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Service de garde : le gouvernement libéral engendre des listes d’attente inacceptables

09 octobre 2009 / Commentaires: (4)

Sur le territoire de la CRÉ de Longueuil, ils seraient plus de 5000 enfants à attendre qu’une place en service de garde se libère d’ici 2012[1]. Une situation qui témoigne du laisser-aller du gouvernement libéral qui favorise les listes d’attente, selon les députés Monique Richard (Marguerite-D’Youville), Nicolas Girard (Gouin), Marie Malavoy (Taillon) et Bernard Drainville (Marie-Victorin).

BILA[2] compte à ce jour 2200 enfants inscrits en attente d’une place et ce, pour au plus tard, le 31 octobre, sur le territoire de l’arrondissement du Vieux-Longueuil. Quelque 1800 enfants des villes de Boucherville et de Sainte-Julie, sur le territoire de la circonscription de Marguerite-D’Youville, se retrouveraient dans la même situation.

Accompagnés du porte-parole de l’opposition officielle en matière de famille, Nicolas Girard, les députés étaient dans Marguerite-D’Youville et Taillon, aujourd’hui, dans le cadre de la tournée provinciale pour écouter les préoccupations des intervenants en service de garde et pour promouvoir la signature de la pétition « Un enfant, une place ». Ils cherchaient notamment à prendre connaissance de la situation dans les centres de la petite enfance de ces deux circonscriptions.

Le député de Gouin, Nicolas Girard, a notamment constaté que le besoin était particulièrement criant dans l’arrondissement du Vieux-Longueuil, à Sainte-Julie et à Boucherville, où les parents cherchent désespérément une garderie. « Par conséquent, il y a un stress et une angoisse chez ceux qui terminent leur congé parental et qui ne peuvent retourner travailler, faute d’une place en garderie. Est-ce normal, en période de récession, que des gens soient forcés de rester à la maison alors qu’ils pourraient travailler ? C’est une situation inacceptable », évoque le député de Gouin. « Une mère de ma circonscription a dû quitter son emploi parce qu’elle ne trouvait pas de place en garderie », illustre Marie Malavoy.

Les députés ont cité le cas de ces parents qui appellent à leurs bureaux en demandant de les aider à dénicher une place. Ils ne savent pas vers qui se tourner, alors qu’ils sont seulement à quelques semaines de leur retour au travail. « Au début du mois de juillet, nous avons reçu un flot d’appels de parents nouvellement déménagés dans ma circonscription et qui ont cherché désespérément une place pour leurs enfants, et ce, sans résultat », exprime Monique Richard.

« Dans Marie-Victorin, les parents téléphonent pour nous dire le stress qu’ils vivent à l’idée de laisser leur emploi pour rester à la maison à cause du manque de places. Un parent nous a même dit qu’il était sur une liste d’attente depuis deux ans déjà. Est-ce normal d’avoir à faire le choix entre un emploi et son enfant ? Est-ce que le gouvernement veut revenir 20 ans en arrière en obligeant les femmes à rester à la maison ? », questionne Bernard Drainville.

Tous les députés rapportent le cas de ces parents qui sont en attente depuis plusieurs années et qui ne pourront vraisemblablement accéder à une place avant que leur enfant ait atteint l’âge de la rentrée scolaire. « On le sait, mes collègues et moi ; un enfant qui fréquente la garderie se trouvera mieux préparé pour entrer à l’école. De la même façon, on pourra détecter plus facilement des troubles d’apprentissage, ce qui permettra de gagner du temps dans son développement », précise Marie Malavoy.

De plus, l’arrondissement du Vieux-Longueuil compte la majorité des installations en milieu de travail[3], qui ne desservent, en moyenne, qu’environ 50 % de la clientèle du territoire. Certaines installations en milieu de travail offrent leurs places uniquement au personnel de l’entreprise, sans tenir compte du lieu de résidence des parents.  « Dans Taillon, un CPE attend toujours les 80 places supplémentaires promises par le gouvernement au printemps dernier et rien ne semble indiquer, pour le moment, qu’il recevra une confirmation rapidement », ajoute la députée de Taillon.

« Qui plus est, ajoute Mme Richard, sur les 174 places devant être réalisées à Boucherville en 2008-2009, seules 80 places ont effectivement été développées. Quant à Sainte-Julie, aucune place n’avait été prévue en 2008-2009. Par ailleurs, nous savons qu’un des CPE de Sainte-Julie a obtenu que son développement de 2010-2011 soit devancé ; cependant, le CPE éprouve actuellement des difficultés à finaliser une entente concernant un terrain répondant à ses besoins ».

M. Girard qualifie les actions du gouvernement de cafouillage et d’improvisation. Sur les 18 000 places annoncées il y a deux ans, pour une période de trois ans, 374 ont été octroyées à la circonscription de Marguerite-D’Youville. « C’est insuffisant pour répondre à la demande »,  affirme M. Girard.

« Dans le dernier budget provincial, il n’y a pas un mot sur des engagements pour créer de nouvelles places, alors que les Libéraux en avaient promis 15 000. Même qu’à la lecture du témoignage d’un parent lors de l’étude des crédits budgétaires, le ministre de la Famille, M. Tomassi, avait dit que les parents qui ne trouvent pas de place n’ont qu’à faire garder leur enfant par la voisine », de conclure Nicolas Girard.

Dans les prochains mois, le porte-parole de l’opposition officielle en matière de famille déposera à l’Assemblée nationale la pétition « Un enfant, une place », qu’il est possible de signer sur Internet.  La pétition invite aussi les parents à raconter leur histoire. Il souhaite que le gouvernement annonce dès cet automne de nouvelles places pour 2010.

[1] CRÉ de Longueuil, Plan régional d’accessibilité aux services de garde, 2008, page 40.
[2] Bureau d’inscription sur une liste d’attente centralisée, Regroupement des CPE de la Montérégie.
[3] CPE tels, les CPE Pratt, CPE Petit-Édouard, CPE Royaume des Chérubins (Groupe Jean-Coutu).

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