Commission d'enquête
Adoptez un député libéral!
Ce matin, le Parti Québécois, Québec Solidaire et les députés indépendants se sont unis pour réclamer une commission d’enquête publique. Nous invitons les Québécois à s’unir eux aussi pour réclamer cette commission d’enquête auprès des députés du parti libéral. Voici donc une liste des ...
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Accès aux soins de santé
Élargir le rôle des pharmaciens
Au Québec, plus du quart de la population n’a pas accès à un médecin de famille. Cela représente plus de deux millions de personnes. Ce manque d’accès à un professionnel de la santé décuple l’attente que nous devons endurer dans les cabinets de médecins...
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La santé au Québec
À la défense de la santé des Québécois
Deux occasions s’offrent à moi pour réaffirmer la vision et les valeurs du Parti québécois en matière de santé. La première, c’est le dernier budget libéral qui veut instaurer une taxe santé régressive ainsi qu’un ticket modérateur, qui n’est rien d’autre qu’une taxe sur la maladie...
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25 août 2009 / Commentaires: (2)
L’année prochaine, nous célébrerons les 50 ans de la Révolution tranquille. Cette période charnière de notre histoire a été marquée par un projet audacieux, porté par René Lévesque : la nationalisation de l’électricité. Cette grande entreprise est devenue symbolique de l’esprit qui animait cette époque : la volonté d’être « Maîtres chez nous ». Grâce à cette politique ambitieuse, nous avons pris en main notre destinée en développant fièrement nos ressources hydrauliques, qui sont au cœur de notre identité et de notre richesse collective.
En revanche, le travail amorcé par René Lévesque et Jean Lesage n’est pas terminé ; il doit maintenant aborder les nouvelles réalités du XXIe siècle. Pour demeurer Maîtres chez nous, il faudra que nous devenions aussi les maîtres d’œuvre de la production d’énergie éolienne. À ce titre, Hydro-Québec devra planifier et exploiter les immenses ressources éoliennes du Nord-du-Québec, en tout respect de l’environnement et des populations qui l’habitent. Le Québec est assis sur une mine d’or renouvelable, et les contrats de production sont donnés à des compagnies privées. C’est inacceptable. L’énergie éolienne est nôtre ; les profits qu’elle génère doivent appartenir aux Québécois.
En outre, si nous voulons vraiment nous doter, à long terme, d’un parc de véhicules électriques, nous allons devoir augmenter d’une manière substantielle notre production d’électricité. Nos immenses gisements éoliens pourraient donc contribuer à remplacer le pétrole comme source d’énergie pour le transport. En plus de diminuer nos émissions de gaz à effet de serre, l’utilisation intelligente de tout notre potentiel de production électrique permettra de nous libérer de notre dépendance au pétrole qui nous appauvrit.
Idem pour l’ensemble de nos ressources naturelles. Par exemple, en 2002, le ministre de l’Environnement de l’époque, André Boisclair, a fait adopter une politique nationale de l’eau qui prévoit que des redevances soient payées à l’État québécois par tout exploitant privé de nos ressources hydriques. Qu’ont fait les Libéraux ? Pendant six ans, ils ont refusé de bouger sur ce dossier. À ce jour, des entreprises comme Coca-Cola ou Naya continuent de mettre notre eau en bouteille sans nous payer quelque redevance que ce soit.
Même chose pour l’exploitation de nos ressources minières. Récemment, un rapport du vérificateur général du Québec nous apprenait que les compagnies minières ne nous paient pas leur juste part pour les profits que notre sous-sol leur permet de réaliser. Qu’attendons-nous pour agir ?
Dans le présent contexte de morosité économique et de déficit structurel, les Libéraux s’apprêtent maintenant à augmenter les tarifs (électricité, scolarité, etc.). Mais, avant d’aller piger encore une fois dans les poches de la classe moyenne, pourquoi ne pas maximiser nos sources de revenus pour enrichir notre État et, à terme, notre nation ? Les grands projets hydroélectriques et éoliens sont générateurs d’emplois et, à condition qu’Hydro-Québec en soit maître d’œuvre, de revenus importants pour l’État. Et si les compagnies privées qui exploitent nos ressources hydriques et minières payaient leur juste part de redevances, nous serions aussi beaucoup plus riches collectivement.
Bref, un nouveau Maîtres chez nous, ça voudrait dire une augmentation immédiate des revenus disponibles pour l’État québécois. Autant de milliards qui pourraient être utilisés pour financer les services à la population et assainir nos finances publiques.
Prenons-nous en main. Proposons aux Québécois un Québec qui ne vise rien de moins que l’indépendance énergétique. Un Québec tellement riche qu’il n’aurait plus besoin de la péréquation d’Ottawa. Un Québec si riche qu’il n’aurait plus qu’à faire son indépendance politique.
Il faut dès maintenant s’occuper de nos affaires, sinon d’autres le feront à notre place. Nos ressources, c’est à nous de les gérer, c’est à nous d’en profiter. Demeurons Maîtres chez nous !
Bernard Drainville
Député de Marie-Victorin
25 août 2009
PS : Posez un geste pour appuyer cette démarche. Allez signer la pétition pour l’indépendance énergétique! http://independanceenergetique.org/
27 mars 2009 / Commentaires: (1)
Le premier ministre Charest a décidé de maintenir sa décision de nommer Michael Sabia pdg de la Caisse de dépôt et placement du Québec. Jusqu’à maintenant, en tout cas. Cette décision est une erreur grave. Peut-être la pire qu’ait commise Jean Charest depuis son élection en 2003, ce qui n’est pas peu dire. La nomination de Michael Sabia pourrait avoir des conséquences incalculables sur l’économie du Québec, sur la protection de nos sièges sociaux, sur notre capacité d’être maîtres chez nous, bref, sur notre souveraineté économique. De l’ADQ à Québec Solidaire en passant par d’anciens membres du conseil d’administration de la Caisse et des sources anonymes au sein même du PLQ, les Québécois sont, à juste titre, consternés par l’erreur aux proportions historiques que vient de commettre leur gouvernement. L’affaire est tellement grosse qu’il faut se demander si Jean Charest ne s’est pas donné pour mandat de démanteler le Québec Inc avant de quitter le poste de premier ministre.
