvernance n’existent plus. En accommodant quelques soumissionnaires, le gouvernement libéral dirige les appels d’offres et ne favorise pas la saine compétition. Pourquoi? Certainement pas dans l’intérêt des contribuables. Au plus vite l’intervention du Vérificateur général du Québec », a conclu Sylvain Simard.

    9 octobre 2009 : Les parents cherchent une place en service de garde pendant que le gouvernement libéral cafouille et improvise

    Sur le territoire de la CRÉ de Longueuil, ils seraient plus de 5000 enfants à attendre qu’une place en service de garde se libère d’ici 2012[1]. Une situation qui témoigne du laisser-aller du gouvernement libéral, selon les députés Monique Richard (Marguerite-D’Youville), Nicolas Girard (Gouin), Marie Malavoy (Taillon) et Bernard Drainville (Marie-Victorin).

    BILA[2] compte à ce jour 2200 enfants inscrits en attente d’une place et ce, pour au plus tard, le 31 octobre, sur le territoire de l’arrondissement du Vieux-Longueuil. Quelque 1800 enfants des villes de Boucherville et de Sainte-Julie, sur le territoire de la circonscription de Marguerite-D’Youville, se retrouveraient dans la même situation.

    Accompagnés du porte-parole de l’opposition officielle en matière de famille, Nicolas Girard, les  députés étaient dans Marguerite-D’Youville et Taillon, aujourd’hui, dans le cadre de la tournée provinciale pour écouter les préoccupations des intervenants en service de garde et pour promouvoir la signature de la pétition « Un enfant, une place ». Ils cherchaient notamment à prendre connaissance de la situation dans les centres de la petite enfance de ces deux circonscriptions.

    Le député de Gouin, Nicolas Girard, a notamment constaté que le besoin était particulièrement criant dans l’arrondissement du Vieux-Longueuil, à Sainte-Julie et à Boucherville, où les parents cherchent désespérément une garderie. « Par conséquent, il y a un stress et une angoisse chez ceux qui terminent leur congé parental et qui ne peuvent retourner travailler, faute d’une place en garderie. Est-ce normal, en période de récession, que des gens soient forcés de rester à la maison alors qu’ils pourraient travailler ? C’est une situation inacceptable », évoque le député de Gouin. « Une mère de ma circonscription a dû quitter son emploi parce qu’elle ne trouvait pas de place en garderie », illustre Marie Malavoy.

    Les députés ont cité le cas de ces parents qui appellent à leurs bureaux en demandant de les aider à dénicher une place. Ils ne savent pas vers qui se tourner, alors qu’ils sont seulement à quelques semaines de leur retour au travail. « Au début du mois de juillet, nous avons reçu un flot d’appels de parents nouvellement déménagés dans ma circonscription et qui ont cherché désespérément une place pour leurs enfants, et ce, sans résultat », exprime Monique Richard.

    « Dans Marie-Victorin, les parents téléphonent pour nous dire le stress qu’ils vivent à l’idée de laisser leur emploi pour rester à la maison à cause du manque de places. Un parent nous a même dit qu’il était sur une liste d’attente depuis deux ans déjà. Est-ce normal d’avoir à faire le choix entre un emploi et son enfant ? Est-ce que le gouvernement veut revenir 20 ans en arrière en obligeant les femmes à rester à la maison ? », questionne Bernard Drainville.

    Tous les députés rapportent le cas de ces parents qui sont en attente depuis plusieurs années et qui ne pourront vraisemblablement accéder à une place avant que leur enfant ait atteint l’âge de la rentrée scolaire. « On le sait, mes collègues et moi ; un enfant qui fréquente la garderie se trouvera mieux préparé pour entrer à l’école. De la même façon, on pourra détecter plus facilement des troubles d’apprentissage, ce qui permettra de gagner du temps dans son développement », précise Marie Malavoy.

    De plus, l’arrondissement du Vieux-Longueuil compte la majorité des installations en milieu de travail[3], qui ne desservent, en moyenne, qu’environ 50 % de la clientèle du territoire. Certaines installations en milieu de travail offrent leurs places uniquement au personnel de l’entreprise, sans tenir compte du lieu de résidence des parents.  « Dans Taillon, un CPE attend toujours les 80 places supplémentaires promises par le gouvernement au printemps dernier et rien ne semble indiquer, pour le moment, qu’il recevra une confirmation rapidement », ajoute la députée de Taillon.

    « Qui plus est, ajoute Mme Richard, sur les 174 places devant être réalisées à Boucherville en 2008-2009, seules 80 places ont effectivement été développées. Quant à Sainte-Julie, aucune place n’avait été prévue en 2008-2009. Par ailleurs, nous savons qu’un des CPE de Sainte-Julie a obtenu que son développement de 2010-2011 soit devancé ; cependant, le CPE éprouve actuellement des difficultés à finaliser une entente concernant un terrain répondant à ses besoins ».

