Finances publiques : Jean Charest, c’est Monsieur Dette !
06 novembre 2009 / Commentaires: (1)
«Incontestablement, Jean Charest peut légitimement porter le titre de Monsieur Dette. Il est le premier ministre qui aura le plus fait augmenter la dette de toute l’histoire du Québec : depuis 2003 elle a augmenté de 32 G$ et, en une seule année l’an prochain, elle augmentera de 11 G$. C’est donc 43 G$ d’augmentation, 4300 $ par habitant et 8500 $ par travailleur. C’est l’héritage de Jean Charest aux Québécois », a soutenu Nicolas Marceau, député de Rousseau et porte-parole de l’opposition officielle en matière de finances publiques.
M. Marceau a pourtant rappelé que Jean Charest avait reproché au gouvernement précédent d’avoir fait augmenter la dette de 11 G$ sur une période de cinq ans. Or, l’an prochain, Jean Charest fera donc en un an ce qu’il reprochait au Parti Québécois d’avoir fait en cinq ans!
« Cette augmentation spectaculaire de la dette est due aux déficits cachés du gouvernement libéral depuis 2003 mis au jour par le Vérificateur général. C’est le fruit de toutes les promesses libérales qui sont systématiquement financées par de l’endettement », a poursuivi le député de Rousseau.
Financement des infrastructures
L’opposition officielle a illustré que le Québec est en déficit structurel depuis quelques années. Par ailleurs, si le Québec utilisait le même traitement comptable que le gouvernement fédéral et le gouvernement de l’Ontario pour le financement des infrastructures municipales et d’autres organismes non consolidés, ce sont 8 G$ qui auraient été inscrits à la dépense courante alors que dans les faits, le Québec n’inscrit que l’amortissement et les intérêts dans ses dépenses.
Le député de Rousseau a aussi rappelé que les investissements de 13,3 G$ que prévoient réaliser en moyenne le gouvernement et ses entreprises, par année au cours des prochaines années, risquent fortement de profiter à une économie parallèle. « Si les Québécois paient 30 % trop cher pour les travaux d’infrastructures, selon ce que rapportent plusieurs experts, ce sont 4 G$ qui profiteraient à un groupuscule d’individus et d’entreprises plutôt qu’aux Québécois. Voilà une autre raison pour déclencher une enquête publique sur l’industrie de la construction pour au moins s’assurer que les Québécois en aient pour leur argent », a déclaré Nicolas Marceau, se disant surpris de la nonchalance du ministre des Finances du Québec devant cet état de fait.
Fonds des générations : le fonds des illusions
Pour sa part, le député de Nicolet-Yamaska et porte-parole en matière de développement économique, Jean-Martin Aussant, a indiqué que le gouvernement libéral a berné la population avec la mise en place du Fonds des générations puisque la valeur du Fonds à la fin de l’année financière 2009-2010 sera de 2,6 G$ alors que la dette du gouvernement aura crû de plus de 25 G$ depuis la création du Fonds en 2006, soit dix fois plus.
« Avec les pertes historiques de la Caisse de dépôt et placement du Québec, le Fonds des générations a perdu près du quart de ses actifs. C’est une perte qui ne serait pas survenue si l’argent avait été directement affecté au remboursement de la dette comme nous l’avions suggéré lors de l’adoption de la loi », a ajouté Jean-Martin Aussant.
« Le gouvernement du Québec est le plus endetté au Canada et de loin. Notre dette représente plus de la moitié de tout ce que nous produisons collectivement en une année. Il faudrait donc que Monsieur Dette cesse d’alourdir encore davantage son héritage politique empoisonné », ont conclu les députés Nicolas Marceau et Jean-Martin Aussant.
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Le député de Rousseau et porte-parole de l’opposition officielle en matière de finances publiques, Nicolas Marceau, et le député de Nicolet-Yamaska et porte-parole en matière de développement économique, Jean‑Martin Aussant, ont voulu mettre en évidence l’héritage de Jean Charest depuis son élection à titre de premier ministre du Québec en avril 2003, particulièrement au chapitre de sa gestion des finances publiques.
(Source : Éric Gamache)


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