Cancer du sein - une décision qui aurait dû être prise bien avant
04 juin 2009 / Écrire un commentaire
Le député de Marie-Victorin et porte-parole de l’opposition officielle en matière de santé, Bernard Drainville, estime que le ministre de la Santé, Yves Bolduc, doit reconnaître l’erreur de son gouvernement d’avoir tardé à assurer un meilleur contrôle de la qualité dans les laboratoires de pathologie.
« Le gouvernement libéral a ignoré depuis 2005 tous les signaux que lui envoyait le réseau de la santé, que ce soit les pathologistes, le Collège des médecins, les technologistes médicaux ou encore l’AETMIS. Malgré la décision prise et les mesures annoncées, des centaines de femmes vivront avec une certaine inquiétude pendant encore quelques semaines. Pourtant, cette crise et cette inquiétude auraient pu être évitées si le gouvernement libéral n’avait pas été aussi négligent », a déclaré Bernard Dranville, réagissant au rapport du comité d’experts dévoilé aujourd’hui.
Le Parti Québécois reproche au ministre Bolduc d’avoir tardé à rassurer les patientes et d’avoir caché le fait que lui et son gouvernement étaient au courant depuis longtemps que la fiabilité des tests en laboratoire était remise en cause.
« Plutôt que d’agir dans l’intérêt de tous les Québécois, le gouvernement libéral a voulu étouffer l’affaire la semaine dernière en discréditant l’étude et la sortie du président de la Fédération des médecins spécialistes, Dr Barrette. Résultat : c’est en catastrophe qu’un comité d’experts doit aujourd’hui recommander ces mesures, notamment la reprise de plus de 2000 tests. Il faut maintenant faire confiance aux spécialistes et espérer que les femmes soient un peu plus rassurées. Une chose est certaine, sur cette importante question, nous faisons plus confiance aux spécialistes qu’au ministre », a ajouté M. Drainville.
Le député de Marie-Victorin souhaite par ailleurs que le ministre de la Santé agisse de manière transparente et s’engage à faire part des résultats des recommandations au fur et à mesure qu’elles seront mises en œuvre. « Nous allons nous assurer que le ministre Bolduc ne se défile pas et rende compte à la population du suivi de son plan, déjà qu’il ait trop tardé à agir. Nous le devons pour les femmes du Québec », a conclu Bernard Drainville.


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