Commission d'enquête
Adoptez un député libéral!
Ce matin, le Parti Québécois, Québec Solidaire et les députés indépendants se sont unis pour réclamer une commission d’enquête publique. Nous invitons les Québécois à s’unir eux aussi pour réclamer cette commission d’enquête auprès des députés du parti libéral. Voici donc une liste des ...
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Accès aux soins de santé
Élargir le rôle des pharmaciens
Au Québec, plus du quart de la population n’a pas accès à un médecin de famille. Cela représente plus de deux millions de personnes. Ce manque d’accès à un professionnel de la santé décuple l’attente que nous devons endurer dans les cabinets de médecins...
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La santé au Québec
À la défense de la santé des Québécois
Deux occasions s’offrent à moi pour réaffirmer la vision et les valeurs du Parti québécois en matière de santé. La première, c’est le dernier budget libéral qui veut instaurer une taxe santé régressive ainsi qu’un ticket modérateur, qui n’est rien d’autre qu’une taxe sur la maladie...
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02 avril 2009 / Commentaires: (1)
Après tous les sacrifices auxquels nous avons dû consentir lors de la course au déficit zéro à la fin des années 1990, nous voilà de retour dans le rouge, grâce à la pitoyable gestion des finances publiques du gouvernement de Jean Charest. Tout cela après que le premier ministre et la ministre des Finances nous eurent promis, une main sur le cœur et l’autre sur la sacoche, lors de la dernière campagne électorale, qu’un retour au déficit était hors de question.
Un troisième gouvernement libéral serait un gouvernement entièrement dédié à l’économie, nous disait-on. Pas question de retourner en déficit ou encore de hausser la TVQ pour équilibrer le budget. Or, à peine trois mois après leur réélection, les Libéraux ont déjà brisé ces deux engagements, les plus importants qu’ils avaient pris pendant la campagne en ce qui a trait aux finances publiques québécoises.
Bien plus qu’une simple capitulation devant l’irresponsabilité d’un tel engagement, cette double parole brisée nous montre bien l’erreur commise par les Libéraux dans le budget de 2007. Rappelez-vous : le fédéral venait d’augmenter ses transferts de 950 millions $ dans le cadre du soi-disant règlement du déséquilibre fiscal, et le premier ministre les avait alors entièrement dédiés à des baisses d’impôt.
Quitte à manquer à l’humilité la plus élémentaire, je vous cite un extrait de ma réponse au discours d’ouverture du gouvernement Charest après l’élection de 2007 : « moi, je vous dis qu’on n’a pas les moyens de se les donner, ces baisses d’impôt, actuellement parce que les besoins sont trop grands. Puis je dis également que, ce faisant, en baissant les impôts, on hypothèque l’avenir. Si jamais, à l’avenir, dans quelques années d’ici, on se retrouve avec un ralentissement économique, qu’est-ce qu’on va faire ? Dans quelle situation allons-nous nous trouver ? »* Deux ans plus tard, nous y sommes. Nous sommes pris dans une récession sans aucune marge de manœuvre financière. Sans aucun coussin. Aucune réserve. La dèche.
Comble de la mauvaise gestion, le gouvernement Charest a refusé de récupérer les deux baisses de TPS décrétées par Ottawa en juillet 2006 et en janvier 2008. Si Québec avait augmenté la TVQ au moment où Ottawa baissait sa TPS, le Québec jouirait aujourd’hui de recettes fiscales supplémentaires de 2,4 milliards $ (chaque point de TPS génère 1,215 milliard $ de revenus au Québec). Une mesure à coût nul pour les contribuables québécois, puisque la hausse de l’une est annulée par la baisse de l’autre. Individuellement, nous n’aurions rien perdu mais, collectivement, nous serions beaucoup plus riches. En fait, si le PQ avait dirigé le Québec, c’est 3,3 milliards $ de recettes fiscales supplémentaires dont nous disposerions aujourd’hui. Car aux 2,4 milliards $ d’argent neuf générés par la TVQ, nous aurions ajouté les 950 millions $ de transferts fédéraux volatilisés en baisses d’impôt.
Avec ces 3,3 milliards $, nous aurions les moyens de combler une bonne partie du déficit de 3,9 milliards $ annoncé par Mme Jérôme-Forget pour l’année 2009-2010.
