Commission d'enquête

Adoptez un député libéral!
Ce matin, le Parti Québécois, Québec Solidaire et les députés indépendants se sont unis pour réclamer une commission d’enquête publique. Nous invitons les Québécois à s’unir eux aussi pour réclamer cette commission d’enquête auprès des députés du parti libéral. Voici donc une liste des ...
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Accès aux soins de santé

Élargir le rôle des pharmaciens
Au Québec, plus du quart de la population n’a pas accès à un médecin de famille. Cela représente plus de deux millions de personnes. Ce manque d’accès à un professionnel de la santé décuple l’attente que nous devons endurer dans les cabinets de médecins...
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La santé au Québec

À la défense de la santé des Québécois
Deux occasions s’offrent à moi pour réaffirmer la vision et les valeurs du Parti québécois en matière de santé. La première, c’est le dernier budget libéral qui veut instaurer une taxe santé régressive ainsi qu’un ticket modérateur, qui n’est rien d’autre qu’une taxe sur la maladie...
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De nouvelles responsabilités mais un même combat pour la souveraineté

28 août 2010 / Écrire un commentaire

J’ai beaucoup apprécié mes années en tant que porte-parole de l’opposition officielle en matière de santé. Ce furent des années riches en rebondissements et je suis très reconnaissant de l’expérience que j’en ai retirée. Et je suis certain que j’apprécierai tout autant mes nouvelles responsabilités aux affaires intergouvernementales.

Cette certitude me vient de mon engagement souverainiste, la mère de tous les combats politiques que nous devons mener au Québec. Aux affaires intergouvernementales, je serai aux premières loges pour poursuivre le combat et pour convaincre les Québécois indécis de se joindre à nous. C’est avec beaucoup de conviction que je le ferai.

Le rôle principal d’un ministre québécois des affaires intergouvernementales, c’est d’être le chien de garde des intérêts nationaux du Québec et de défendre bec et ongles nos compétences face aux nombreuses intrusions fédérales. Malheureusement, l’actuel gouvernement, le plus fédéraliste et le moins nationaliste de l’histoire récente, refuse d’assumer ces responsabilités. Par conséquent, le rôle du porte-parole de l’opposition officielle en la matière devient encore plus important.

C’est donc avec beaucoup d’enthousiasme que j’ai accepté le nouveau rôle que Mme Marois m’a confié. Les Québécois peuvent compter sur moi pour défendre avec force et conviction les espaces de liberté qui sont les nôtres. Parce que c’est en se battant pour défendre ce qui nous appartient déjà qu’on démontre ce qu’on pourrait faire de mieux en possédant toutes les ressources, toutes les compétences et en prenant toutes les décisions.

Alors, au travail!

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L’ABCD de la souveraineté en ligne

24 mars 2010 / Écrire un commentaire

Je vous invite à consulter le tout nouveau site web de la tournée de l’ABCD de la souveraineté.

L’ABCD de la souveraineté est une série d’activités organisées par le Parti Québécois. Elle met en vedette quatre députés qui ont en commun une entrée récente dans la vie politique : Jean-Martin Aussant, Yves-François Blanchet, Alexandre Cloutier et Bernard Drainville. Quatre voix fortes qui portent la cause souverainiste aux quatre coins du Québec. Rapatriement de pouvoirs, économie, finances publiques, énergie, éducation, culture, histoire et identité sont au menu.

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Lettre à Lucien Bouchard - La course vers la souveraineté

19 février 2010 / Écrire un commentaire

M. Bouchard. Il m’apparaît important de réagir aux propos que vous avez tenus mardi dernier. D’emblée, je tiens à souligner que je vous considère comme une des grandes figures de la souveraineté de notre histoire. Non seulement avez-vous été un grand chef, mais vous avez aussi été une figure inspirante pour le mouvement souverainiste, l’une de celles qui ont le plus contribué à notre quasi-victoire de 1995.

En revanche, si je prends la plume, c’est pour exprimer mon profond désaccord avec votre sortie. Sur une note personnelle, vos déclarations m’ont attristé, car elles heurtent la motivation profonde qui m’a fait faire le saut en politique il y a trois ans, c’est-à-dire la cause de lindépendance du Québec. Aujourd’hui, c’est comme si vous me disiez que j’ai fait le mauvais choix en abandonnant mon ancienne carrière pour me consacrer à la politique. Si j’acceptais les arguments que vous énoncez, j’accepterais aussi que la cause pour laquelle nous nous battons soit une cause perdue. Un peu comme si vous nous disiez, à moi et à tous les (nombreux) députés et militants qui ont adhéré à notre parti depuis la défaite de 2007: «Vous perdez votre temps, allez mettre votre énergie ailleurs!»

Mais laissons de côté les émotions. L’essentiel, c’est la cause. C’est d’ailleurs à nous, membres de la grande famille souverainiste québécoise, de continuer à porter le flambeau de l’indépendance plutôt que de céder au découragement et à la fatigue, comme vous l’avez fait mardi. L’indépendance politique n’est pas la solution magique à tous nos problèmes, mais elle nous donnerait, à coup sûr, plus de moyens pour les résoudre. Trois exemples me viennent en tête.

