Commission d'enquête

Adoptez un député libéral!
Ce matin, le Parti Québécois, Québec Solidaire et les députés indépendants se sont unis pour réclamer une commission d’enquête publique. Nous invitons les Québécois à s’unir eux aussi pour réclamer cette commission d’enquête auprès des députés du parti libéral. Voici donc une liste des ...
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Accès aux soins de santé

Élargir le rôle des pharmaciens
Au Québec, plus du quart de la population n’a pas accès à un médecin de famille. Cela représente plus de deux millions de personnes. Ce manque d’accès à un professionnel de la santé décuple l’attente que nous devons endurer dans les cabinets de médecins...
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La santé au Québec

À la défense de la santé des Québécois
Deux occasions s’offrent à moi pour réaffirmer la vision et les valeurs du Parti québécois en matière de santé. La première, c’est le dernier budget libéral qui veut instaurer une taxe santé régressive ainsi qu’un ticket modérateur, qui n’est rien d’autre qu’une taxe sur la maladie...
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Un nouveau contrat social avec les nouveaux Québécois

23 novembre 2009 / Commentaires: (2)

Hier, à la clôture du Conseil national du Parti Québécois, j’étais particulièrement heureux de constater à quel point nos militants, notre caucus et notre chef étaient unis dans leur volonté d’affirmer notre identité nationale, notre langue et les valeurs que nous partageons. J’y ai aussi apprécié le ton serein des discussions dans lesquelles nous avons réaffirmé ce que nous sommes en tant que parti politique et ce pourquoi nous voulons l’indépendance du Québec.

Pour ma part, j’ai participé à l’atelier III sur l’accueil et l’intégration des personnes immigrantes. Dans la lignée de ce qu’a dit Mme Marois dans son discours de clôture, « s’affirmer, c’est s’ouvrir aux autres sans renier qui nous sommes », j’ai fait une proposition : que le Québec instaure un nouveau contrat social entre les nouveaux Québécois et leur société d’accueil. À quoi ça pourrait ressembler ? Le nouvel arrivant devrait s’engager à accepter nos valeurs fondamentales : égalité hommes-femmes, laïcité de l’État et prédominance du français. En échange, le gouvernement du Québec devrait s’engager à l’intégrer dans notre nation. Par la culture et la langue d’abord, en lui fournissant les ressources nécessaires à une pleine maîtrise du français. Mais en misant aussi sur une intégration économique, en l’accompagnant pour qu’il puisse se joindre au marché du travail.

Sur ce point, il faut se rappeler que les nouveaux Québécois sont, avant de se joindre à nous, sélectionnés en fonction de leurs compétences. La difficulté que vivent bon nombre d’entre eux dans leur recherche d’emploi est donc tributaire d’une réticence du marché du travail québécois à reconnaître leurs capacités, leur expérience et souvent, aussi, leurs diplômes. Le gouvernement du Québec a les moyens d’agir sur ce plan ; c’est sa partie du contrat. Par exemple, cela devrait se traduire par une approche plus directive avec les différents ordres professionnels afin qu’ils soient plus souples, plus compréhensifs à l’égard de la réalité vécue par les nouveaux Québécois.

Ce nouveau contrat social aurait l’avantage de satisfaire bien des Québécois en faisant d’une pierre trois coups. D’abord, en assurant la prédominance du français comme langue nationale et langue commune. Ensuite, en fournissant de bons emplois à ceux et celles qui veulent se joindre à nous et nous faire profiter de leurs compétences. Et, finalement, en jetant les bases d’une société où les barrières entre néo et anciens Québécois s’effaceraient au profit d’une volonté commune de vivre ensemble. Bref, une nation unie par sa culture et sa langue, à l’opposé des ghettos ethniques résultant du multiculturalisme canadien. Ce faisant, nous devrons talonner le gouvernement fédéral pour rapatrier les pleins pouvoirs en matière d’immigration, incluant au niveau du parrainage et de l’accès au statut de réfugié. Nous aurons besoin de tous les instruments pour mettre ce nouveau contrat social en œuvre!

Cette semaine, notre aile parlementaire fera un autre pas dans cette direction en déposant un projet de loi qui affirme ce sur quoi la nation québécoise n’entend pas négocier : la prédominance du français, la laïcité du gouvernement et des institutions publiques ainsi que l’égalité entre hommes et femmes. Les Québécois veulent voir leurs élus défendre leur identité nationale. C’est ce que le PQ entend faire.

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Aux limites de la sottise

26 février 2009 / Commentaires: (9)

Longueuil, 26 février 2009 - En politique, quand vos adversaires se déchainent contre vous, bien souvent cela signifie que vous êtes sur la bonne voie. En effet, après que le Bloc eût raflé les deux tiers des sièges québécois à Ottawa et le retour du Parti Québécois à l’opposition officielle à Québec, on le sent, le momentum est de retour du côté du mouvement souverainiste. C’est d’autant plus vrai après la bourde monumentale de la Commission des champs de bataille nationaux (CCBN) et la victoire souverainiste subséquente. Tout cela inquiète beaucoup nos adversaires fédéralistes au Québec et au Canada, qui se sont donné le mot pour nous attaquer en ce début de semaine. Détaillons.

