Commission d'enquête

Adoptez un député libéral!
Ce matin, le Parti Québécois, Québec Solidaire et les députés indépendants se sont unis pour réclamer une commission d’enquête publique. Nous invitons les Québécois à s’unir eux aussi pour réclamer cette commission d’enquête auprès des députés du parti libéral. Voici donc une liste des ...
Lire la suite...

Accès aux soins de santé

Élargir le rôle des pharmaciens
Au Québec, plus du quart de la population n’a pas accès à un médecin de famille. Cela représente plus de deux millions de personnes. Ce manque d’accès à un professionnel de la santé décuple l’attente que nous devons endurer dans les cabinets de médecins...
Lire la suite...

La santé au Québec

À la défense de la santé des Québécois
Deux occasions s’offrent à moi pour réaffirmer la vision et les valeurs du Parti québécois en matière de santé. La première, c’est le dernier budget libéral qui veut instaurer une taxe santé régressive ainsi qu’un ticket modérateur, qui n’est rien d’autre qu’une taxe sur la maladie...
Lire la suite

Indépendance du Québec : pourquoi je suis indépendantiste

15 septembre 2009 / Commentaires: (8)

Partout dans le monde, il a existé, il existe et il existera toujours des nationalismes qui sont des phares de liberté et de progrès social. C’est dans cette lignée que s’inscrit la cause de l’indépendance du Québec.

Le nationalisme québécois est un nationalisme humaniste qui vise l’émancipation d’un peuple, d’abord, mais aussi celle des individus qui le composent. Son aboutissement, la volonté de faire l’indépendance, est basé sur cette conviction que nous voulons partager : tout être humain, tout peuple a le droit au bonheur.

Car il en va des personnes comme des nations ; plus elles sont libres et responsables de leur destinée, plus elles auront la capacité de s’accomplir et de se dépasser, donc de trouver le bonheur.

J’insiste : le mouvement souverainiste aspire à rassembler les Québécois, non pas à les diviser. Nous avons en effet bien des choses dont nous pouvons être fiers collectivement. Sur le territoire physique que nous avons défriché et occupé pendant 400 ans s’est installée petit à petit une société originale qui a donné libre cours à son génie propre, pour répondre aux besoins qui étaient les siens. C’est en ce sens que le Québec a mis au monde une liberté qui lui est particulière. Cette liberté est le produit de son imaginaire, de son ingéniosité et de sa culture, et ses fruits constituent ce que le Québec lègue avec fierté au reste du monde.

De ce singulier alliage de l’Amérique et de l’Europe sont nées des innovations dans les domaines culturel (Cirque du Soleil), industriel (Bombardier), financier (les Caisses populaires Desjardins) et sert même d’exemple quant à son modèle socio-économique (Centres de la petite enfance). Comme tout peuple, nous, Québécois, avons le devoir moral de protéger notre identité car, sans elle, nous ne pourrons plus apporter au monde ces innovations uniques que produisent les peuples uniques.

Qui plus est, l’accession à l’indépendance est, pour une nation, la meilleure façon d’accueillir l’autre, car elle est source de confiance. Confiance en nous-mêmes. Confiance en la pérennité de notre langue et de notre culture. Confiance que notre différence peut, sans crainte, s’enrichir de celle de l’autre. L’indépendance, c’est notre sécurité identitaire, et notre meilleure antidote contre la peur.

Par ailleurs, pour que les nations se respectent et fraternisent, encore faut-il qu’elles se parlent sur un pied d’égalité. Plus il y aura de nations souveraines dans le monde, plus il y aura d’espace pour un dialogue fructueux qui s’enrichira de nos différences. À l’inverse, plus on voudra effacer ces différences, plus nous diviserons l’humanité en attisant le ressentiment et le repli sur soi.

Bref, l’indépendance, ce n’est pas la fermeture à l’autre ; c’est au contraire la meilleure façon d’entrer en dialogue avec lui et de le comprendre.

Je suis indépendantiste parce que je crois que le temps est venu de donner à notre différence le pays dont elle a besoin pour continuer à essaimer son originalité, pour qu’elle puisse continuer à rayonner et à inspirer.