Mais ce qui est encore plus odieux, c’est que le PLQ ne dit toujours pas la vérité aux Québécois. Il refuse en effet de s’avancer sur les sacrifices qu’il faudra faire pour se sortir du rouge. Il annonce des hausses de tarifs, sans préciser lesquels. Mais nous ne sommes pas dupes. Nous savons ce qui se trame : le gouvernement met la table pour une augmentation substantielle de plusieurs tarifs : électricité, scolarité, péages. Le budget déposé le 19 mars 2009 prévoit qu’il manquera 3,7 milliards $ de revenus pour retrouver l’équilibre budgétaire dans 4 ans !!!
Le gouvernement s’engage à trouver l’argent pour combler ce manque à gagner. La moindre des choses serait qu’il rompe avec le mensonge et les cachotteries et qu’il dise aux Québécois comment il entend financer un tel déficit. Chose certaine, c’est dans nos poches que Jean Charest va piger. D’ailleurs, sera-t-il même là pour faire le sale boulot ou laissera-t-il à son successeur, homme ou femme, le soin de faire le travail ??? Pire encore, reviendra-t-il encore une fois au Parti Québécois de nettoyer le gâchis laissé par les Libéraux ? Rappelez-vous le déficit zéro des années 1990 rendu nécessaire par le trou de 6 milliards $ que nous avait laissé les Libéraux…
En bout de ligne, et c’est bien là le drame, nous hypothéquons encore plus nos grands services publics, notre capacité à les livrer et à les garder. En augmentant le déficit, nous augmentons la dette, et donc le service de la dette, c’est-à-dire les intérêts que nous devons payer chaque année pour rembourser l’hypothèque. Autant d’argent que nous n’aurons pas pour la santé, l’éducation, les familles, l’environnement et toutes nos autres priorités de société. Cette dette, nous la pelletons en avant, en disant aux générations futures : « bienvenue dans le Québec de l’avenir ». Un Québec aux pieds d’argile, fragilisé par son endettement chronique et sa difficulté à créer la richesse dont nous avons besoin pour augmenter notre capacité de payer, notre capacité de rembourser.
Nous ne sommes pas sortis du bois. Vivement l’indépendance pour que nous puissions décider, tous ensemble, de la stratégie qui nous permettra de nous sortir du trou dans lequel nous nous enfonçons. Ça presse.
Bernard Drainville, député de Marie-Victorin
Le jeudi 2 avril 2009
02 février 2009 / Commentaires: (1)
Le 10 janvier dernier, Michel David signait un billet dans lequel il me reprochait, grosso modo, de tenir un discours naïf à l’endroit de notre système de santé public. Il me citait : « si on explique aux Québécois qu’il y a moyen de régler les problèmes en travaillant sur le système de santé… en leur donnant accès à un médecin de famille, en améliorant l’efficacité des blocs opératoires… ».
Tirée hors de son contexte, cette déclaration peut sembler pécher par excès de vertu. Mais elle était motivée par cette certitude qui m’anime toujours aujourd’hui : plus de privé en santé n’est pas la solution. La santé privatisée diminue non seulement l’accès aux soins, mais elle coûte également plus chère et ce, quoi qu’en dise ses chantres.
J’en veux pour preuve un article du New York Times (Health care you can’t afford not to afford) daté du 16 janvier dernier. Il soulignait qu’une famille américaine sur trois éprouve de la difficulté à payer ses factures liées aux soins de santé. Conséquence désastreuse d’un système de santé largement privatisé.
Puis vendredi dernier, Le Devoir nous apprenait que les chirurgies privées des cataractes coûtent deux fois plus chères lorsqu’elles sont effectuées dans le privé. Ce qui fait mentir le gouvernement Charest qui nous a toujours assuré que recourir au privé ne coûterait pas plus cher aux contribuables québécois.
Si les chirurgies de la cataracte sous-traitées au privé nous coûtent aujourd’hui une beurrée, imaginez le prix que nous paierons si nous laissons les Libéraux privatiser notre système de santé par la porte d’en arrière. Vaut mieux les arrêter maintenant. C’est justement ce que nous entendons faire au Parti Québécois.
26 novembre 2008 / Commentaires: (2)
Outre les quelques journalistes plaidant en faveur d’un match nul, la plupart s’entendent pour dire que Mme Marois a été de loin la plus convaincante, celle qui a tiré son épingle du jeu et expliqué de façon claire et précise son orientation politique. Les citoyens, sur les nombreux blogues et forums de discussion, vont dans cette même veine. Mais au-delà de la joute oratoire, un constat demeure dans les derniers jours de cette campagne ; Jean Charest est maintenant sur la défensive.
