L’homophobie n’a pas de frontières
25 avril 2009 / Commentaires: (5)
Le Québec est une terre de liberté. C’est l’une des raisons pour lesquelles je l’aime tant. Et cette liberté, c’est aussi celle de vivre libre de toute discrimination fondée sur l’orientation sexuelle. Au Québec, les droits des personnes homosexuelles sont protégés par la Charte des droits et libertés et, en général, l’homosexualité est acceptée socialement. Pourtant, il demeure toujours difficile pour une personne d’accepter sa condition homosexuelle et encore plus de l’afficher au grand jour.
Si c’est difficile ici, imaginez dans les pays où l’homosexualité est considérée comme un crime ou une maladie !
Cette différence de points de vue entre les pays échappe à toute logique, car l’homosexualité est une réalité qui ne se laisse pas imposer de frontières. Ce n’est ni la religion, ni la couleur de la peau, ni l’origine qui la déterminent. Il y a des homosexuels au Mexique, il y a des homosexuels juifs, il y en a qui parlent allemand. Bref, s’il y a une condition universelle qui ne doit souffrir d’aucune discrimination, c’est bien l’homosexualité !
Qui plus est, personne ne choisit d’être homosexuel. On naît homosexuel. On n’a rien à dire. On doit vivre avec cette réalité et tout ce qu’elle comporte comme conséquences.
La Journée internationale contre l’homophobie aura lieu le 17 mai prochain. Il est bon de se rappeler qu’il faut demeurer vigilants ; les victoires et avancées récentes ne doivent pas être tenues pour acquises. À certaines époques, l’homosexualité était mieux acceptée qu’elle ne l’est de nos jours. Méfions-nous de la nonchalance qui peut facilement faire reculer des causes qu’on croyait gagnées.
Ensemble, coupons court aux préjugés et faisons triompher la liberté et le respect de la différence, car c’est dans la solidarité que réside la force de notre société.
Bernard Drainville
Député de Marie-Victorin
Le 24 avril 2009


Chargement 