    M. Girard qualifie les actions du gouvernement de cafouillage et d’improvisation. Sur les 18 000 places annoncées il y a deux ans, pour une période de trois ans, 374 ont été octroyées à la circonscription de Marguerite-D’Youville. « C’est insuffisant pour répondre à la demande »,  affirme M. Girard.

    « Dans le dernier budget provincial, il n’y a pas un mot sur des engagements pour créer de nouvelles places, alors que les Libéraux en avaient promis 15 000. Même qu’à la lecture du témoignage d’un parent lors de l’étude des crédits budgétaires, le ministre de la Famille, M. Tomassi, avait dit que les parents qui ne trouvent pas de place n’ont qu’à faire garder leur enfant par la voisine », de conclure Nicolas Girard.

    Dans les prochains mois, le porte-parole de l’opposition officielle en matière de famille déposera à l’Assemblée nationale la pétition « Un enfant, une place », qu’il est possible de signer sur Internet.  La pétition invite aussi les parents à raconter leur histoire. Il souhaite que le gouvernement annonce dès cet automne de nouvelles places pour 2010.

    [1] CRÉ de Longueuil, Plan régional d’accessibilité aux services de garde, 2008, page 40.
    [2] Bureau d’inscription sur une liste d’attente centralisée, Regroupement des CPE de la Montérégie.
    [3] CPE tels, les CPE Pratt, CPE Petit-Édouard, CPE Royaume des Chérubins (Groupe Jean-Coutu).

    7 octobre 2009 : Retrait préventif des travailleuses enceintes du milieu scolaire et de la santé : est-ce trop demander au ministre Bolduc d’être clair?

    Le député de Marie-Victorin et porte-parole de l’opposition officielle en matière de santé, Bernard Drainville, questionne sérieusement la gestion du ministre de la Santé, Yves Bolduc, qui ne cesse d’entretenir la confusion concernant la grippe A (H1N1).

    « Depuis le 25 mai dernier, le comité d’experts recommandait de retirer les travailleuses enceintes dans le milieu scolaire pour toute la durée de la grossesse. Le 28 août dernier, le même comité d’experts réitérait cette recommandation au directeur national de santé publique pour la rentrée scolaire. C’était aussi la déclaration du Dr Alain Poirier lors de la conférence de presse du 2 septembre. Le problème, c’est que l’avis officiel publié le jour même ne dit pas la même chose. C’est ça qui est inquiétant », a souligné M. Drainville.

    Voulant dissiper tout doute, le ministre de la Santé, Yves Bolduc, a émis un communiqué de presse la semaine dernière dans lequel il recommandait, du haut de son siège, le retrait préventif pour toutes les femmes enceintes dans le milieu scolaire. Or, hier, le ministre de la Santé a refusé de faire la même recommandation pour les femmes enceintes dans le réseau de la santé. Aujourd’hui, confus et empêtré, le ministre a senti le besoin d’émettre un autre communiqué de presse.

    « Il serait temps que le Dr Bolduc prenne la chose suffisamment au sérieux : il est question de la santé des femmes enceintes, de leur futur enfant. Le réseau de la santé a de la difficulté à comprendre le ministre-docteur. Les balises ne sont pas claires pour personne et toute la population est confuse tellement les discours sont contradictoires. Si on veut s’assurer que le Québec traverse la pandémie qui s’annonce sans trop de difficulté, il va falloir que le ministre de la Santé prenne le taureau par les cornes et soit cohérent, en tout temps. Ce sera ça de gagné », a conclu Bernard Drainville.

    6 octobre 2009 : un peu d’air frais pour les organismes communautaires de Marie-Victorin

    Le député de Marie-Victorin, M. Bernard Drainville, a distribué aujourd’hui une partie de son enveloppe de Soutien à l’action bénévole (SAB) à certains organismes de sa circonscription.

    « Le travail effectué auprès de la communauté par ces organismes est essentiel. Comme leurs ressources sont loin d’être suffisantes et que les demandes vont croissant, ils ont besoin d’un coup de pouce de leur député, et c’est là une de mes priorités », a-t-il indiqué.

    En effet, bien que l’enveloppe budgétaire pour les organismes communautaires ait été augmentée, on voit bien qu’à Longueuil, c’est insuffisant. Les organismes peinent toujours à boucler leur budget. Certains se voient même forcés de réduire leurs activités, voire de carrément fermer leurs portes. Or, dans un contexte de crise économique, où les familles doivent se serrer la ceinture, ou même composer avec la perte d’un emploi, les organismes communautaires deviennent encore plus importants.

    « Le gouvernement Charest ne semble pas se rendre compte à quel point les organismes et les bénévoles prennent le relais lorsque lui ne remplit pas son mandat, poursuit M. Drainville. Le Québec s’est doté d’un filet social qui fait l’envie d’autres nations, mais ce filet commence à être passablement lâche… »

    L’activité qui a eu lieu aujourd’hui se veut donc une bouffée d’air frais pour les organismes. Certes, le geste est modeste, la contribution tournant généralement autour d’une centaine de dollars. Le signal envoyé en est d’abord un de solidarité, afin que ces organismes sachent que leur député les appuie dans la poursuite de leur mission.

