La ministre Courchesne doit choisir : l’éducation ou des nominations
21 octobre 2009 / Écrire un commentaire
La députée de Taillon et porte-parole de l’opposition officielle en matière d’enseignement supérieur, de recherche et de développement, Marie Malavoy, exige de la ministre de l’Éducation, Michelle Courchesne, qu’elle apporte des amendements majeurs au projet de loi 44 sur la gouvernance des cégeps si elle veut obtenir l’appui de l’opposition officielle.
« La très grande majorité des personnes entendues en commission parlementaire a été très claire : ce projet de loi est inacceptable dans sa forme actuelle. La ministre Courchesne ne peut penser aller de l’avant en faisant fi des récriminations qui lui ont été faites. Autrement, elle confirmera les dires du leader du gouvernement, Jacques Dupuis, qui affirme que les commissions parlementaires ne servent à rien puisque les décisions sont déjà prises », a indiqué Marie Malavoy.
L’opposition officielle reproche au projet de loi sur la gouvernance des cégeps d’appliquer la politique de gestion libérale, celle d’imposer un modèle mur à mur. La députée rappelle que le projet de loi prévoit que la composition du conseil d’administration serait à l’image de celle des sociétés d’État, avec une majorité de membres externes dont huit membres seront nommés par la ministre. « Comment comprendre la logique de la ministre de l’Éducation qui veut désormais exclure le directeur des études du conseil d’administration? Ça n’a aucun sens! La ministre Courchesne hésite entre donner priorité à l’éducation ou à des nominations. Au Parti Québécois, notre choix est clair : c’est l’éducation », a soutenu la députée de Taillon.
« La reddition de comptes, nous y croyons, elle est nécessaire, mais l’imposition d’un modèle unique de mur à mur, qui ne s’applique pas aux fondements de la mission des cégeps, ne viendra en rien améliorer la situation. Hydro-Québec et la Caisse de dépôt ont une majorité de membres externes et des comités de vérification; pourtant, ça ne les a pas empêchés d’octroyer des bonis injustifiés et de réaliser des pertes historiques à la suite de mauvaises décisions », a conclu Marie Malavoy.
(Source : Éric Gamache)


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