Commission d'enquête
Adoptez un député libéral!
Ce matin, le Parti Québécois, Québec Solidaire et les députés indépendants se sont unis pour réclamer une commission d’enquête publique. Nous invitons les Québécois à s’unir eux aussi pour réclamer cette commission d’enquête auprès des députés du parti libéral. Voici donc une liste des ...
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Accès aux soins de santé
Élargir le rôle des pharmaciens
Au Québec, plus du quart de la population n’a pas accès à un médecin de famille. Cela représente plus de deux millions de personnes. Ce manque d’accès à un professionnel de la santé décuple l’attente que nous devons endurer dans les cabinets de médecins...
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La santé au Québec
À la défense de la santé des Québécois
Deux occasions s’offrent à moi pour réaffirmer la vision et les valeurs du Parti québécois en matière de santé. La première, c’est le dernier budget libéral qui veut instaurer une taxe santé régressive ainsi qu’un ticket modérateur, qui n’est rien d’autre qu’une taxe sur la maladie...
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02 février 2009 / Commentaires: (1)
Le 10 janvier dernier, Michel David signait un billet dans lequel il me reprochait, grosso modo, de tenir un discours naïf à l’endroit de notre système de santé public. Il me citait : « si on explique aux Québécois qu’il y a moyen de régler les problèmes en travaillant sur le système de santé… en leur donnant accès à un médecin de famille, en améliorant l’efficacité des blocs opératoires… ».
Tirée hors de son contexte, cette déclaration peut sembler pécher par excès de vertu. Mais elle était motivée par cette certitude qui m’anime toujours aujourd’hui : plus de privé en santé n’est pas la solution. La santé privatisée diminue non seulement l’accès aux soins, mais elle coûte également plus chère et ce, quoi qu’en dise ses chantres.
J’en veux pour preuve un article du New York Times (Health care you can’t afford not to afford) daté du 16 janvier dernier. Il soulignait qu’une famille américaine sur trois éprouve de la difficulté à payer ses factures liées aux soins de santé. Conséquence désastreuse d’un système de santé largement privatisé.
Puis vendredi dernier, Le Devoir nous apprenait que les chirurgies privées des cataractes coûtent deux fois plus chères lorsqu’elles sont effectuées dans le privé. Ce qui fait mentir le gouvernement Charest qui nous a toujours assuré que recourir au privé ne coûterait pas plus cher aux contribuables québécois.
Si les chirurgies de la cataracte sous-traitées au privé nous coûtent aujourd’hui une beurrée, imaginez le prix que nous paierons si nous laissons les Libéraux privatiser notre système de santé par la porte d’en arrière. Vaut mieux les arrêter maintenant. C’est justement ce que nous entendons faire au Parti Québécois.
21 novembre 2008 / Écrire un commentaire
De Bernard Drainville, député de Marie-Victorin et porte-parole en matière de santé pour le Parti Québécois.
Le ministre Couillard se félicite de l’entente intervenue entre la clinique privée Rockland MD et l’Hôpital Sacré-Cœur. Il devrait plutôt s’en désoler. En vertu de cette entente d’une durée de 6 mois, le système public (l’hôpital) sous-traite 300 chirurgies d’un jour au privé (Rockland MD). À notre avis, cette entente risque d’affaiblir encore davantage notre réseau public de santé. D’autant qu’elle n’était pas nécessaire. Philippe Couillard sait pertinemment que sur les 12 salles d’opération de Sacré-Cœur, 2 ne sont pas utilisées. Une salle d’opération, c’est 1000 chirurgies par année. En d’autres mots, il aurait suffi que Philippe Couillard active l’une des deux salles « dormantes » de Sacré-Cœur pour traiter les 300 patients qu’il va maintenant transférer à Rockland MD. Pourquoi ne pas avoir financé l’ouverture de l’une des deux salles dormantes plutôt que d’acheter du temps opératoire à la clinique privée Rockland MD ?
Les Québécois investissent annuellement plus de 23 MM de leurs taxes et impôts pour leur réseau de santé et de services sociaux. Avant de sous-traiter des soins vers le privé, il vaudrait mieux rentabiliser au maximum cet investissement public. C’était exactement l’objectif recherché par les syndicats de Sacré-Cœur lorsqu’ils ont proposé à la direction de l’institution, il y a quelques semaines de cela, la création d’un comité de travail. La direction de l’établissement a accepté la proposition syndicale et les deux parties devaient se rencontrer à partir de janvier autour d’un objectif commun : augmenter l’efficacité du bloc opératoire afin d’accroître le nombre de chirurgies pouvant y être pratiquées. Pourquoi le ministre Couillard n’a-t-il pas permis à cette discussion de donner ses fruits en précipitant l’entente avec Rockland MD ? C’est d’autant plus dommage que cet été, employés et administrateurs de Sacré-Cœur ont démontré qu’ils étaient capables de s’entendre. Des employés de l’hôpital, notamment des infirmières ont accepté de rentrer plus tôt au travail afin d’accueillir dès 6h00 le matin, les patients devant subir une chirurgie le jour même. La préparation des patients peut donc commencer plus tôt. Résultat : tous les patients sont à la porte des salles d’opération dès 8H00 au lieu de 8h30. En commençant les chirurgies plus tôt en journée, l’hôpital peut opérer 2 personnes de plus par jour. C’est 450 chirurgies de plus par année. C’est précisément ce type de réorganisation du travail qui peut pallier la pénurie de personnel, d’infirmières en particulier, que Philippe Couillard invoquera pour justifier l’entente avec Rockland MD.
Il aurait mieux valu faire confiance aux artisans de notre réseau public de santé. Les manchettes sur les problèmes du réseau ne doivent pas nous faire perdre de vue l’extraordinaire dévouement des employés qui y travaillent. J’en rencontre beaucoup, comme porte-parole à la santé, et je dois vous dire qu’ils ont l’impression d’avoir été lâchés. Ils ont le sentiment de tenir le système de santé à bout de bras sans beaucoup d’appui de la part de leurs dirigeants. Visiblement, il y a longtemps que quelqu’un n’a pas dit aux artisans du réseau à quel point leur travail est apprécié. Il serait temps de le faire car, sans eux, nous ne réussirons pas à conserver notre système de santé public.
Les grands changements dans les organisations, publiques ou privées, ne peuvent se faire sans le concours des employés. Tous les acteurs du réseau – administrateurs, directions d’établissements, syndicats – doivent faire preuve de bonne volonté pour trouver des solutions nouvelles qui rendront notre réseau de santé plus efficace, plus performant. Nous, au Parti Québécois, croyons en la capacité du secteur public de faire les choses autrement. Nous aurons ainsi fait la preuve que défendre le système public ne signifie pas défendre le statu quo. C’est le patient qui en sortira gagnant car, en définitive, c’est le sort des personnes malades et vulnérables qui doit prévaloir sur toute autre considération.