Cela a commencé avec son piètre bilan en santé, qu’il a tenté de mettre malhonnêtement sur les épaules de Mme Marois. Cela a continué avec tout le cirque entourant la Caisse des dépôts et placements, où Jean Charest continue de cacher la vérité. Puis, il y a eu la question de l’économie, où le Premier ministre sortant s’est montré inapte à répondre aux plus simples questions. On se sera un peu moqué du long temps de préparation au débat de Mme Marois. Aujourd’hui, les Libéraux et les Adéquistes s’en mordent les doigts.
Ce que l’on retiendra de ce débat, c’est que Jean Charest prend place sur la sellette. Après avoir tenté sans succès de critiquer Mme Marois sur son référendum ou la lutte au déficit zéro, il a vite dû s’expliquer sur ses piètres résultats pendant les six dernières années. Un mandat que les Québécois ne veulent pas revoir de sitôt.
Plus souvent qu’autrement, le débat offre aux candidats une occasion de sortir un lapin de leur chapeau, ou encore de déstabiliser leur adversaire. Cette fois, le débat aura été une occasion pour Mme Marois de remettre les pendules à l’heure et d’expliquer sa position. Bref, la nécessité d’un gouvernement péquiste semble plus que jamais apparaître comme étant nécessaire et le débat pourrait bien être le revirement attendu dans cette campagne.
14 novembre 2008 / Écrire un commentaire
Le porte-parole du Parti Québécois en matière de santé et candidat dans la circonscription de Marie-Victorin, Bernard Drainville, a présenté aujourd’hui le bilan déplorable des libéraux en santé, lors d’un point de presse tenu à la permanence nationale du Parti Québécois.
« Jean Charest est au pouvoir depuis 2003. Ses deux dernières campagnes ont porté sur la santé, sa priorité, disait-il, et la situation ne s’est pas améliorée. En 2008, il nous dit que ce n’est pas la santé sa priorité, mais l’économie. S’il n’a rien fait de concret alors que c’était prioritaire, imaginez ce que ce sera si ce ne l’est plus!», a déclaré Bernard Drainville.
Dans une publicité télévisée diffusée au cours de la campagne électorale de 2003, Jean Charest prenait l’engagement “d’éliminer l’attente une fois pour toutes”. Aujourd’hui, les données du ministère de la Santé et des Services sociaux montrent que la situation se détériore dans plusieurs urgences de centres hospitaliers. De plus, en matière d’attente pour une chirurgie dans des délais médicalement acceptables, on constate une augmentation du nombre de personnes en attente, et ce, dans plusieurs régions du Québec.
La situation dans les urgences
La situation globale dans les urgences des hôpitaux du Québec pour les six premiers mois de l’année 2008-2009 n’est guère reluisante dans plusieurs régions du Québec. En effet, lorsque l’on compare la situation actuelle avec celle qui prévalait il y a cinq ans pour les six premiers mois de l’année, on constate qu’on attend en moyenne 6,4 % plus longtemps à l’urgence.
La situation quant à la durée de l’attente à l’urgence est particulièrement difficile dans les régions du Bas-Saint-Laurent (+26 %), des Laurentides (+29 %), de Lanaudière (+23 %), de la Gaspésie-Iles-de-la-Madeleine (+24 %) et de la Capitale-Nationale (+18 %) où l’on constate une augmentation de l’attente à l’urgence variant entre 18 % et 29 % par rapport à la même période il y a cinq ans.
Attente pour les chirurgies
La situation n’est guère mieux en ce qui a trait aux chirurgies. Selon les dernières données disponibles, le nombre de personnes en attente d’une chirurgie depuis plus de six mois est passé de 28 575 à 31 739 personnes entre le 1er mars 2008 et le 24 mai dernier. Un bond de 3164 personnes en attente d’une chirurgie hors délai médicalement acceptable en moins de trois mois.
Dans certaines régions, l’augmentation est particulièrement ahurissante. À titre d’exemple, on constate une augmentation de 94 % du nombre de personnes en attente depuis plus de six mois dans la région de l’Abitibi-Témiscamingue. La situation est également difficile dans les régions des Laurentides et de la Capitale-Nationale où les listes d’attente ont augmenté respectivement de 84 % et de 37 %.
« Les libéraux n’ont pas respecté leur parole et ont trahi l’électorat qui les croyait, mais c’est terminé. Désormais, la population québécoise sait que Jean Charest ne livre pas la marchandise », a conclu Bernard Drainville.