Soyons fiers de nos travailleurs et de toute notre industrie aérospatiale
12 février 2010 / Commentaires: (1)
Voici un texte qui a été publié dans le journal Les Affaires de la Rive-Sud cette semaine :
À l’époque, dans mon Île Dupas natale, on considérait généralement qu’il y avait deux façons de bien gagner sa vie : l’agriculture ou le travail en usine. Si j’avais eu à choisir entre ces deux options, j’aurais probablement opté pour la première. Normal, j’ai été élevé sur une ferme par une famille d’agriculteurs. Je demeure très fier de mes origines.
Bref, j’ai appris très tôt que tous les métiers manuels étaient de nobles façons de gagner sa vie et de subvenir aux besoins de sa famille.
Aujourd’hui, en tant que député de Marie-Victorin, à Longueuil, j’accorde toujours autant de valeur au travail manuel et j’éprouve une affection particulière pour les nombreux travailleurs d’usine qui habitent mon comté. Ce sont des gens qui travaillent dur. Ils occupent de bons emplois, souvent bien rémunérés, qui leur permettent de bien s’occuper de leur famille. Ce faisant, ils contribuent à notre bien-être collectif.
Au-delà des individus, les industries pour lesquelles ils travaillent sont tout aussi indispensables à la santé économique du Québec. Ici, je pense tout particulièrement à l’industrie de l’aérospatiale fortement implantée sur la Rive-Sud de Montréal avec les Pratt & Whitney, Héroux-Devtek et autres entreprises (et fournisseurs) du secteur de l’avionnerie. Ils procurent de bons emplois et investissent de manière importante dans la recherche et le développement au Québec. À ce titre, je partage la fierté des « gars de la Pratt » et de leur employeur qui ont obtenu le mandat de fabriquer le moteur de la série C de Bombardier dans leur usine. C’est une excellente nouvelle pour l’industrie aéronautique, un des fleurons de l’économie québécoise.
Cette nouvelle nous permet de continuer à croire que ce secteur de l’industrie québécoise a un bel avenir devant lui. À l’échelle mondiale, l’industrie aérospatiale de la grande région de Montréal arrive au troisième rang, derrière Toulouse (Airbus) et Seattle (Boeing). Ce succès, on le doit à notre très grande force d’innovation, à notre productivité et à la grande qualité de notre main-d’œuvre. J’insiste ; nos travailleurs d’usine sont des spécialistes dotés d’une formation très pointue. Ce sont non seulement des gens habiles manuellement ; ce sont également des gens sachant manier un outillage très sophistiqué, qui va du robot à l’informatique en passant par toutes sortes de machines à la fine pointe de la technologie. La preuve est faite qu’on peut avoir une industrie à la fois syndiquée, performante et chef de file à l’échelle mondiale.
En rencontrant les travailleurs syndiqués du local 510 (Pratt & Whitney), j’ai compris à quel point ils étaient conscients de l’impact de la mondialisation sur leur industrie. Ils connaissent leurs concurrents, en Europe, en Amérique latine et en Asie. Ils savent qu’ils devront batailler ferme contre les Russes, les Polonais, les Chinois pour conserver leurs emplois dans l’avenir.
Bref, il faut se féliciter de nos succès dans l’aérospatiale, mais il ne faut pas s’asseoir sur nos lauriers. C’est en travaillant en équipe qu’on pourra maintenir notre position de leader dans le domaine et les bons emplois, bien rémunérés, qui y sont associés. J’en appelle donc à tous les gens de l’industrie : les travailleurs, les ingénieurs (la Pratt est le plus important employeur d’ingénieurs au Canada), les concepteurs, les patrons, afin qu’ils continuent de travailler ensemble pour assurer l’avenir de l’aérospatiale, qui est source de fierté et de richesse pour tous les Québécois. Recevez toutes mes félicitations !
Bernard Drainville
Un député fier des travailleurs qui habitent son comté, et de toute l’industrie aérospatiale québécoise


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