La première salve a été lancée par l’éditorialiste en chef de La Presse, André Pratte, lundi dernier. Dans un papier intitulé « Une insulte à l’intelligence », M. Pratte attaque les propos tenus par Pauline Marois lors du dernier Conseil national du Parti Québécois à Québec. Il lui reproche d’avoir osé dire qu’un Québec indépendant aurait plus d’outils à sa disposition pour s’attaquer à la crise économique. Et pourtant, c’est l’évidence même. M. Pratte le sait très bien ; une part importante des décisions économiques et fiscales qui touchent l’économie québécoise se prend à Ottawa, en notre nom, par une autre nation.

Contrairement aux propos de l’éditorialiste, notre chef n’a jamais prétendu que l’indépendance règlerait tout. Ou encore qu’elle nous dispenserait de la crise économique. L’essentiel de l’argumentaire de Mme Marois revenait à dire, simplement, qu’un Québec indépendant aurait en main tous les outils pour prendre ses propres décisions – économiques, fiscales, sociales et autres. Bien sûr, cela ne garantirait pas un retour à la croissance « demain matin ». Mais nous pourrions au moins faire nos propres choix, selon nos intérêts, nos aspirations, nos valeurs, et avec les conséquences qui en résulteraient – les bonnes comme les mauvaises, avec nous comme seuls responsables.  Plus possible alors de blâmer l’autre pour nos défaites ou pour nos impasses. C’est sur nous que reposerait le fardeau de trouver la solution. Le Québec aurait alors la liberté de pouvoir se reprendre et de pouvoir dire : «Nous, Québécois, avons réussi. Et rien ni personne ne peut remettre en question notre RESPONSABILITÉ COLLECTIVE dans cette victoire. »

Non content de déformer nos propos (qui peut croire que nous ayons déclaré qu’un Québec indépendant échapperait à la crise ?), André Pratte pousse le bouchon un peu plus loin et affirme : « Le gouvernement d’un Québec séparé réussirait-il mieux que celui de la province du Québec en matière économique ? Voyons ce qu’ont fait les politiciens et fonctionnaires provinciaux dans deux secteurs névralgiques où le Québec est seul maître à bord, la santé et l’éducation… » Fin de citation. Donc, si nous comprenons bien M. Pratte, les Québécois seraient de trop piètres gestionnaires pour être maîtres de leurs affaires. Vaudrait mieux laisser le Canada anglais le faire à leur place. Cet argument est particulièrement fallacieux, avec une pointe de mépris envers tous les Québécois, souverainistes et fédéralistes confondus.

Elle serait venue du National Post, cette affirmation n’aurait sans doute surpris personne. Mais qu’elle vienne d’un journal québécois, francophone, soit-il ardemment fédéraliste, cela dépasse l’entendement.

Après avoir ainsi déversé son mépris sur les Québécois en général et les indépendantistes en particulier, ce n’était qu’une question de temps avant que M. Pratte ne reçoive des félicitations du Canada anglais. À peine 12 heures plus tard, Graeme Hamilton, du National Post, louangeait André Pratte et fustigeait les méchants « séparatisses » qui avaient osé dire qu’un Québec indépendant serait pleinement responsable de son sort, car il pourrait prendre ses propres décisions économiques et fiscales lors d’une crise économique.

Contrairement aux allégations de M. Hamilton, Pauline Marois n’a jamais prétendu que l’indépendance sortirait par magie le Québec de la crise économique. Plutôt que de faire une vérification rigoureuse des faits, M. Hamilton se sera contenté de lire le papier d’André Pratte, dont il a traduit l’essentiel des propos. Il conclut d’ailleurs sur une version améliorée du bon vieil argument des ultra-fédéralistes : les Québécois sont incapables de gérer leurs propres affaires, la tutelle d’une nation étrangère est la seule voie vers le bonheur et la prospérité.

Comme si ce n’était pas suffisant, l’équipe éditoriale du National Post en a rajouté une couche dans un papier intitulé « Tell Quebec where to get off » (Dites au Québec où descendre). Je vous résume l’essentiel du propos : les Québécois sont des « chialeux » qui se plaignent le ventre plein. Le Canada devrait donc se tenir debout devant eux et leur couper les transferts fédéraux, diminuer les investissements de deniers publics canadiens au Québec (même si les Québécois paient environ le quart des taxes et des impôts versés à Ottawa), leur enlever leur strapontin à l’UNESCO et – tenez-vous bien – forcer la reconstitution de la bataille des plaines d’Abraham, sous escorte militaire fédérale si nécessaire. Oui, vous avez bien lu.

Voilà comment quelques ultra-fédéralistes ont démontré leur profonde méconnaissance du peuple du Québec (et du mouvement souverainiste) au cours des derniers jours. Cependant, l’argumentaire est si faible – et la caricature, si grossière – qu’ils ont fait la preuve par quatre de l’incapacité du Canada anglais à respecter le Québec. En agissant de la sorte, ils confirment ce que nous, souverainistes, savons déjà : seule l’indépendance permettra au Québec de donner le meilleur de lui-même. Pour le moment, le mouvement souverainiste québécois est au combat. Il est fort. Il est debout. Il dérange. Et il n’aura de cesse jusqu’à ce que le rêve soit réalisé.

Avis au National Post et à leurs alliés objectifs au Québec : we’re back.

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