Environnement

D’abord, l’environnement. Nous avons le devoir de diminuer nos émissions de gaz à effet de serre. Cela passe nécessairement par une réduction de notre dépendance au pétrole. Dépendance au pétrole étranger, qui nous coûte d’ailleurs 18 milliards par année. Or, le gouvernement fédéral vise exactement le contraire: il veut accroître la part du pétrole dans notre économie.

Alors que la défense de l’environnement est en passe de devenir une valeur universelle, le Canada de Stephen Harper n’en a cure. Sur ce front, l’indépendance ferait de nous des meneurs, alors que le statu quo constitutionnel fait de nous des parias sur la scène internationale et en ce qui concerne nos engagements de Kyoto, des pollueurs sans vergogne.

Assurance-emploi

Autre exemple: l’assurance-emploi, dossier d’une importance capitale en ce contexte de crise économique. Nous avons un urgent besoin d’aider les travailleurs mis à pied pour les préparer aux emplois de l’avenir. Pour ce faire, il est nécessaire d’avoir une stratégie cohérente. Or actuellement, l’assurance-emploi est à Ottawa, alors que la formation de la main-d’oeuvre est à Québec. Cette situation est coûteuse et contre-productive.

Ces deux enjeux sont si intimement liés qu’aucune stratégie crédible visant le plein emploi et la protection des chômeurs ne saurait en faire abstraction. Encore une fois, le statu quo exerce une pression à la baisse sur les ambitions québécoises. L’indépendance nous permettrait de confier à un État unique la responsabilité d’arrimer assurance-emploi et formation continue. À l’heure de la mondialisation et de la course à la productivité que celle-ci nous impose, une telle stratégie devient un impératif national. Sans parler de la lutte contre le décrochage scolaire, qui pourrait en bénéficier grandement…

Immigration

Mon troisième exemple est celui de l’immigration, dossier au sujet duquel vous taxez mon parti, le parti de René Lévesque, d’intolérance. René Lévesque qui, je le rappelle, était un fervent défenseur des droits et de la dignité de la personne. Mais qui était aussi très conscient de la fragilité identitaire de son peuple. Ce fut d’ailleurs ce qui l’a principalement motivé à adopter la loi 101. Ai-je besoin de vous rappeler que de 1976 à aujourd’hui, notre poids démographique, en tant que francophones, a constamment diminué en Amérique du Nord?

Dois-je aussi souligner qu’en 1976, le Québec n’était pas assujetti à une Constitution qui impose l’idéologie du multiculturalisme, selon laquelle la culture québécoise n’est qu’une culture parmi tant d’autres au Canada? Vous en conviendrez; si René Lévesque avait des raisons de s’inquiéter pour notre identité en 1976, il en aurait certainement encore plus aujourd’hui.

Concrètement, dans les 10 prochaines années, le Québec accueillera plus de 50 000 nouveaux arrivants par année. Nous avons besoin de leurs compétences et de leur savoir-faire, surtout à l’heure où des pénuries de main-d’oeuvre se profilent dans certains domaines. Par contre, ces derniers doivent s’intégrer à la société québécoise. Est-ce si radical que de penser que la majorité francophone n’a pas à s’effacer devant ceux qui viennent la rejoindre pour vivre avec elle? Est-ce faire preuve d’intolérance que de vouloir partager nos valeurs communes, notamment la langue française et l’égalité entre les sexes? Je ne crois pas; c’est au contraire une position humaniste et même progressiste qui vise à mieux accueillir ceux et celles qui veulent bâtir le Québec de demain avec nous. L’indépendance nous permettrait de rapatrier les outils en matière de langue, de culture, de communications ou d’immigration, nécessaires à une meilleure intégration des nouveaux Québécois.

Poursuivre le combat

Je pourrais poursuivre avec d’autres exemples sur les gains d’efficience et de productivité, la fin des chevauchements, la mise en place d’une déclaration de revenus unique ou d’une stratégie visant l’indépendance énergétique, qui sont liés d’une façon ou d’une autre à une plus grande souveraineté politique pour le Québec. Mais l’essentiel est là. Le choix que j’ai fait il y a trois ans, avec la nouvelle génération de souverainistes, c’est de poursuivre le combat. Et ce n’est pas parce que le combat peut sembler difficile par moments qu’on doit y renoncer. Le PQ doit continuer à porter cette aspiration sans relâche pour que sa cause devienne celle de tous les Québécois. Ce sera à eux, le cas échéant, de décider de la vitesse à laquelle l’indépendance du Québec doit se réaliser.

Nous, souverainistes, avons le devoir de rester fidèles à ce que nous sommes, à ce que le mouvement a été depuis ses débuts et à nos 400 ans d’histoire en tant que peuple. Il n’y a qu’avec l’indépendance du Québec et sa souveraineté que nous pouvons assurer notre pérennité, notre pleine liberté et notre pleine responsabilité.

M. Bouchard, vous nous avez fait faire un bout de chemin et nous vous en sommes reconnaissants. Maintenant, c’est à nous de terminer la course. À moi, à mes camarades du mouvement souverainiste et à Pauline Marois. Jusqu’au jour où le Québec deviendra indépendant.

Bernard Drainville - Député de Marie-Victorin pour le Parti québécois

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