Chaque peuple, chaque culture et chaque langue enrichissent notre humanité commune. Chaque nation est irremplaçable. Chacune apporte au monde sa parcelle de lumière. La meilleure façon d’en assurer l’existence pour la suite du monde, c’est de lui donner la pleine liberté et la pleine responsabilité qui viennent avec la pleine indépendance.

Voilà pourquoi je suis indépendantiste.

Bernard Drainville
Député de Marie-Victorin
Le 9 septembre 2009

del.icio.us Digg Facebook Google StumbleUpon Technorati

Ce pourquoi nous nous battons

06 février 2009 / Commentaires: (2)

Lundi dernier, le président de la République française a indigné de nombreux Québécois par ses propos très durs envers le mouvement souverainiste. Notamment, il nous a identifié au « sectarisme » ainsi qu’au « repli sur soi ». En tant qu’homme politique souverainiste, cela m’interpelle et me donne l’occasion de rappeler ce pourquoi nous nous battons.

Le mouvement souverainiste québécois aspire à rassembler les Québécois au sein d’une nation indépendante, non pas à les diviser. Et, contrairement à ce que laissent entendre les propos du président de la République, l’accession à l’indépendance constitue pour une nation la meilleure façon d’accueillir l’autre et de l’intégrer en s’enrichissant de sa différence. Pour s’intéresser au monde, il faut d’abord savoir d’où on vient. Pour savoir d’où on vient, on a besoin de solides assises culturelles et linguistiques que seule l’indépendance peut nous procurer.

La cause de l’indépendance québécoise s’inscrit dans la longue lignée de ces nationalismes qui, partout dans le monde, ont été des phares de liberté et de progrès social. Ce nationalisme qui nous caractérise est un nationalisme humain qui vise la préservation d’un espace de liberté, notre liberté. Il vise l’émancipation d’un peuple, d’abord, mais aussi celle des individus qui la composent. Le nationalisme québécois et son aboutissement, la volonté de faire l’indépendance, est basé sur cette conviction que nous voulons partager avec le monde : tout être humain, tout peuple, a le droit au bonheur.

Notre combat s’inscrit ainsi dans la bataille mondiale pour la diversité culturelle et la survie des langues. Comme tout peuple, les Québécois ont le devoir moral de protéger leur identité car, sans elle, nous ne pourrons plus apporter au monde ces innovations uniques que produisent les peuples uniques. Le monde a besoin de l’identité québécoise car certaines réalisations qui transcendent notre commune humanité n’existeraient pas sans elle. Ce singulier alliage de l’Amérique et de l’Europe qu’est le Québec a donné à l’humanité de grandes choses dans les domaines culturel (Cirque du Soleil), industriel (Bombardier), financier (Desjardins) et sert même d’exemple quant à son modèle social (CPE). Imaginez maintenant combien le Québec pourrait contribuer au nouvel ordre écologique avec son eau et ses énergies propres ! Notre peuple apporte quelque chose de beau et d’original à l’aventure humaine et c’est pourquoi il doit durer. Cette pérennité, elle passe par l’indépendance.

Ce n’est pas la première fois que l’on affuble les souverainistes québécois de mots très durs, et ça ne sera pas la dernière. Nos adversaires ont une volonté constante d’obscurcir notre projet, de lui porter ombrage en tentant de nous donner la honte de ce que nous sommes.
Je ne me laisserai pas abattre par de tels propos, car je demeure convaincu que le mouvement souverainiste québécois, ce nationalisme et cette volonté inébranlable de continuer, c’est la parcelle de lumière québécoise que nous devons apporter au monde.

Pour que les nations se respectent et coopèrent, encore faut-il qu’elles se parlent sur un pied d’égalité. Plus il y aura de nations souveraines dans le monde, plus il y aura d’espace pour un dialogue fructueux qui s’enrichira de notre différence. Inversement, plus on voudra effacer ces différences, plus nous diviserons l’humanité en attisant le repli sur soi. Bref, l’indépendance, ce n’est pas du repli sur soi ; c’est au contraire la meilleure façon d’entrer en dialogue avec l’autre et de le comprendre.

Tel est le ferment qui fait que se renouvelle, génération après génération, le mouvement souverainiste québécois. Tel est le sens de mon engagement politique.

Bernard Drainville
Député de Marie-Victorin

del.icio.us Digg Facebook Google StumbleUpon Technorati