    « Je suis conscient que les chèques que j’ai distribués ne vont combler qu’une infime partie des besoins. Toutefois, ils témoignent de mon soutien au formidable travail effectué par les centaines de bénévoles. Je tiens d’ailleurs à saluer leur implication ; ils sont probablement ce qu’on a de plus précieux dans notre communauté », conclut Bernard Drainville.

    Remise de chèques dans le cadre du programme de Soutien à lAction Bénévole dans Marie-Victorin

    Remise de chèques dans le cadre du programme de Soutien à l'Action Bénévole dans Marie-Victorin

    Fermeture d’usine et mises à pied chez Pratt & Whitney Canada : une très mauvaise nouvelle pour les travailleuses et travailleurs de l’usine  et pour le développement aéronautique de Longueuil

    Québec, le mercredi 30 septembre 2009 – Les trois députés du Parti Québécois de la Ville de Longueuil, Camil Bouchard (Vachon), Bernard Drainville (Marie-Victorin) et Marie Malavoy (Taillon), sont sous le choc à la suite de l’annonce aujourd’hui d’une réduction d’effectif et de la fermeture d’une usine à Longueuil, située sur la rue d’Auvergne, de Pratt & Whitney Canada (PWC). En tout, ce sont 360 travailleurs et travailleuses et leur famille, des usines de Longueuil, qui seront affectés dans les prochaines semaines.

    « C’est une véritable catastrophe pour les gens qui ont appris la fermeture de cette usine située dans ma circonscription. À l’évidence, ils n’ont pas vu venir cette triste nouvelle. Le gouvernement libéral prétend que le Québec se tire mieux que les autres de la crise économique; il devra revoir ses prévisions puisque, encore une fois, le secteur aéronautique de la Rive-Sud se voit durement touché », a indiqué Marie Malavoy. Elle a rappelé qu’en février dernier, PWC annonçait 1000 mises à pied à travers le monde, dont plus de la moitié touchait ses installations de Longueuil.

    « Le pôle aéronautique de la Rive-Sud perd encore un morceau important. Je demande à la ministre responsable de la Montérégie, Nicole Ménard, d’intervenir rapidement auprès de son collègue ministre du Développement économique, Clément Gignac, afin qu’il agisse promptement dans ce dossier. Alors qu’elle ne semble pas avoir l’oreille de son vis-à-vis fédéral, elle peut à tout le moins profiter du fait qu’elle siège au même Conseil des ministres pour que Québec n’abandonne pas ces centaines de familles », a souligné Camil Bouchard.

    « Les travailleuses et travailleurs de Longueuil et de la Montérégie de même que leur famille peuvent compter sur notre appui : nous allons talonner le gouvernement pour qu’il fasse le maximum », a déclaré le député Bernard Drainville.

    Grippe A (H1N1) : Il était temps que le ministre Bolduc soit clair

    Québec, le jeudi 30 septembre 2009 – Le député de Marie-Victorin et porte-parole de l’opposition officielle en matière de santé, Bernard Drainville, estime qu’il était temps que le ministre de la Santé, Yves Bolduc, émette une directive claire sur les gestes à entreprendre pour les femmes enceintes dans le réseau scolaire.

    « Vingt-quatre heures et un communiqué de presse plus tard, le ministre Bolduc fait le choix de mettre fin à la confusion et à l’incohérence qui règnent dans son ministère concernant la grippe A (H1N1), eu égard spécifiquement aux directives et recommandations pour les femmes enceintes dans le réseau scolaire. Il était temps, a déclaré Bernard Drainville. Quand la décision écrite de la Santé publique du 2 septembre dernier ne reflète pas les recommandations de l’avis des experts du 31 août, c’était légitime de se questionner », a-t-il ajouté.

    Le député de Marie-Victorin souligne en effet que dans l’avis des experts du 31 août, il était recommandé de réaffecter et retirer immédiatement les femmes enceintes dans le réseau scolaire, y compris au niveau collégial. Or, dans la décision du 2 septembre, au moment où les autorités de la Santé publique ont fait part de la décision gouvernementale, l’avis écrit stipule que la recommandation de réaffecter et retirer les femmes enceintes devait être mise en vigueur seulement lors de l’annonce de la 2e vague de la pandémie de grippe A (H1N1) et ne faisait nullement mention des enseignantes enceintes de niveau collégial.

    « Ce qui est désolant, c’est d’avoir entendu le ministre Bolduc affirmer hier que ce n’est pas lui qui s’occupe de cette importante question mais plutôt son sous-ministre. Le ministre de la Santé devrait savoir qu’il est l’ultime responsable de la santé publique de tous les Québécois. Dès hier, il aurait dû préciser que l’avis écrit et la décision publiée le 2 septembre ne reflètent pas la réalité puisque finalement, les femmes enceintes dans le milieu scolaire peuvent, dès maintenant, être réaffectées et retirées de leur milieu de travail et non attendre la 2e vague de la pandémie », a conclu Bernard Drainville.


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