Bilan de session : taxe santé, ticket modérateur, et l’attente n’a jamais été aussi longue…
22 juin 2010 / Écrire un commentaire
Les députés Monique Richard (Marguerite-D’Youville), Bernard Drainville (Marie-Victorin) et Marie Malavoy (Taillon) dressent un bilan assez peu reluisant de la dernière session parlementaire.
Solidarité sociale
Monique Richard a été très, très déçue par le deuxième plan de lutte à la pauvreté, déposé récemment. Elle le qualifie d’« écran de fumée ». « Le gouvernement joue dans le dos des citoyens en travaillant sur des scénarios pour couper les vivres des familles monoparentales et des personnes de 55 à 60 ans », a-t-elle vivement dénoncé.
« Clairement, le plan de lutte à la pauvreté sera un défi d’efficacité pour les CRÉ de notre région. Il faudra assurer la rentabilité de ces investissements et nos groupes communautaires sont des acteurs de première ligne qui font le lien entre la population et les instances telles que la CRÉ. Donnons-leur les moyens pour assurer le suivi de nos citoyens en difficulté », a ajouté la députée de Marguerite-D’Youville. Le comble, c’est qu’on laisse croire aux citoyens que le crédit de la solidarité sociale règlera tout, alors qu’il ne compense même pas pour les hausses de tarifs autorisées par le gouvernement libéral depuis son élection de 2003. « Assez, c’est assez ! »
Emploi
Par ailleurs, la pénurie de main d’œuvre que vivent nos entreprises lance un défi important au ministre Sam Hamad ; il doit s’engager sur le financement et la souplesse des mesures d’employabilité pour répondre à l’innovation et au développement des nouveaux besoins des milieux de travail. « Le Pacte de l’emploi Plus se termine en 2011. Qu’est-ce que le ministre aura à offrir aux entreprises ainsi qu’aux personnes désireuses d’intégrer le marché du travail ? », se demande Monique Richard.
Santé et intégrité
« Les citoyens se verront imposer la taxe santé de 200 $ et le ticket modérateur, deux mesures décriées par tout le monde, mais que le gouvernement s’entête à nous enfoncer dans la gorge », dénonce Bernard Drainville. « C’est un impôt déguisé, une taxe à la maladie, rien de moins. Plutôt que d’aller piger de la sorte dans les poches des contribuables, le gouvernement devrait s’organiser pour récupérer l’argent perdu en raison de la corruption et de la collusion, notamment dans le monde de la construction. »
Bernard Drainville ajoute que les gens de Vachon sont les premiers à pouvoir signaler au gouvernement qu’ils sont pour l’enquête publique et contre les mesures régressives en santé, en se déplaçant le 5 juillet prochain et en votant pour la candidate du Parti Québécois, Martine Ouellet. « Nous voulons que la voix de Martine s’ajoute aux nôtres pour réclamer une enquête publique. »
Outre les questions d’argent, comment se porte le réseau ? L’attente ne fait qu’augmenter dans les urgences (17,5 heures en moyenne au Québec), plus de 20 % des Québécois n’ont pas de médecin de famille, l’accès aux soins est toujours aussi difficile (et le budget Bachand, dont l’application a été imposée par bâillon, prévoit des coupures dans les soins à domicile et la formation en soins !). De plus, la Montérégie reste sous-financée par rapport aux autres régions du Québec, sans que le ministre Bolduc ait l’intention de régler le problème. Il manque plus de 100 millions pour qu’on puisse dire que la Montérégie obtient sa juste part des budgets de santé et de services sociaux.
Bernard Drainville a cependant confiance que le ministre Bolduc ira rapidement de l’avant avec sa suggestion de donner un plus grand rôle aux pharmaciens, avec laquelle M. Bolduc se disait d’accord. Le député compte aussi insister pour que le gouvernement soutienne davantage la formation et l’emploi des « superinfirmières », dont le réseau a cruellement besoin, et qu’il mette tout en œuvre pour que l’informatisation des dossiers de santé devienne enfin réalité.
Pour Marie Malavoy, ce gouvernement ne sait nullement où il va, il est vraiment déconnecté des vrais besoins de la population en matière d’éducation. Lors de la dernière session parlementaire, le projet de loi numéro 103 (écoles passerelles) et la modification unilatérale au calendrier scolaire en sont des exemples éloquents, si l’on se fie aux vives réactions qu’ils ont suscitées à l’Assemblée nationale. Ce gouvernement préfère plier l’échine devant la pression des lobbys plutôt que de s’attaquer avec énergie aux problématiques du décrochage scolaire et de l’analphabétisme, par exemple.
Innovation technologique à l’Assemblée nationale
En cette ère d’informatique, « je suis heureuse d’avoir déposé en juin un dossier au Bureau de l’Assemblée nationale (BAN) afin qu’il étudie et réalise un projet-pilote introduisant des logiciels libres à l’Assemblée nationale. Il s’agit d’un pas important pour accroître, à moindre coût, notre autonomie informatique », précise la députée de Taillon. Il appartient maintenant au BAN d’assurer la suite des choses.
Environnement
Cette session-ci, Marie Malavoy a continué de questionner la ministre de l’Environnement Line Beauchamp au sujet de l’île Charron. « De toute évidence, le gouvernement se traîne les pieds dans ce dossier. Il refuse toujours d’exproprier le promoteur et ne négocie pas avec celui-ci. Pendant tout ce temps, le terrain continue à prendre de la valeur et ce sont les contribuables du Québec qui en font les frais », de dire Marie Malavoy.
En terminant, les députés ont invité la population à envoyer un message clair lors de la partielle dans Vachon le 5 juillet prochain, en votant pour la candidate du Parti Québécois, Martine Ouellet. « C’est la meilleure façon de montrer que ce gouvernement, vous l’avez à l’œil », ont-ils conclu.
Sources :
Diane Delorme, bureau de Bernard Drainville : 450 651-9365
Charles Fillion, bureau de Marie Malavoy : 450 463-3772
Josée Jutras, bureau de Monique Richard : 450 641-2748


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