Pour le Parti Québécois, la Caisse a deux mandats, tout aussi importants l’un que l’autre : offrir le meilleur rendement possible à ses déposants et aux retraités du Québec ET participer au développement économique du Québec. Pour Jean Charest et son gouvernement, seul le rendement importe. L’endroit où l’argent de la Caisse est investi n’a pas d’importance. Même s’il est ici question de l’épargne collective des Québécois. C’est cette doctrine du rendement optimal qui a amené la Caisse à investir autant d’argent dans le papier commercial ou dans des projets douteux, comme celui de l’aéroport d’Heathrow à Londres. Dans ce dernier cas, la Caisse a investi 2 milliards $ qui ne valent plus rien maintenant. Pourtant, rien ne démontre que l’investissement chez nous, au Québec, serait moins rentable qu’ailleurs dans le monde. Bien au contraire.
D’emblée, il y a une raison qui disqualifie Michael Sabia comme pdg de la Caisse : il refuse de s’engager à protéger Bombardier et les autres grandes entreprises québécoises qui ont leur sièges sociaux au Québec. En fait foi cet extrait de la conférence de presse de Michael Sabia, le jour de sa nomination, le 13 mars 2009 :
- Daniel Bordeleau, SRC : « Est-ce que vous croyez que la Caisse doit intervenir pour maintenir au Québec le siège social des grandes compagnies, comme la Banque nationale, Bombardier ou même BCE ? »
- Michael Sabia : « Je pense que ces décisions sont prises par ces sociétés et moi je ne suis pas convaincu que c’est même possible pour la Caisse d’agir un rôle déterminant dans ces décisions. Ces décisions, d’ordinaire, sont dirigées par d’autres choses dont je suis pas certain que c’est vraiment le rôle de la Caisse ».
Pas « possible » pour la Caisse « d’agir » ? Pas « certain » que « c’est vraiment le rôle de la Caisse » de maintenir au Québec le siège social de la Nationale, de Bombardier ou de BCE ? Qu’est-ce que c’est que cette foutaise ? Mais alors, dites-moi, qui va protéger SNC-Lavalin ? Et Jean Coutu ? Et Couche-Tard ? Et Cascades ? Et l’Industrielle Alliance? Et CGI ? Et Cossette ? Et tous les autres fleurons du Québec Inc qui ont leur place d’affaires chez nous et qui pourraient faire l’objet d’offres d’achat hostiles dans l’avenir ?
Sans parler de Quebecor. Réalisez-vous qu’à titre de pdg de la Caisse, Michael Sabia devient maintenant le patron du plus gros actionnaire de Quebecor Média (outre la famille Péladeau) ? Hier encore, il en était l’un des principaux concurrents, à titre de pdg de BCE. Le jour où Rogers – ou un autre concurrent torontois ou étranger – voudra acquérir Quebecor (ce qui veut dire notamment le réseau TVA), qu’aura à dire M. Sabia ? Est-ce qu’il protégera la propriété québécoise du groupe ? Ou deviendra-t-il complice de la vente de cette entreprise de chez nous à des intérêts n’ayant aucune sensibilité à la culture et à l’identité québécoises ?
Le choix de Michael Sabia est d’autant plus contestable que son parcours dans le monde des affaires a été tout sauf étincelant. Son seul véritable fait d’armes a été la transaction avortée entre Bell et Teachers, qui aurait eu pour résultat d’achever le déménagement du siège social de BCE de Montréal à Toronto. De plus, alors que la Caisse a besoin d’un président qui connaît le placement et la gestion du risque, Michael Sabia n’a aucune expertise reconnue en ces domaines. Et on n’a pas encore parlé du processus totalement vicié qui a mené à sa nomination ; André Pratte, l’éditorialiste en chef de La Presse, avait bien raison de qualifier ce processus de « bidon ». Imaginez ; Michael Sabia a été le seul candidat à être reçu en entrevue par le comité de sélection de la Caisse. Comme s’il était la seule personne dans tout le Québec à avoir les compétences pour occuper le poste. Ou à en avoir assez pour mériter une entrevue !!
Politique. Cette décision sent la politique à plein nez. Jean Charest est sur son déclin. Il aura choisi de nommer un allié à la Caisse afin d’assurer son avenir personnel, le jour où il quittera la vie politique. En nommant un fédéraliste notoire, ex-membre influent du Conseil privé du Canada et ex-membre du Conseil de l’unité canadienne, il consolide l’influence de ceux qui ne veulent pas d’un Québec trop fort. Qui le veulent petit, docile, résigné à sa condition provincialiste. Est-ce la première étape menant au démantèlement de la Caisse en plusieurs entités ? Pour affaiblir encore plus le navire amiral du Québec financier et économique ? Pour nous affaiblir encore plus, collectivement ?
Il y a dans cette décision du premier ministre quelque chose qui ressemble à une trahison et à une démission face à ce qui devrait être son premier devoir : la défense des intérêts supérieurs de la nation québécoise. Nous n’avons pas fini de payer pour sa réélection.
Bernard Drainville
Député de Marie-Victorin
Le 27 mars 2009